Grégoire Ier dit Grégoire le Grand ou saint Grégoire
Grégoire Ier dit Grégoire le Grand ou saint Grégoire (Rome, ca. 540 – Rome, 12 mars 604), pape. Fils de Gordien, administrateur d’un des sept arrondissements de Rome, il bénéficia d’une éducation soignée et excella dans l’étude de la grammaire, de la dialectique et de la rhétorique. Il fut nommé préfet de Rome en 572. Vers 574-575, il décida de se consacrer à Dieu et adopta un style de vie monastique, en fondant six monastères en Sicile inspirés de la règle de saint Benoît. Ordonné diacre par le pape Pélage II, il fut envoyé à Constantinople, où il rédigea l’Expositio in Job (585). De retour à Rome, il devint le secrétaire et conseiller du pape Pélage II. Lorsque ce dernier mourut de la peste, Grégoire fut élu pape par acclamation unanime du clergé et du peuple. Il fut consacré le 3 septembre 590. Durant son pontificat, il dirigea l’épiscopat des Églises italiennes, organisa la résistance aux Lombards et ouvrit le dialogue, ce qui entraîna chez eux un mouvement progressif de conversion au christianisme nicéen ; il mit également en place une importante réforme administrative pour soutenir les populations rurales contre toute forme d’injustice publique ou privée. A Rome, il fonda de nouveaux monastères qu’il plaça sous l’autorité du Saint-Siège. Il encouragea les souverains de la Gaule franque à combattre l’hérésie simoniaque avec l’aide des évêques du royaume. En 596, il envoya en mission Augustin de Cantorberry accompagné de quarante moines, afin de restaurer le christianisme dans une Angleterre affaiblie par l’invasion des Saxons païens. Grâce aux consignes prudentes et réfléchies qu’ils reçurent de Grégoire le Grand, au bout de 60 ans les Anglo-Saxons étaient devenus chrétiens et purent fournir à l’Eglise des missionnaires qui entreprirent l’évangélisation de la Germanie païenne au-delà du Rhin. Grégoire le Grand mourut le 12 mars 604 à Rome. Il est considéré comme saint aussi bien par l’Église catholique que par l’Église orthodoxe, et est l’un des quatre Pères de l’Église d’Occident avec Ambroise de Milan, Augustin d’Hippone et Jerôme de Stridon.