Brignoli, Pasquale
Pasquale Brignoli (Naples, 1er janvier 1824 [1820] – New York, 30 octobre 1884), ténor. Il fit de sérieuses études musicales, devint un pianiste compétent et composa un opéra à l’âge de quinze ans. Ce n’est qu’en 1845 qu’il étudia le chant à Naples. Il fit ses débuts dans des concerts en Italie en 1850. Il fit ses débuts au Théâtre-Italien de Paris dans Linda di Chamoni en novembre 1849. Il y chanta Don Pasquale (Donizetti) en 1850 et en 1851 se produisit au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles dans La Sonnambula (Bellini). Il fit une tournée en Allemagne (Wiesbaden puis Berlin) en 1852 dans la troupe italienne dirigée par M. Bocca se produisant dans Lucrezia Borgi (Donizetti), Lucia de Lammermoor (Donizetti), Don Pasquale (Donizetti) et Undine (Lortzing) en italien. La troupe retourna en Janvier 1853 à Bruxelles où il chanta le rôle de Iago dans Otello (Rossini) et L’elisir d’amore (Donizetti) puis la troupe se rendit à Anvers. En 1854, il fit ses débuts à l’Opera de Paris dans le rôle d’Aménophis de Moïse (Rossini). En 1855, il fut engagé par l’impresario Maurice Strakosch pour se produire à New York à l’Academy of Music mais l’entreprise fit faillite avant qu’il ne pût se produire. L’impresario Max Maretzek prit la suite et Brignoli fit ses débuts le 12 mars 1855 dans Lucia di Lammermoor (Donizetti) et y créa les premières représentations aux Etats-Unis de La Traviata (Verdi, 1856), I vespri siciliani (Verdi, 1859), Un ballo in maschera (Verdi, 1861) et La Spia (Arditi, 1856). Il chanta à Boston dans Lucrezia Borgia (Donizetti, 1855). Il se produisit aux Etats-Unis en tournées avec Adelina Patti en 1859 et plus tard avec Anna de la Grange, Christine Nilsson, Euphrosyne Parepa-Rosa et Thérèse Tietjens entre autres. Il retourna trois fois en Europe : en 1864 à Madrid et Paris puis en 1865/1866 à Londres ; en 1873/74 à Paris, Dublin, Liverpool et Londres et 1879 à Londres. A Covent Garden il chanta dans Lucrezia Borgia (Donizetti), Don Giovanni (Mozart), La Sonnambula (Bellini), Martha (Flotow) et Norma (Bellini). Dans les années 1870, sa voix commença à se détériorer. Il fit encore partie en 1881 de la tournée d’Amérique du Nord de la troupe d’opéra d’Emma Abbot mais ne pouvait plus commander les hauts salaires d’autrefois et mourut dans la pauvreté en 1884.