Petit, Jules-Emile
Jules-Émile Petit (Méru/Oise, 9 mai 1837 – Paris, 28 mai 1886), basse. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de chant et un 1er prix d’opéra-comique en 1860. De 1861 à 1865, il fut engagé au Théâtre-Lyrique de Paris, où il se fit applaudir dans Le Buisson vert (Gastinel), Joseph (Méhul), Sous les charmilles (Dautresme), Peines d’amour perdues (adaptation par Michel Carré et Jules Barbier de la pièce de Shakespeare Love’s labour’s lost sur la musique de l’opéra Cosi fan tutte de Mozart), Les Troyens à Carthage (Berlioz), Faust (Gounod), Mireille (Gounod), Norma (Bellini), L’Aventurier (Poniatowski), La Flûte enchantée (Mozart), Macbeth (Verdi) et Lisbeth ou la Cinquantaine (adaptation par Jules Barbier de Die Heimkehr aus der Fremde de Mendelssohn). Il connut ensuite une carrière italienne, d’abord à l’Opéra Royal Italien de Londres en 1867, 1868 et 1870, chantant les rôles du roi Philippe dans Don Carlo (Verdi), de Méphistophélès dans Faust (Gounod) et de Marcel dans Les Huguenots (Meyerbeer). On l’entendit également à Lisbonne en 1867 dans Saffo (Pacini) et I Vespri siciliani (Verdi), au Théâtre municipal de Reggio Emilio en 1869 dans Faust (Gounod) et au Théâtre Apollo de Rome en 1870 dans La forza del destino (Verdi). Après avoir participé à la création de Marie-Madeleine (Massenet) en 1873 au Théâtre de l’Odéon de Paris, il chanta au Théâtre de la Scala de Milan durant la saison 1873-1874 les rôles de Méphistophélès dans Faust (Gounod) et d’Albano dans la création de I Lituani (Ponchielli). Il se produisit ensuite au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles durant la saison 1874-1875. On l’entendit encore dans La forza del destino (Verdi) au Théâtre municipal de Ferrare en 1877 et au Théâtre Calderon de Valladolid en 1879. Sa voix s’étant altérée à la suite d’une maladie, il quitta la scène pour se consacrer à la sculpture.