Poussin, Nicolas
Nicolas Poussin (Villiers commune des Andelys/Eure, juin 1594 – Rome, 19 novembre 1665), peintre. De ses débuts on ne sait rien de précis. En 1612, il se rendit à Paris où un gentilhomme du Poitou le prit sous sa protection et lui permit d’étudier la peinture avec Georges Lallemand et Ferdinand Elle. Il partit ensuite pour l’Italie, à Florence, en 1617-1618. Il revint à Paris en septembre 1618 puis séjourna à Lyon, où il peignit plusieurs tableaux dont La Mort de Chioné, la première œuvre qu’on lui connaisse. De retour à Paris en 1622, il se lia d’amitié avec le peintre Philippe de Champaigne, reçut des commandes de dessins du poète italien Cavalier Marin, d’un retable, La Mort de la Vierge, pour la cathédrale Notre-Dame de l’archevêque Jean-Francois de Gondi et fut chargé de la décoration du palais du Luxembourg pour Marie de Medicis. En 1623 ou au début de 1624, il retourna en Italie, à Rome, où le Cavalier Marin l’introduisit auprès du neveu du pape, Francesco Barberini, et de ses proches. Il peignit pour Barberini La Destruction du temple de Jerusalem (1626) et La Mort de Germanicus (1628) et pour la basilique Saint-Pierre de Rome Le Martyre de Saint Erasme (1628-1629). En 1630, il épousa Anne-Marie Dughet et fit de ses deux jeunes frères, Gaspard et Jean Dughet, ses élèves. Dans les années 1630, il bénéficia d’une grande renommée qui de Rome se propagea en France, d’où le cardinal Richelieu lui commanda Quatre Bacchanales pour son château du Poitou. En novembre 1640, le roi Louis XIII l’invita à revenir en France, le nomma premier peintre ordinaire du roi (mars 1641) et lui passa de nombreuses commandes dont L’Institution de l’Eucharistie (1641).
Il retourna en Italie en novembre 1642. Il reçut commande d’une série des Sept Sacrements (1643-1647) et fréquenta Charles Le Brun lors de son séjour à Rome (1642-1645). Sa santé déclinante l’obligea à diminuer sa production à partir du milieu des années 1640. Il peignit tout de même des séries de paysages dont Un temps calme et serein (1650-1651), L’Orage (1651) et Paysage orageux avec Pyrame et Thisbé (1651) ainsi que des œuvres religieuses dont La Sainte Famille avec six anges (1648), La Sainte Famille sur les marches (1648) et une Nativité (1653). Parmi ses dernières compositions on trouve Les Saisons (1660-1664).