Syntagma musicum

Syntagma musicum, traité de musicologie de Michael Praetorius rédigé en partie en latin et en partie en allemand et publié en trois volumes :

Volume 1 – Musicae Artis Analecta (Wittemberg 1614/1615), est écrit en latin et est en deux parties, la première traite de la musique sacrée et la deuxième de la musique profane ;

Volume 2 – De Organographia (Wolfenbüttel 1619/1620), est écrit en allemand et décrit tous les instruments anciens et modernes. Ce volume contient des illustrations d’instruments, qui sont des sources précieuses pour la fabrication d’instruments historiques. Les gravures sont rassemblées dans la partie finale, intitulée Theatrum instrumentorum seu sciagraphia.

Volume 3 – Termini musici (Wolfenbüttel 1619), est aussi écrit en allemand et est une mine d’informations sur les pratiques d’exécution en vigueur à l’époque de Praetorius. L’ouvrage s’ouvre sur un catalogue des termes désignant les divers genres musicaux (toccata, concerto, madrigal, etc.), avant d’aborder les éléments de notation, de mensuration, de transposition et de mode. Praetorius y consigne également des informations détaillées sur le nouveau style italianisant, incluant notamment des instructions sur la basse chiffrée à l’intention des organistes, ainsi que les modalités de son exécution en compagnie d’instrumentistes et de chanteurs. Bon nombre de ses idées ont servi de fondement à l’interprétation actuelle, dite « historiquement informée », de la musique de ses contemporains — Monteverdi inclus.