Girodet de Roucy [Girodet-Trioson], Anne-Louis

Anne-Louis Girodet de Roucy [Girodet-Trioson] (Montargis/Loiret, 29 janvier 1767 – Paris, 9 décembre 1824), peintre, et illustrateur. Après des études à Montargis, où il se montra doué aussi bien pour le violon que pour la peinture, il se rendit à Paris et devint élève de Jacques-Louis David. Il fut protégé et aidé par un ami de la famille, le docteur Benoit-François Trioson, qui en fit son héritier en 1809. A partir de cette date, le peintre accolera Trioson à son nom de famille. Entre 1786 et 1789, il concourut quatre fois pour le prix de Rome. Il obtint le 2nd prix en 1788 avec La Mort de Tatius (Musée des Beaux-Arts, Angers) et le 1er prix en 1789 avec Joseph, reconnu par ses frères (Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris). Il partit ensuite pour Rome et resta jusqu’en 1795 en Italie, où il composa Le Sommeil d’Endymion (Musée du Louvre, Paris) et Hippocrate refusant les présents (Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris). De retour à Paris, il peignit plusieurs célèbres tableaux dont Portrait de Jean-Baptiste Bellay en 1797 (Musée de l’Histoire de France, Versailles), Mademoiselle Lange en Danaé en 1799 (Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis), Napoléon Bonaparte Premier consul en 1802 (Palais de l’Elysée, Paris), Atala au tombeau en 1808 (Musée du Louvre, Paris) et Portrait de Chateaubriand en 1808 (Musée d’Histoire de la Ville et du Pays Malouin, Saint-Malo). Il remporta le prix de la Décennie en 1810 avec Scène du déluge (Musée du Louvre, Paris). En 1813, il peignit les décors du Salon bleu, de la chambre de l’Impératrice et du plafond de la bibliothèque de l’Empereur au Château de Compiègne. A la Restauration, Louis XVIII lui commanda Jacques Cathelineau (1759-1793) généralissime vendéen en 1816 (Musée d’Art et d’Histoire, Cholet). Il fut finalement nommé professeur à l’Ecole des beaux-arts de Paris le 4 septembre 1816. Girodet a également signé des illustrations de livres, notamment sur des textes de Racine et de Vigile.