Bardi de Fourtou, Marie-François-Oscar
Marie-Francois-Oscar Bardi de Foutou (Ribérac/Dordogne, 3 janvier 1836 – Paris, 6 décembre 1897), homme politique. Il étudia au collège de Ribera puis à celui de Périgueux avant d’entreprendre des études de droit, d’abord à la Sorbonne, puis à Poitiers, où il soutint sa thèse en 1857. Inscrit au barreau de Ribérac, il en devient bâtonnier en 1860. Il fut substitut du procureur impérial à Ruffec/Charente en 1864 puis de 1865 à 1870 maire de Ribérac. Elu député de la Dordogne en février 1871, il fut remarqué par le président Adolphe Thiers qui le nomma ministre des Travaux Publics en 1872, puis ministre des cultes le 19 mai 1873. Il suivit Thiers dans sa chute quelques jours plus tard, le 24 mai 1873. Il devint proche du nouveau président, le maréchal Patrice de Mac-Mahon, qui le nomma ministre de l’Instruction Publique, des Cultes et des Beaux-Arts en novembre 1873. Il démissionna le 19 juillet 1874 et intégra le conseil d’administration de la Compagnie ferroviaire d’Orléans en mars 1875. Réélu député de la Dordogne en février 1876, il fut rappelé au gouvernement le 18 mai 1877 comme ministre de l’Intérieur, avec pour mission d’empêcher les républicains de dominer l’Assemblée nationale. Il employa tous les procédés légaux, procédant à une profonde épuration préfectorale (remplaçant 62 préfets, presque tous les sous-préfets et révoquant 1385 fonctionnaires) pour maintenir une majorité conservatrice. Il fut réélu député de la Dordogne aux élections d’octobre 1877 puis une nouvelle fois, d’une manière triomphale, en janvier 1879. Un an plus tard, il devint sénateur. Il contribua à régler les problèmes agricoles tout en protestant contre les lois scolaires de Jules Ferry et en menant une opposition parlementaire vigoureuse contre le régime républicain. En 1885, il ne fut pas réélu au Sénat, s’éloigna de la vie politique pour se concentrer sur ses activités administratives à la Compagnie d’Orléans. Réélu député en novembre 1889, il s’imposa comme chef des conservateurs mais, sa santé se détériorant, il démissionna en octobre 1893 tout en continuant son activité au sein de la Compagnie d’Orléans dont il devint le vice-président en 1894. Après plusieurs crises cardiaques successives, il mourut le 6 décembre 1897.