Marguerite de Valois
Marguerite de Valois (Saint-Germain-en-Laye, 14 mai 1553 – Paris, 27 mars 1615), personnalité politique. Elle était la fille du roi de France Henri II de Valois et de Catherine de Médicis. Par son mariage en 1872 avec le roi Henri de Navarre, elle devint reine de Navarre. Ce mariage devait célébrer la réconciliation des catholiques et des protestants mais fut suivi six jours plus tard par le massacre de la Saint-Barthélemy et la reprise des guerres de religion. Marguerite de Valois essaya de jouer un rôle pacificateur entre son mari, protestant, et les rois de France, ses frères, Charles IX puis Henri III. Elle fut malmenée par son frère Henri III et rejetée par son mari volage et ambitieux ; en 1585, elle choisit la voie de l’opposition en rejoignant le parti catholique intransigeant de la Ligue. En 1886, Henri III l’exila en Auvergne au château d’Usson. Excellente femme de lettres, généreuse mécène et esprit éclairé, elle transforma sa cour à Usson en un « nouveau parnasse », recevant de nombreux écrivains dont Brantôme et Honoré d’Urfé. Suite aux décès de Catherine de Médicis en janvier 1589 et du roi Henri III, assassiné le 1er août 1589, son époux Henri III de Navarre abjura le protestantisme en juillet 1593 et fut sacré roi de France sous le nom d’Henri IV en février 1594. Marguerite devint ainsi reine de France. Henri IV se rapprocha alors de son épouse car, voulant se remarier et avoir une descendance légitime, il avait besoin du concours de sa femme pour appuyer la non validité du mariage auprès du pape. Après de longues négociations, Marguerite obtint de larges compensations financières et le droit de conserver l’usage de son titre royal. La stérilité de son ménage, sa consanguinité et les vices de forme du mariage permirent au pape Clement VIII de prononcer la bulle d’annulation en octobre 1599. Après vingt ans d’exil, Marguerite revint à Paris, où elle se fit bâtir un somptueux hôtel sur la rive gauche de la Seine ; entourée de poètes et de philosophes, elle donna de grandes réceptions ainsi que des ballets. Son hôtel devint un haut lieu de la vie intellectuelle, politique et aristocratique parisienne, perpétuant le souvenir de la cour brillante des Valois. Unique héritière de la race des Valois, elle assura la transition entre sa dynastie et celle des Bourbons en entretenant d’excellentes relations avec la reine puis régente Marie de Médicis et avec le futur roi, Louis XIII, dont elle fit son héritier.