Indy, Paul-Marie-Théodore-Vincent d’
Paul-Marie-Théodore-Vincent d’Indy (Paris, 27 mars 1851 – Paris, 2 décembre 1931), compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er accessit d’orgue en 1875 il avait commencé à suivre également, à partir d’octobre 1872, des cours particuliers avec César Franck. Il devint membre de la Société nationale de musique, dont il fut nommé secrétaire en 1876 puis président de 1890 à 1917. En 1894, il fonda avec Louis-Lazare Perruchot, Charles Bordes et Alexandre Guilmant la Schola Cantorum dont il fit une école supérieure de musique qui concurrença le Conservatoire. Son action pédagogique est développée dans les trois volumes de son Cours de composition (1903, 1909 et 1933). Parmi ses élèves on peut citer, entre autres : Erik Satie, Isaac Albéniz, Edgard Varese, Albert Roussel, Déodat de Séverac et Albert Dupuis. Il travailla à la restauration de la musique ancienne et baroque en éditant les œuvres de Palestrina, Monteverdi, Corelli, Destouches et tout particulièrement les opéras de Rameau (Hippolyte et Aricie, Dardanus et Naïs). Il composa un œuvre abondante, dans laquelle on compte six opéras dont Fervaal (1895), L’Etranger (1903) et La Légende de Saint Christophe (1920), des œuvres symphoniques dont trois symphonies (1886, 1902 et 1916), les variations symphoniques Ishtar (1896), Souvenirs pour orchestre (1906), Poème des rivages (1919) et Diptyque méditerranéen (1925) ; on lui doit également de la musique de chambre, notamment trois quatuors à cordes (op. 35, 45 et 96), un quatuor pour piano et cordes op. 7, un quintette pour piano et cordes op. 81, un sextuor à cordes op. 92, une sonate pour piano et violon op. 59 et une sonate pour violoncelle et piano op.84, ainsi que des œuvres pour piano dont le Poème des montagnes op. 15, les Tableaux de voyage op. 33, la sonate pour piano op. 63 et la Fantaisie sur un vieil air de ronde française op.99.