Stanley, John

Sir John Stantley (Liverpool, 28 février 1834 – Londres, 22 septembre 1922), baryton. Il étudia la musique avec son père qui voulait qu’il soit un ténor. Mais à l’âge de dix-sept ans, il s’émancipa et devint basse-baryton dans un chœur de Liverpool. Il chanta dans le Messie de Haendel et le ténor John Sims Reeves, qui en était un des solistes, l’entendit et l’encouragea à aller se perfectionner à Milan auprès de Giovanni Battista Lamperti. John Stantley partit pour l’Italie en 1855 mais préféra étudier avec Gaetano Nava, qui devint son ami pour la vie. Il débuta à Pavie le 1er janvier 1857 dans La Traviata (Verdi) et Ernani (Verdi). De retour en Angleterre, il se produisit dans des oratorios : La Création (Haydn), St. Paul (Mendelssohn) et Elijah (Mendelssohn), dont le rôle-titre fut son cheval de bataille pendant cinquante ans. De 1858 à 1872, il participa aux festivals d’oratorios à Edinbourg, Worcester, Norwich, Gloucester, Hereford et Birmingham et créa les oratorios Naaman (Costa, 1864), The Prodigal Son (Sullivan, 1869), Hezekiah (Pierson, 1869) ainsi que les cantates sacrées St Cecilia (Benedict, 1866) et The Woman of Samaria (Sterndale Bennett, 1867) ; il chanta également à la première anglaise de La Petite Messe solennelle (Rossini, 1869). Il connut de grands succès durant sa tournée de concerts dans les provinces anglaises en 1870 ainsi qu’aux Etats-Unis et au Canada en 1871-72. Il fit ses débuts au Théâtre de Covent Garden en 1857 dans le rôle de Hoel du Pardon de Ploërmel (Meyerbeer) ; la même saison, il chanta en anglais dans Il trovatore (Verdi), The Rose of Castille (Balfe), Satanella (Balfe) et La Sonnambula (Bellini). Il créa ensuite Robin Hood (Macfarren, 1861), Ruy Blas (Glover, 1861), The Puritan’s Daughter (Balfe, 1861), The Lily of Killarney (Benedict, 1861) avant de rejoindre en 1862-63 la compagnie d’opéras italiens de Mapleson, pour chanter dans Il trovatore (Verdi), Le Nozze di Figaro (Mozart) et Les Huguenots (Meyerbeer) et créer Niccolo de’ Lapi (Schira, 1863). Il chanta également le rôle de Valentin dans la première de Faust (Gounod) en Angleterre dans une version en anglais en 1863. Gounod l’entendit et composa pour lui l’air de Valentin, Even the bravest heart, plus connu dans sa version française Avant de quitter ces lieux. En 1865, il aborda des nouveaux rôles : Papageno dans La Flûte enchantée (Mozart), Créonte dans Médée (Cherubini) et Pizarro dans Fidelio (Beethoven). En 1866, il chanta au Théâtre de la Scala de Milan Il trovatore (Verdi) et Il Templario (Nicolaï) et fit une tournée d’opéras aux Etats-Unis en 1871-72, se produisant à Baltimore, Philadelphie, Newark et New York. De retour en Angleterre, il fit une dernière tournée d’opéras en 1876 à Dublin, Sheffield, Hanley et Birmingham. Il continua ensuite à se produire dans des concerts et oratorios jusqu’en 1911. Il publia des mémoires en 1893 et 1909 et on lui doit également deux livres de pédagogie vocale : The Singing Master (Le Maitre de chant) en 1900 et The Art of Singing and Vocal Declamation (L’Art du chant et de la déclamation vocale) en 1908.