Du Camp, Maxime

Maxime Du Camp (Paris, 8 février 1822 – Baden-Baden, Allemagne, 8 février 1894), écrivain et photographe. Issu d’une famille aisée (son père, Théodore Du Camp, était un célèbre médecin urologue), il put, après ses études, faire des voyages. De 1844 à 1845, il visita Smyrne, Ephèse, Constantinople et l’Algérie et rédigea ses Souvenirs et paysages d’Orient (1848). Lors de la Révolution de 1848, il se battit contre l’insurrection, aux journées de juin, dans les rangs de la garde nationale, fut blessé et décoré de la main du Général Eugène Cavaignac alors président du Conseil des ministres et chargé du pouvoir exécutif durant l’année 1848. Il sollicita ensuite auprès du ministère de l’Instruction publique une mission archéologique en orient et, en prévision de ce voyage, s’initia à la photographie avec Gustave Le Gray. De novembre 1849 à avril 1851, en compagnie de Gustave Flaubert, il visita et prit des photos de l’Égypte, la Nubie, la Palestine, la Syrie, l’Asie mineure et la Grèce. Il publia son rapport accompagné de ses photos dans Égypte, Nubie, Palestine et Syrie (1852). En 1851, il fut l’un des cinq fondateurs de La Revue de Paris et contribua fréquemment à la Revue des Deux Mondes. Il servit comme volontaire sous les ordres de Giuseppe Garibaldi dans son expédition des Mille, projet hasardeux de conquête d’un royaume, couronné de succès et qui aboutit à un plébiscite, qui fit entrer Naples et la Sicile dans le royaume de Sardaigne. Du Camp publia cette aventure dans Expédition des Deux-Siciles (1861). Il fut également auteur de romans, dont Mémoire d’un suicidé (1853) et L’Homme au bracelet d’or (1862), de critiques d’art sur les salons de 1852, 1855, 1857, etc., d’une histoire de la Commune : Les Convulsions de Paris (1878-80), de poésies dont Les Chants modernes (1855) et Les Convictions (1858), d’une étude sur la vie quotidienne à Paris : Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle (1869-75), de Souvenirs littéraires (1882-83), d’une étude littéraire : Théophile Gautier (1890) et de souvenirs achevés en 1888 mais publiés posthumément, à sa demande, en 1949.