Le Journal des Débats, 11 mai 1869 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU  11 MAI 1869.

REVUE MUSICALE.

Les Concerts.

(Deuxième article. — Voir le Journal des Débats du 30 Avril.)

On pourrait raconter, à propos de bien des concerts, certains incidens qui deviennent des accidens, certains épisodes beaucoup plus récréatifs que les concerts eux-mêmes. Par exemple, la petite comédie qui se joue entre le directeur d’un théâtre lyrique et l’artiste placée sous l’autorité de ce directeur. Si l’artiste promet son concours, « sauf l’agrément du directeur » ; si le directeur accorde sa prima dona, « sauf acceptation de celle-ci », le bénéficiaire peut être bien assuré qu’il y aura une lacune sur son programme, une lacune souvent bien difficile à combler au dernier moment. Et tandis que vous espérez entendre chanter l’air de la Haine, d’ArmideArmideArmide, tragédie lyrique en cinq actes sur un livret de Philippe Quinault mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créée à l’Opéra de Paris le 23 septembre 1777.Lire la suite…, ou celui du FreyschützFreischütz, DerDer Freischütz, opéra romantique en trois actes sur un livret de Johann Friedrich Kind, mis en musique par Carl Maria von Weber, créé au Nouveau Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821.Lire la suite…, ou celui de Fernand CortezFernand CortezFernand Cortez ou La Conquête du Mexique, opéra en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy et Joseph-Alphonse d’Esménard mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 28 novembre 1809.Lire la suite…, on voit s’avancer sur l’estrade un monsieur au visage épanoui, moitié ténor, moitié pitre, qui imite le bourdonnement des insectes, le vol du papillon, le cri du canard et les miaulemens des chats par une belle nuit de printemps. Au lieu de l’air classique vous avez eu la chansonnette à la mode, et en fin de compte vous avez beaucoup plus ri et beaucoup plus applaudi. Une autre fois, par suite d’une interversion ou d’une substitution dont on ne l’a pas prévenu, le public s’extasie sur la grâce, l’originalité, le fin tissu harmonique, la verve incomparable d’une gavotteFavorite, LaLa Favorite, opéra en quatre actes sur un livret de Alphonse Royer et Gustave Vaëz mis en musique par Gaetano Donizetti et créé à l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840.Lire la suite… de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, et c’est une étude de ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite… qu’il a entendue. Le contraire arrive aussi, et alors on est un peu froid pour le grand Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…. Hélas ! les plus malins eux-mêmes peuvent s’y tromper : on ne sait pas tout Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite… par cœur, et on ne connaît pas assez l’oeuvre de ce savant organiste moderne et jeune encore qui s’appelle ChauvetChauvet, Charles-AlexisCharles-Alexis Chauvet (Marines/Val d’Oise, 7 juin 1837 – Argentan/Orne, 29 janvier 1871), organiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’orgue en 1860 ; il fut nommé à l’orgue de chœur de l’église Saint-Thomas d’Aquin puis en 1861 au graLire la suite….

Méfiez-vous des concerts annoncés « avec le concours d’artistes éminens » ou seulement « d’artistes distingués. » Les artistes vraiment distingués, vraiment éminens ne se prodiguent pas ; les salons du grand monde, qui les paient fort cher, leur font peu de loisirs ; ils doivent aussi, chaque année acquitter une dette de charité en chantant pour les pauvres, pour les petites Sœurs des pauvres, pour les petits Chinois, pour les petits orphelins, pour cette foule d’établissemens de bienfaisafnce patronnés par de nobles dames et par des maires dont le zèle est toujours récompensé. Si bien qu’à la fin de la saison, ces artistes éminens, exténués et à bout de forces, sont obligés de prendre un congé et d’aller chanter à Madrid ou à Saint-Pétersbourg, à Bordeaux ou à Lille, ce qui est une façon tout à fait homéopathique de se réconforter. Il est donc fort rare, quand le public se laisse allécher par ces mots : « avec le concours d’artistes distingués », ou seulement « d’artistes éminens », qu’il n’éprouve pas une déception complète. L’affiche en dit trop ou n’en dit pas assez. Cela rappelle ces gens qui s’intitulent sur leurs cartes de visite : « Membres de plusieurs Sociétés savantes. »

Méfiez-vous également des concerts à grand orchestreFernand CortezFernand Cortez ou La Conquête du Mexique, opéra en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy et Joseph-Alphonse d’Esménard mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 28 novembre 1809.Lire la suite…, où l’on compte à peine une demi-douzaine de violons, et où les instrumens à vent sont remplacés par un harmonium.

Méfiez-vous surtout des concerts d’amateurs, de ces amateurs auxquels les succès de salon, les succès intimes ne suffisent plus aujourd’hui.

S’il est un genre de concerts dont les programmes tiennent tout ce qu’ils promettent, ce sont les concerts de musique de chambre. Le pire qui puisse arriver aux artistes qui les organisent et dont quelques uns ne jouissent pas d’une indépendance absolue, c’est de renvoyer leurs habitués à quinzaine. Ainsi a fait M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite…, et voici en quels termes il l’a fait. Je copie sa circulaire textuellement :

« M. Charles LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… a l’honneur de vous faire part que pour cause d’indisposition de M. le chef d’orchestre de l’Opéra……… à son égard, la deuxième séance populaire de musique de chambre, qui devait avoir lieu ce soir, est remise à quinzaine.

« On se réunira le mardi 2 mars, à huit heures et demie précises, dans les salons Pleyel, rue Rochechouart, 22. »

Quand même M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… appartiendrait encore à l’orchestre de l’Opéra, qu’il a quitté il y a cinq ou six ans, je ne comprendrais pas qu’il ait pu y avoir conflit entre lui et M. Georges HainlHainl, Francois dit GeorgesFrançois dit George(s) Hainl (Issoire/Puy-de-Dôme, 16 novembre 1807 – Paris, 2 juin 1873), violoncelliste, chef d’orchestre et compositeur. Il étudia au Conservatoire, où il obtint un 1er prix de violoncelle en 1830. Il se produisit alors dans les orchestres de Paris, de province, de BelgiquLire la suite…, car à l’Opéra, depuis le directeur jusqu’au bibliothécaire, non seulement chacun vit en paix avec son voisin, mais encore les actes de confraternité et de bonne camaraderie s’y accomplissent tout naturellement. Peut-être un jour aurai-je l’occasion d’en raconter quelques uns qui méritent d’être connus. La lettre de M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… est datée du 16 février. Ne répétait-on pas Faust ce soir-là ? M. Georges HainlHainl, Francois dit GeorgesFrançois dit George(s) Hainl (Issoire/Puy-de-Dôme, 16 novembre 1807 – Paris, 2 juin 1873), violoncelliste, chef d’orchestre et compositeur. Il étudia au Conservatoire, où il obtint un 1er prix de violoncelle en 1830. Il se produisit alors dans les orchestres de Paris, de province, de BelgiquLire la suite… n’aura pas voulu se priver d’un des meilleurs artistes de son orchestre, M. RabaudRabaud, Hippolyte-FrançoisHippolyte-François Rabaud (Sallèles-d’Aude/Aude, 29 janvier 1839 – Paris, 20 avril 1900), violoncelliste. Il étudia avec Auguste-Joseph Franchomme au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix en 1861. Engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1859, il y demeura jusqu’en 1Lire la suite…, qui fait partie en même temps de la Société fondée par M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite…, et je suis bien sûr que l’excellent Georges HainlHainl, Francois dit GeorgesFrançois dit George(s) Hainl (Issoire/Puy-de-Dôme, 16 novembre 1807 – Paris, 2 juin 1873), violoncelliste, chef d’orchestre et compositeur. Il étudia au Conservatoire, où il obtint un 1er prix de violoncelle en 1830. Il se produisit alors dans les orchestres de Paris, de province, de BelgiquLire la suite…, qui n’a jamais de sa vie été indisposé contre personne, aura ri tout le premier de la plaisanterie de M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite…. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… ce qui n’est pas drôle du tout, c’est d’écrire à des gens que l’on invite à venir entendre de la musique de chambre : « On se réunira tel jour, à telle heure, dans les salons Pleyel… », comme si la porte de la salle devait être tendue de noir. En somme, la soirée annoncée pour le 16 février a eu lieu le 2 MarsMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…, et l’indisposition de M. Georges HainlHainl, Francois dit GeorgesFrançois dit George(s) Hainl (Issoire/Puy-de-Dôme, 16 novembre 1807 – Paris, 2 juin 1873), violoncelliste, chef d’orchestre et compositeur. Il étudia au Conservatoire, où il obtint un 1er prix de violoncelle en 1830. Il se produisit alors dans les orchestres de Paris, de province, de BelgiquLire la suite… n’a pas eu de suites fâcheuses, M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… a pour partenaires habituels MM. ColblainColblain, Jean-AdolpheJean-Adolphe Colblain (Bordeaux, 18 février 1828 – Paris, 22 février 1893), violoniste. Il fut élu premier violon solo, dans un premier temps de l’orchestre de la Société Sainte-Cécile en novembre 1853, puis du Théâtre-Italien et enfin de celui des concerts Lamoureux. Il se produisit surLire la suite…, AdamAdam, PierrePierre Adam (Saint-Flour/Cantal, 4 octobre 1820 – Paris, 11 juin 1890), altiste. Il enseignait le violon et l’alto à l’Institut des jeunes aveugles de Paris où il eut pour élève Louis Vierne entre 1881 et 1890. Il fit partie de plusieurs sociétés de musique de chambre dont la Société dLire la suite… et Rabaud Rabaud, Hippolyte-FrançoisHippolyte-François Rabaud (Sallèles-d’Aude/Aude, 29 janvier 1839 – Paris, 20 avril 1900), violoncelliste. Il étudia avec Auguste-Joseph Franchomme au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix en 1861. Engagé dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1859, il y demeura jusqu’en 1Lire la suite…; il s’est adjoint M. BorelliBorelli, Dalmas-CalixteDalmas-Calixte Borelli (Boves/Piemont, 28 mai 1832 – Paris, 1er avril 1901), altiste. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix d’harmonie en 1853. Il joua comme violoniste dans l’orchestre du Théâtre-Italien de Paris et comme altiste dans l’orchestre de l’Opéra-CoLire la suite… et M.Van der Gucht dans l’exécution d’un quintette de BoccheriniBoccherini, LuigiLuigi Boccherini (Lucques, 19 février 1743 – Madrid, 28 mai 1805), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition avec Francesco Vannucci et dès l’âge de treize ans se produisit en public avec un concerto pour violoncelle. En 1858, il fit une tournée de concerts aveLire la suite… et d’un sextuor de Brahms Brahms, JohannesJohannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897), compositeur. Il étudia le piano et la composition à Hambourg avec E. Marxsen. En 1853, il partit en tournée avec le violoniste hongrois Remenyi et rencontra à Hanovre le violoniste Joseph Joachim, avec lequel il se lia d’amitié etLire la suite…; M. DelabordeDelaborde, Elie-Miriam-EraïmElie-Miriam-Eraïm Delaborde (Paris, 8[9] février 1839 – Paris, 9 décembre 1913), pianiste et compositeur. Il était le fils naturel de Charles-Valentin Alkan. Il étudia le piano avec son père, Ignaz Moscheles puis avec le pianiste virtuose Adolf von Henselt. Il fit des tournées de concerts dLire la suite… et M. FissotFissot, Alexis-HenryAlexis-Henry Fissot (Airaines/Somme, 24 octobre 1843 – Paris, 29 janvier 1896), pianiste et organiste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de solfège en 1854, de piano en 1855, d’harmonie et d’accompagnement en 1857, d’orgue en 1860 et de contrepoint et fugue en 186Lire la suite… lui ont prête aussi leur concours. J’ai rarement entendu la sonate en ré majeur pour deux pianos, de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, plus brillamment exécutée que par ces deux remarquables pianistes. BrahmsBrahms, JohannesJohannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897), compositeur. Il étudia le piano et la composition à Hambourg avec E. Marxsen. En 1853, il partit en tournée avec le violoniste hongrois Remenyi et rencontra à Hanovre le violoniste Joseph Joachim, avec lequel il se lia d’amitié etLire la suite… est un jeune maître qui jouit d’une grande réputation en Allemagne ; alors qu’il n’était qu’un petit prodige, SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite… l’appelait le MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite… du dix-neuvième siècle, non pas seulement à cause de sa précocité. Il y a dans les compositions de BrahmsBrahms, JohannesJohannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897), compositeur. Il étudia le piano et la composition à Hambourg avec E. Marxsen. En 1853, il partit en tournée avec le violoniste hongrois Remenyi et rencontra à Hanovre le violoniste Joseph Joachim, avec lequel il se lia d’amitié etLire la suite…, comme dans celles de Joachim Raff, beaucoup de science, beaucoup d’invention, des formes nouvelles et une très grande abondance d’idées. Je ne veux point cependant établir un parallèle entre ces deux musiciens : chacun a son originalité propre ; mais l’un et l’autre ont encore fort à faire pour vaincre la défiance qu’inspirent au public parisien les jeunes renommées étrangères. Avec le nom de  BrahmsBrahms, JohannesJohannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897), compositeur. Il étudia le piano et la composition à Hambourg avec E. Marxsen. En 1853, il partit en tournée avec le violoniste hongrois Remenyi et rencontra à Hanovre le violoniste Joseph Joachim, avec lequel il se lia d’amitié etLire la suite…, M. LamoureuxLamoureux, CharlesCharles Lamoureux (Bordeaux, 28 septembre 1834 – Paris, 21 décembre 1899), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1854 un 1er prix de violon. Pour gagner sa vie, il joua dans l’orchestre du Grand-Théâtre de Bordeaux, dans celui du Théâtre duLire la suite… donne à ses concerts un élément de vitalité qui manque généralement aux séances de musique classique.

MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… si le culte du passé a toujours ses fidèles, il faut pourtant reconnaître qu’on l’exerce aujourd’hui avec moins d’austérité et de rigueur. Ainsi l’on a pu lire les noms de M. de HartogHartog, Édouard deÉdouard de Hartog (Amsterdam, 15 août 1828 – La Haye, 5 novembre 1909), compositeur. Il étudia la composition avec Bartelmann, Döhler, Mme. Dulcken, et Hoch, puis avec Elwart et Litollf et enfin avec Heinze, un élève de Mendelssohn et Damcke. En 1852, il s’installa à Paris pour se consacrLire la suite… et de M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite… sur le programme de la deuxième et de la quatrième séance données par le quatuor florentin, et à l’une des soirées de MM. MaurinMaurin, Jean-PierreJean-Pierre Maurin (Avignon, 14 février 1822 – Paris, 16 mars 1894), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Guérin, Baillot et Habeneck et obtint un premier prix de violon en 1843. Il fut engagé dans l’orchestre de l’Opéra-Comique et en 1848 dans celui des Concerts du ConserLire la suite…, ColblainColblain, Jean-AdolpheJean-Adolphe Colblain (Bordeaux, 18 février 1828 – Paris, 22 février 1893), violoniste. Il fut élu premier violon solo, dans un premier temps de l’orchestre de la Société Sainte-Cécile en novembre 1853, puis du Théâtre-Italien et enfin de celui des concerts Lamoureux. Il se produisit surLire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… et Ernest Demunck, soirées instituées principalement pour l’exécution des derniers quatuors de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, un très intéressant quatuor de M. de VaucorbeilVaucorbeil, Auguste-Emmanuel Ferville ditAuguste-Emmanuel Ferville dit Vaucorbeil (Veaucorbeil) (Rouen, 15 décembre 1821 – Paris, 2 novembre 1884), compositeur et directeur de théâtre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un deuxième prix de solfège en 1838. Il composa des mélodies ainsi que de la musique de chambre,Lire la suite… a été interprété par ces quatre éminens artistes.

Le quatuor florentin n’est pas encore aussi célèbre que le fut celui des frères Müller, mais il est en bon chemin. M. Jean BeckerBecker, JeanJean Becker (Mannheim, 11 mai 1833 – Mannheim, 10 octobre 1884), violoniste. Il étudia le violon avec son père, Carl Becker, et avec Hugo Hillebrandt. De 1855 à 1865, il succéda à Aloys Kettenus à la tête de l’orchestre du Nationaltheater de Mannheim. A partir de 1859, il se produisit en viLire la suite… en est le fondateur et le directeur. Musicien distingué et habile violoniste, M. BeckerBecker, JeanJean Becker (Mannheim, 11 mai 1833 – Mannheim, 10 octobre 1884), violoniste. Il étudia le violon avec son père, Carl Becker, et avec Hugo Hillebrandt. De 1855 à 1865, il succéda à Aloys Kettenus à la tête de l’orchestre du Nationaltheater de Mannheim. A partir de 1859, il se produisit en viLire la suite… avait obtenu de très honorables succès à Paris avant d’aller habiter Florence. Aujourd’hui il revient de Florence à Paris, accompagné de MM. Enrico Masi, Luigi Chiostri et Frédéric Hilpert, artistes de talent, bien dignes de le seconder. Cet été, le quatuor florentin ira à Bade, où le même accueil hospitalier l’attend dans les salons de Kursaal et dans la villa de M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite….

J’ai rarement vu un programme plus varié que celui du concert de Mlle Laure Bedel, dans lequel on a applaudi successivement SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite…, VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite…, BoccheriniBoccherini, LuigiLuigi Boccherini (Lucques, 19 février 1743 – Madrid, 28 mai 1805), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition avec Francesco Vannucci et dès l’âge de treize ans se produisit en public avec un concerto pour violoncelle. En 1858, il fit une tournée de concerts aveLire la suite…, GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…, SoliéSolié, Jean-PierreJean-Pierre Solié (Nîmes, 1755 – Paris, 6 août 1812), ténor puis baryton et compositeur. Fils d’un violoncelliste du théâtre de Nîmes, il fut chantre à la cathédrale de Nîmes puis enseigna le chant et la guitare. En 1778, il se fit remarquer à Avignon lorsqu’il remplaça au pied levLire la suite…, arrangé par Wekerlin Weckerlin, Jean-Baptiste-TheodoreJean-Baptiste-Théodore Weckerlen, dit Weckerlin (Guebwiller, 9 novembre 1821 – Trottberg, 10 [20 ?] mai 1910), compositeur, musicologue et bibliothécaire. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Antoine Elwart. En 1850, il fut nommé chef de chœur de la Société Sainte-Cécile. Il fut bLire la suite…; MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, arrangé par M. Le Couppey Le Couppey, FélixFélix Le Couppey (Paris, 14 avril 1814 – Paris, 4 juillet 1887), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1825 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement de piano en 1828. En 1837, il devint professeur de solfège puisLire la suite…; SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite…, Victor MasséMassé, Felix-Marie-VictorFélix Marie Victor Massé (Lorient, 7 mars 1822 – Paris, 5 juillet 1884), compositeur. Il étudia le piano avec Zimmerman et la composition avec Halévy au Conservatoire de Paris, où obtint le 1er Prix de piano en 1839 et le 1er Prix de Rome en 1844. Il débute à l’Opéra-Comique en 1850 avec LLire la suite…, Sébastien BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, Paul HenrionHenrion, PaulAlexandre Ferdinand Henrion dit Paul Henrion (Paris, 23 juin 1817 – Paris, 24 octobre 1901), chansonnier et fondateur de la SACEM. Il composa plus de 1300 chansons et 600 romances qu’il publia en album de 10 ou 12 presque chaque annee. Parmi ses titres citons Bouquet fane (1856), Adieu! Soyez benie!Lire la suite…, RavinaRavina,Jean-HenriJean-Henri Ravina (Bordeaux, 20 mai 1818 – Paris, 30 septembre 1906), pianiste, compositeur et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de piano en 1832 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement en 1835. Il fut professeur adjoint d’une classe de clavierLire la suite…, PergolèsePergolesi, Giovanni BattistaGiovanni Battista Pergolesi (Iesi/ Marche 4 janvier 1710 – Pozzuoli près de Naples, 16 mars 1736), compositeur. Il étudia au Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo à Naples avec Gaetano Greco, puis Leonardo Vinci et Francesco Durante. Il composa des œuvres sacrées, dont le célèbre Stabat Lire la suite… et Mlle Nicolo, qui a fait le GuetPrès du fleuve etrangerPrès du fleuve étranger, paraphrase du Psaume 137 Super Flumina de A. Quételart mise en musique par Charles Gounod. La version originale est pour chœur mixte a capella et fut créée par l’Orphéon le 22 mai 1859. Gounod dota l’œuvre d’un prélude et d’un accompagnement orchestral et ceLire la suite…. Le Guet est une très jolie ronde de nuit, dont Mlle Laure Bedel a parfaitement rendu le sentiment mélodique et le charmant coloris.

Je ne puis louer le talent de Mlle BedelBedel, Jeanne-Laure-PaulineJeanne-Laure-Pauline Bedel (Paris, 13 novembre 1846 – Paris, 5 avril 1897), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de piano en 1866 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement en 1867. Elle épousa le violoncelliste et professeur au Conservatoire de ParLire la suite… sans louer aussi sa mémoire ; elle a joué par cœur  la partie de piano du quintetteQuintette pour piano, deux violons, alto et violoncelle en mi bémol majeur op. 44Quintette pour piano, deux violons, alto et violoncelle en mi bémol majeur op. 44 de Robert Schumann. Il fut composé en septembre et octobre 1842 et créé à Leipzig le 8 janvier 1843 par des musiciens du Gewandhaus et Clara Schumann au piano.Lire la suite… de SchumannSchumann, RobertRobert Alexander Schumann (Zwickau, 8 juin 1810 – Endenich près Bonn, 29 juillet 1856), compositeur. Il étudia le droit avant de se consacrer à la musique. Entre 1829 et 1840, il  composa essentiellement des pièces pour piano telles que Carnaval op. 9,  Études symphoniques op. 13, Scènes Lire la suite…, et c’est là, il faut en convenir, un véritable tour de force. Pas une note n’a été omise, pas une mesure n’a été négligée. Si je n’ajoutais que le jeu de Mlle BedelBedel, Jeanne-Laure-PaulineJeanne-Laure-Pauline Bedel (Paris, 13 novembre 1846 – Paris, 5 avril 1897), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de piano en 1866 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement en 1867. Elle épousa le violoncelliste et professeur au Conservatoire de ParLire la suite… a une exquise pureté et beaucoup d’élégance, que son doigté est fin et délicat, ne me reprocherait-on pas d’avoir donné plus d’éloges à la mémoire qu’au talent de cette jeune et sympathique artiste ?

Le vieux répertoire a pris une très grande importance à l’Opéra-Comique, sous la direction de MM. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et RittRitt, Jean-EugèneJean-Eugène Ritt (Paris, 23 mars 1817 – Paris, 11 mars 1898), acteur et directeur de théâtre. Bien que né à Paris, il fut élevé à Strasbourg. Il revint dans la capitale en 1834, pour jouer au théâtre sur les scènes des environs de Paris. En 1840, il fut engagé comme acteur au ThéâtreLire la suite…, et il en a été parlé plus d’une fois aux réunions de la Société des auteurs et compositeurs de musique. Parmi les auteurs vivans sacrifiés ainsi au culte de ceux qui sont morts, quelques uns se plaignent très énergétiquement et en sont pour leurs frais d’éloquence et de mauvaise humeur ; d’autres, beaucoup plus sages, se sont résignés à l’oubli ou au moins habitués au silence. C’est absolument comme s’ils n’existaient pas et comme s’ils n’avaient jamais existé. Je ne citerai qu’un exemple, celui de M. Henri Reber auquel l’Opéra-Comique doit plus d’un succès. Depuis combien de temps n’a-t-on pas joué la Nuit de NoëlNuit de Noël, LaLa Nuit de Noël, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 9 février 1848.Lire la suite…, le Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… et les Papillotes de M. BenoîtPapillottes de M. Benoist, LesLes Papillotes de M. Benoist, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Henri Reber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1853.Lire la suite… ? On prétend que l’arrivée de M. Camille Du Locle doit modifier les usages établis par la direction actuelle et dont elle a amplement profité : une part plus large serait faite aux compositeurs modernes, et, la question d’art passerait enfin avant la question d’argent. S’il en est ainsi, on ne pourra plus dire qu’il n’y rien de nouveau sous le soleil !

M. Henri Reber ayant plusieurs cordes à sa lyre, le succès de ses compositions instrumentales peut le consoler de l’abandon dans lequel on laisse ses ouvrages dramatiques. Au concert de M. Achille Dien, le trio (sérénade) pour piano, violon et violoncelle, et le scherzo de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’Hal�Lire la suite… ont eu les honneurs de la soirée. On écoute avec ravissement cette musique douce et poétique, ces phrases élégantes, cette fine harmonie et ce travail ingénieux où la science et 1’inspiration se donnent la main. Et quand M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’Hal�Lire la suite… s’entend exécuter par des artistes aussi sérieux, aussi convaincus et aussi habiles que MM. Saint-SaënsSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, DienDien, Louis-Felix-AchilleLouis-Felix-Achille Dien (Paris, 24 décembre 1827 – Paris, 2 [12] janvier 1904), violoniste. Fils de l’artiste graveur Felix-Antoine Dien. Il fut admis dans la classe préparatoire de violon de Joseph Clavel au Conservatoire de Paris mais en fut rayé en août 1849 pour avoir concouru trois foiLire la suite… et LasserreLasserre, Jules-BernardJules-Bernard Lasserre (Tarbes, 29 juillet 1838 – Tarbes, 19 février 1906), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de violoncelle en 1855. Il fut violoncelliste solo des concerts populaires de Jules Pasdeloup depuis leur fondation. En 1859 il se produisit �Lire la suite…, je suis bien sûr qu’il ne regrette pas de donner si peu de besogne aux pensionnaires (c’est bien pensionnaires que je veux dire) du théâtre de M. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite…. BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… tenait en haute estime le talent de cantatrice et de musicienne de MmeBarthe-Banderali. Personne ne chante mieux qu’elle, avec plus de goût et de charme, la délicieuse SérénadeSérénade, mélodie pour voix et pianoSérénade, mélodie pour voix et piano sur un poème de Victor Hugo mis en musique par Charles Gounod.Lire la suite… de M. GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite… et l’adorable villanelleVillanelle, mélodie pour voix et pianoVillanelle, mélodie pour voix et piano sur un poème de Théophile Gautier mis en musique par Henri Reber.Lire la suite… de M. ReberReber, Napoléon-HenriNapoléon-Henri Reber (Mulhouse, 21 octobre 1807 – Paris, 24 novembre 1880), compositeur. Il entra au Conservatoire de Paris en 1828 où il fut l’élève de Lesueur pour la composition. Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire en 1851 et de composition en 1862 à la suite d’Hal�Lire la suite….

M. Eugène Sauzay, l’éminent professeur du Conservatoire, réunit chaque année chez lui un très petit nombre d’élus, et leur procure le plaisir d’entendre quelques unes des œuvres les plus intéressantes de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite…, de BoccheriniBoccherini, LuigiLuigi Boccherini (Lucques, 19 février 1743 – Madrid, 28 mai 1805), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle et la composition avec Francesco Vannucci et dès l’âge de treize ans se produisit en public avec un concerto pour violoncelle. En 1858, il fit une tournée de concerts aveLire la suite… et de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. N’est-ce pas dans un salon que la musique de chambre est véritablement à sa place ? Heureux ceux qui, comme moi, ont eu la bonne fortune d’assister à la séance de cet hiver et d’applaudir le jeu si correct, si distingué, la classique pureté de style de MM. Eugène et Julien SauzaySauzay, JulienJulien Sauzay (Paris, 6 juillet 1838 – Pont-Audemer/Eure, 8 septembre 1909), violoniste. Il était le fils du violoniste Eugene Sauzay et d’Augustine Baillot, fille du violoniste Pierre Baillot. Son père lui enseigna le violon et il se produisit dans les séances de musique fort courues que sonLire la suite…, FranchommeFranchomme, Auguste-JosephAuguste-Joseph Franchomme (Lille, 10 avril 1808 – Paris, 21 janvier 1884), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris et remporta un premier prix de violoncelle en 1825. Il fut d’abord engagé à l’orchestre de l’Ambigu, puis à celui du Théâtre-Italien en 1827. L’année suivanLire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… et *** (je ne me souviens plus si c’est M. GarryGary, Jean-PierreJean-Pierre Gary (Bergerac/Dordogne, 8 février 1844 – Paris, 7 décembre 1875), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Auguste-Joseph Franchomme et obtint un 1er prix en 1869. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre Saint-Germain et se produisit également dans les conceLire la suite… ou M. GastellierGastellier, MlleMlle Gastellier ( ? – ?), pianiste. Elle était une élève de Julius Schulhoff.Lire la suite…).

M. Julien SauzaySauzay, JulienJulien Sauzay (Paris, 6 juillet 1838 – Pont-Audemer/Eure, 8 septembre 1909), violoniste. Il était le fils du violoniste Eugene Sauzay et d’Augustine Baillot, fille du violoniste Pierre Baillot. Son père lui enseigna le violon et il se produisit dans les séances de musique fort courues que sonLire la suite…, fils de M. Eugène Sauzay et petit-fils de Baillot, a appris de bonne heure le secret des pures traditions. Etre à la fois de la famille et de l’école de Baillot, c’est jouir d’un double privilège. Le concert de M. Julien SauzaySauzay, JulienJulien Sauzay (Paris, 6 juillet 1838 – Pont-Audemer/Eure, 8 septembre 1909), violoniste. Il était le fils du violoniste Eugene Sauzay et d’Augustine Baillot, fille du violoniste Pierre Baillot. Son père lui enseigna le violon et il se produisit dans les séances de musique fort courues que sonLire la suite…, composé de la façon la plus intelligente, me donne l’occasion cette année, comme les années précédentes, d’adresser à ce jeune et vaillant artiste mes plus sincères félicitations. Je ne saurais oublier de féliciter aussi MmeCharlotte Tardieu de Malleville, qui, sachant bien toute ma  sympathie, toute mon admiration pour son beau talent, ne peut douter ni de l’intérêt avec lequel j’ai suivi ses trois séances de musique de chambre, ni du plaisir que j’ai eu à l’applaudir au concert de M. Julien SauzaySauzay, JulienJulien Sauzay (Paris, 6 juillet 1838 – Pont-Audemer/Eure, 8 septembre 1909), violoniste. Il était le fils du violoniste Eugene Sauzay et d’Augustine Baillot, fille du violoniste Pierre Baillot. Son père lui enseigna le violon et il se produisit dans les séances de musique fort courues que sonLire la suite…. On voit, quand il s’agit de louer de véritables artistes, avec quelle facilité je me laisse glisser sur la pente fleurie de l’éloge.

Continuons à glisser, mais glissons un peu plus rapidement, car il faut en finir avec les meilleures choses de ce monde, même avec les concerts. La Société des Symphonistes, dirigée par M. Léopold Déledicque, premier violon du Théâtre-Italien, est en progrès. Cette Société, dont tous les membres ont certainement du goût pour la symphonie, mais ne sont point des symphonistes, a concouru à la soirée musicale qu’a donnée son excellent directeur dans les salons de M. Pleyel, et elle s’est également distinguée dans l’exécution de l’entracte de Philémon et BaucisPhilémon et BaucisPhilémon et Baucis, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 18 février 1860. Gounod en fit une nouvelle version en deux actes qui fut créée à l’Opéra-Comique le 16 mai 1876.Lire la suite…, et dans celle du final de la symphonie en sol majeur de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite….

Les deux séances solennellesSextuor pour deux violons, deux altos et deux violoncelles no. 1 op. 18Sextuor pour deux violons, deux altos et deux violoncelles no. 1 en si bémol majeur op. 18 de Johannes Brahms. L’œuvre achevée en septembre 1860 fut créée lors d’un concert de musique de chambre donné par Joseph Joachim le 20 octobre 1860 à Hanovre. Elle fut publiée aux éditions N. SimrLire la suite… de l’Orphéon de Paris (rive droite et rive gauche) ont eu lieu au Cirque des Champs-Elysées ; l’une a été dirigée par M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis rép�Lire la suite…, l’autre par M. François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite…. Il n’y a pas concurrence entre les Orphéons des deux rives, il y a émulation, une émulation toute fraternelle et habilement entretenue par deux habiles chefs. Dieu glorifié par ses ouvragesDie Ehre Gottes aus der Natur (Dieu glorifié par ses ouvrages), op. 48 no. 4Die Ehre Gottes aus der Natur (Dieu glorifié par ses ouvrages), op. 48 no. 4, mélodie pour voix et piano sur un poème de Christian Fürchtegott Gellert mis en musique par Ludwig van Beethoven. Cette mélodie fut arrangée pour chœur à quatre voix d’hommes avec accompagnement de piano par NottLire la suite…, de Beethoven Beethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…; un chœur d’Hamlet, la paraphrase du psaume : Super flumina Babylonis, de Gouno ; le chœur des Bacchantes de Philémon et BaucisPhilémon et BaucisPhilémon et Baucis, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique le 18 février 1860. Gounod en fit une nouvelle version en deux actes qui fut créée à l’Opéra-Comique le 16 mai 1876.Lire la suite… ; deux chœurs suédois : le Roi des mers et le Chant du RossignolSuomis-sang (Le Chant du rossignol)Suomis-sang (Le Chant du rossignol), chœur à quatre voix d’hommes a cappella sur des paroles françaises imitées du Suédois mises en musique par Fredrik Pacius. L’œuvre fut publiée par Brandus et Dufour à Paris, 1868.Lire la suite…, le chœur des PifferPfeiffer, Georges-JeanGeorges Pfeiffer (Versailles, 12 décembre 1835 – Paris, 14 février 1908), pianiste et compositeur. Il étudia tout d’abord avec sa mère Clara Pfeiffer (elle-même élève de Frédéric Kalkbrenner), puis étudia la composition avec Pierre Maleden et Berthold Damcke. Reyer le mentionne car il Lire la suite…ari, pour trois voix d’enfant, paroles de M. Philippe Gille, musique de M. Léo Delibes ; la Paix soit avec vousPax vobiscum (La Paix soit avec vous) D.551Pax vobiscum (La Paix soit avec vous) D.551, mélodie pour voix et piano sur un texte allemand de Franz von Schober mis en musique par Franz Schubert. François Bazin en fit un arrangement pour l’Orphéon de la ville de Paris pour chœur à quatre voix sur des paroles françaises d’Ernest LegouvLire la suite…, de Schubert Schubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite…; la StyrienneStyrienne, chœur à quatre voixStyrienne, chœur à quatre voix sur des paroles de Gustave Chouquet mises en musique par François Bazin. Le manuscrit, qui se trouve à la Bibliothèque Nationale de France, est paraphé et daté « au Chesnet septembre 1868 ».Lire la suite…, chœur général et original de M. François BazinBazin, François-Emmanuel-JosephFrançois-Emmanuel-Joseph Bazin (Marseille, 4 septembre 1816 – Paris, 2 juillet 1878), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint le premier Prix de Rome en 1840. En 1849, il fut nommé professeur d’harmonie et d’accompagnement au Conservatoire. Il eut notamment pour élèves Lire la suite… (ce chœur a été bissé) ; un chœur de MignonMignonMignon, opéra-comique en trois actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 17 novembre 1866.Lire la suite… et la Marche hongroiseMarche Hongroise pour chœur à trois voixMarche hongroise pour chœur à trois voix avec accompagnement de piano sur un texte de Charles-Renaud de Vilbac mis en musique par Hippolyte Chellard. C’est le no. 14 des Symphonies vocales ou Solfège d’ensemble à trois et quatre voix, publiées chez H. Lemoine à Paris, 1856.Lire la suite… (symphonie vocale) de ChelardChelard, Hippolyte-Andre-Jean-BaptisteHippolyte-André-Jean-Baptiste Chelard (Paris, 1er février 1789 – Weimar, 12 février 1861), compositeur. Il étudia au Conservatoire le violon avec Rodolphe Kreutzer et la composition avec François-Joseph Gossec et obtint le premier Prix de Rome en 1811. En Italie, il étudia avec Zingarelli etLire la suite…, compositeur français qui fut maître de chapelle du grand-duc de Saxe-Weimar, tels sont les morceaux qui ont le plus impressionné le public. Et il me semble juste de confondre les éloges que j’ai à distribuer aux deux rives de l’Orphéon, à droite et à gauche, comme j’ai confondu les programmes des deux solennités.

Dans la salle du Grand-Orient on a entendu cet hiver la Société allemande Liederkranz, l’une des meilleures Sociétés chorales de Paris ; les voix sont pour la plupart très bonnes et parfaitement disciplinées ; il doit y avoir d’excellens musiciens (c’est ce qui manque en général aux Sociétés orphéoniques) parmi les chanteurs placés sous l’intelligente direction de M. Anselme Ehmant.

Mme Weiss-BusoniWeiss-Busoni, AnnaAnna Weiss-Busoni (Trieste, 13 janvier 1833 – Trieste, 3 octobre 1909), pianiste. Elle étudia avec Carl Lickl et Luigi Ricci et fit ses débuts en concert à l’âge de 14 ans. En 1855, elle se produisit dans trois concerts à Vienne. Elle épousa le clarinettiste Ferdinando Busoni (1834-1909) Lire la suite… et M. BusoniBusoni, FerdinandoFerdinando Busoni (Empoli/Toscane, ? 1834 – Trieste, mai-juin ? 1909), clarinettiste. Il étudia la clarinette avec le directeur de l’harmonie d’Empoli : Gaetano Fabian. Il rejoignit l’harmonie de Livourne en 1854. En 1862, il enseigna pendant cinq mois à l’Institut musical de Novara. Lire la suite… sont membres honoraires de l’Académie de Bologne ; le mari a un talent de premier ordre sur la clarinette ; Mme BusoniBusoni, FerdinandoFerdinando Busoni (Empoli/Toscane, ? 1834 – Trieste, mai-juin ? 1909), clarinettiste. Il étudia la clarinette avec le directeur de l’harmonie d’Empoli : Gaetano Fabian. Il rejoignit l’harmonie de Livourne en 1854. En 1862, il enseigna pendant cinq mois à l’Institut musical de Novara. Lire la suite… joue du piano avec un art admirable ; et Mlle Palve [Palloc]Palloc, LouiseLouise Palloc (? – ?), pianiste. Elle étudia avec Clara Pfeiffer et se produisit à Paris de 1866 à 1869 puis on perd sa trace.Lire la suite…, et Mlle Louise Murer, élève de Prudent, et Mlle Dona de PotierPotier, Dona deDona de Potier (? – ?), pianiste. Elle fut une élève de Liszt à Weimar puis se produisit en concerts à Paris en 1868 et 1869. On perd ensuite sa trace, mais une Camille Charlotte Dona de Potier, âgée de 29 ans, reconnaît le 13 mars 1875 être la mère d’une fille prénommée Marie Dona ALire la suite…, élève de Liszt, et M. Frédéric GuzmanGuzman, FredericoFrederico Guzman (Santiago/Chili, 17 août 1836 – Paris, 16 août 1885), pianiste et compositeur. Issu d’une famille de musiciens, il apprit le piano avec son père dès l’âge de huit ans. À douze ans, il avait fait de remarquables progrès et se produisit pour la première fois en public. ELire la suite…, artiste chilien, et M. Ernest Stœger jouent aussi du piano avec un talent hors ligne, et même M. Stœger compose de très jolie musique, des étudesArt poétique du piano, L’L’Art poétique du piano, pour piano à deux et à quatre mains de Félix Godefroid. L’œuvre fut publiée par Escudier à Paris, 1869.Lire la suite…, des sérénadesSérénade, mélodie pour voix et pianoSérénade, mélodie pour voix et piano sur un poème de Victor Hugo mis en musique par Charles Gounod.Lire la suite…, des valsesLes Pifferari, chœur à troix voix égalesLes Pifferari, chœur à trois voix égales avec accompagnement de piano sur un texte de Philippe Gille mis en musique par Léo Delibes et créé au festival annuel de l’Orphéon de Paris (section de la rive droite) le 25 avril 1869. L’œuvre est publiée dans le Trésor musical des écoles, 3e Lire la suite… qui font rêver et des rêvesFaisons un rêve, mélodie pour voix et pianoFaisons un rêve, mélodie pour voix et piano sur un poème de Victor Hugo mis en musique par Joseph O’Kelly. L’œuvre fut publiée par Gambogi frères, à Paris, 1866.Lire la suite… qui font valser, et il exprime aussi sur le clavier, avec ses doigts caressans et agiles, les poétiques émotions que l’on éprouve à l’arrivée du printemps. Heureux les éditeurs de M. Stœger (MM. Brandus et Dufour), car on trouve sur tous les pianos, avec les titres que j’ai cités, les productions si gracieuses et si distinguées de ce jeune maître.

Cela me fait songer à d’autres compositions qui ne m’ont pas été envoyées uniquement pour enrichir ma bibliothèque musicale. Longtemps elles sont restées enfouies sous une couche épaisse de programmes et de billets de concerts. C’est d’abord l’Art poétique du pianoArt poétique du piano, L’L’Art poétique du piano, pour piano à deux et à quatre mains de Félix Godefroid. L’œuvre fut publiée par Escudier à Paris, 1869.Lire la suite…, par M. Félix Godefroid. Il faut savoir gré au célèbre harpiste d’avoir voulu donner au piano un peu de poésie, et si tous les morceaux de son recueil ressemblent à celui que j’ai reçu comme échantillon, s’ils ont tous le même charme mélodique, la même distinction, la même valeur, je ne doute pas de leur succès. Je signalerai ensuite les quatre mélodies que vient de publier M. O’Kelly sur des poésies de Burion ( ?) et de Victor Hugo (!). En voici les titres : Hymne au printempsHymne au printemps, mélodie pour voix et pianoHymne au printemps, mélodie pour voix et piano avec accompagnement d’orgue ad libitum sur un poème d’Amédée Burion mis en musique par Joseph O’Kelly. L’œuvre fut publiée par Ch. Gambogi et Cie, à Paris, 1869.Lire la suite…, Tristesse d’Olympia, Dernier chantDernier chant, mélodie pour voix et pianoDernier chant, mélodie pour voix et piano sur un poème de Victor Hugo mis en musique par Joseph O’Kelly. L’œuvre fut publiée par Ch. Gambogi et Cie, à Paris, 1869.Lire la suite… et Faisons un rêveFaisons un rêve, mélodie pour voix et pianoFaisons un rêve, mélodie pour voix et piano sur un poème de Victor Hugo mis en musique par Joseph O’Kelly. L’œuvre fut publiée par Gambogi frères, à Paris, 1866.Lire la suite…. Si le rêve de M. O’Kelly est d’entendre dire aux artistes que ses mélodies sont l’œuvre d’un musicien instruit et toujours bien inspiré, je ne demande pas mieux que d’aider, pour ma part, à la réalisation de ce rêve. Le chœur des Matelots sur la merLes Matelots sur la mer, chœur à quatre voix d’hommesLes Matelots sur la mer, chœur à quatre voix d’hommes avec accompagnement de piano, sur un poème de Théophile Gautier mis en musique par Alexandre Lippmann. L’œuvre fut créée par la Société chorale de Strasbourg en décembre 1862 et publiée par S. Richault, à Paris, 1863.Lire la suite…, de M. Auguste Lippmann, me vient de Strasbourg. C’est là qu’il a été exécuté pour la première fois avec accompagnement d’orchestre et aux applaudissemens d’un public qui n’a pas voulu seulement fêter un compatriote, mais témoigner aussi combien il appréciait les charmantes qualités, la fraîcheur et le coloris de la nouvelle composition de M. Lippmann.

Le concert de M. Georges PfeifferPfeiffer, Georges-JeanGeorges Pfeiffer (Versailles, 12 décembre 1835 – Paris, 14 février 1908), pianiste et compositeur. Il étudia tout d’abord avec sa mère Clara Pfeiffer (elle-même élève de Frédéric Kalkbrenner), puis étudia la composition avec Pierre Maleden et Berthold Damcke. Reyer le mentionne car il Lire la suite… a été consacré en grande partie à l’audition de ses œuvres : une symphonie en ré majeurQuintette pour piano, deux violons, alto et violoncelle en mi bémol majeur op. 44Quintette pour piano, deux violons, alto et violoncelle en mi bémol majeur op. 44 de Robert Schumann. Il fut composé en septembre et octobre 1842 et créé à Leipzig le 8 janvier 1843 par des musiciens du Gewandhaus et Clara Schumann au piano.Lire la suite…, des fragmens d’un concerto pour piano et orchestre, un capriceCapriccio pour piano op. 37Capriccio pour piano op. 37 de Georges Pfeiffer. L’œuvre fut publiée par G. Flaxland, à Paris, 1869.Lire la suite… et une polonaisePolonaise pour piano op. 39Polonaise pour piano op. 39 de Georges Pfeiffer. L’œuvre fut publiée par Brandus et Dufour, à Paris, 1869.Lire la suite…. Un caprice et une polonaise ! ce serait bien le cas de vous parler de Mlle Zarimba. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… je dois à M. Georges PfeifferPfeiffer, Georges-JeanGeorges Pfeiffer (Versailles, 12 décembre 1835 – Paris, 14 février 1908), pianiste et compositeur. Il étudia tout d’abord avec sa mère Clara Pfeiffer (elle-même élève de Frédéric Kalkbrenner), puis étudia la composition avec Pierre Maleden et Berthold Damcke. Reyer le mentionne car il Lire la suite…, après avoir indiqué les œuvres qu’il a fait exécuter et qu’il a exécutées lui-même, de constater le succès qu’elles ont obtenu devant un auditoire où se faisaient remarquer plusieurs de ses confrères. Et l’on sait qu’en général les confrères ne sont pas indulgens.

L’heure où brillent au ciel les dernières étoiles

vient enfin de sonner, et je crois que j’ai tout juste la place de donner un souvenir, un éloge, un regret à Mlle Charlotte de ThygesonThygeson, CharlotteCharlotte Thygeson (1811-1872), pianiste. Elle fut élève de Frédéric Kalkbrenner et enseigna le piano à Paris. En 1844-45, elle fit un voyage à Rome, où résidait un parent : le sculpteur Bertel Thorvaldsen. C’est là qu’elle fit la connaissance de Fanny Mendelssohn-Henselt et de son époux Lire la suite…, aux sœurs PelliniPellini, NinaRita et Nina Pellini ( ? – ?), sopranos. Les deux sœurs Pellini seraient originaires du Piémont. Rita Pollini se produisit dans Luisa Miller (Verdi) à Naples en 1857 puis dans un concert du violoniste Henri Wieniawski à Saint-Pétersbourg le 17 avril 1860. Avec sa sœur Nina, elle donna un cLire la suite…, a Mlles Noémie et Clémence Waldteufel, à leur jeune frère Justin, qui joue du violoncelle comme en jouais ServaisServais, Adrien FrancoisAdrien-François Servais, (Hal près de Bruxelles, 6 juin 1807 – Hal, 26 novembre 1866), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle avec N.-J. Platel au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix en 1829. Il se produisit en concerts à Paris en 1834 et à Londres en 1835. ILire la suite… enfant, à l’excellent violoniste Franz RiesRies, FranzFranz Ries (Berlin, 7 avril 1846 – Naumburg/Allemagne,20 janvier 1932), violoniste. Il était le neveu du compositeur Ferdinand Ries, élève de Beethoven. Il étudia le violon d’abord avec son père, Hubert Ries, puis au Conservatoire de Paris avec Lambert Massard et Henri Vieuxtemps ; il obtintLire la suite…, à Mlle FerrariFerrari, Adelaïde-LeonaAdelaïde-Leona Ferrari (Marseille, 16 novembre 1850 – Paris, 1er septembre 1927), pianiste. Elle étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de piano en 1868. Elle se produisit à Paris en concerts dans les salons. Elle épousa l’écrivain Philippe-Ernest Ameline (Caen, 25 août 182Lire la suite… de Campoleone, à Mme Doux d’Obersecq et à Mme Sciard-Simon dont le père fut organiste du chapitre de Saint-DenisSaint-Saëns, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… et de l’église Notre-Dame-des-Victoires. Maintenant, si vous voulez savoir ce que c’est que Mlle Zarimba, je vous dirai qu’elle est Polonaise, qu’elle a une voix délicieuse, des yeux bleus et qu’elle est fort jolie. Elle a chanté à la soirée musicale que M. GirardotGirardot, Pierre-AdolpheAdolphe Girardot, (Paris, 1er décembre 1808 – Paris 16 février 1874), ténor comique. Il se produisit à Toulouse (1848), Alger (1851 à 1852), Bruxelles (1853 à 1855) avant d’être engagé au Théâtre-Lyrique de 1855 à 1863, où il chanta dans les reprises de Marie (Hérold, 1855), Le SourLire la suite… a donnée vendredi dernier dans la petite salle de la rue de La Tour d’Auvergne, une rue que je connais bien, une salle où je n’étais jamais entré. M. GirardotGirardot, Pierre-AdolpheAdolphe Girardot, (Paris, 1er décembre 1808 – Paris 16 février 1874), ténor comique. Il se produisit à Toulouse (1848), Alger (1851 à 1852), Bruxelles (1853 à 1855) avant d’être engagé au Théâtre-Lyrique de 1855 à 1863, où il chanta dans les reprises de Marie (Hérold, 1855), Le SourLire la suite… possède une magnifique voix de ténor, très juste, très égale, d’un beau timbre, une voix qui a de la puissance, de la douceur, et qui lui permet de chanter aussi facilement que la Favorite, le Trouvère et Guillaume Tell. Son professeur, M. DelsarteDelsarte, Camille-Auguste-AchilleCamille-Auguste-Achille Delsarte, dit Delsarte jeune (Cambrai, 8 juin 1818 – Hobart/Tasmanie, Australie, 2 juillet 1877), ténor et professeur de chant. Il était le jeune frère de François Delsarte lequel fut également son professeur. Après s’être produit dans des concerts, il débuta au Th�Lire la suite… fils, lui apprendra en peu de temps ce qui lui manque pour devenir un grand chanteur, et l’utLe guet, ronde de nuit pour le piano, op. 16Le Guet, ronde de nuit pour le piano, op. 16 de Sophie-Nicole Nicolo-Isouard. L’œuvre fut publiée chez Petit aîné, Paris, 1867.Lire la suite… de poitrine de M. GirardotGirardot, Pierre-AdolpheAdolphe Girardot, (Paris, 1er décembre 1808 – Paris 16 février 1874), ténor comique. Il se produisit à Toulouse (1848), Alger (1851 à 1852), Bruxelles (1853 à 1855) avant d’être engagé au Théâtre-Lyrique de 1855 à 1863, où il chanta dans les reprises de Marie (Hérold, 1855), Le SourLire la suite… sera peut-être un jour aussi célèbre que celui de DuprezDuprez, Gilbert-LouisGilbert-Louis Duprez (Paris, 6 décembre 1806 – Poissy, 23 septembre 1896), ténor. Il se fit d’abord une carrière en Italie où il créa plusieurs rôles d’opéras de Donizetti. Ce dernier écrivit le rôle d’Edgardo de Lucia di Lammermoor pour Duprez qui le créa à Naples en 1835. En 183Lire la suite… et de TamberlickTamberlick, EnricoEnrico Tamberlick (Rome, 16 mars 1820 – Paris, 13 mars 1889), ténor. Après avoir étudié à Rome, à Naples et à Bologne, il fit ses débuts au Teatro del Fondo de Naples en 1843. Dès 1850, il se produisit chaque année à Londres dans les rôles de ténors héroïques, notamment Arnold (GuilLire la suite…. On prétend cependant qu’il n’y a plus de ténors. N’est-ce pas un bruit que les barytons font courir ?

E. REYER.