Le Journal des Débats, 28 décembre 1868 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU  28 DECEMBRE 1868.

REVUE MUSICALE.

Théâtre-Lyrique : Le Brasseur de PrestonBrasseur de Preston, LeLe Brasseur de Preston, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et de Léon Brunswick, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 31 octobre 1838.Lire la suite…, opéra-comique en trois actes, paroles de MM. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Brunswick, musique d’Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite…. — Théâtre des Fantaisies-Parisiennes : GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… ravisseur, opéra-comique en un acte ; paroles de M. T. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite…, musique de M. Albert GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite…. — Théâtre des Bouffes-Parisiens : Petit Bonhomme vit encorePetit Bonhomme vit encorePetit Bonhomme vit encore, opérette en deux actes sur un livret d’Emile de Najac mis en musique par Louis Deffès et créée aux Théâtre des Bouffes-Parisiens le 19 décembre 1868.Lire la suite…, opéra-comique en deux actes, paroles de M. Emile de NajacNajac, Emile deIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, musique de M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite…. — Théâtre de l’Athénée : Les Honneurs [HorreursHorreurs de la guerre, LesLes Horreurs de la guerre, opéra-bouffe en deux actes sur un livret de Philippe Gille, d’après Feu Bressier d’Alphonse Karr, mis en musique par Jules Costé et créé au Théâtre de l’Athénée de Paris le 9 décembre 1868.Lire la suite…] de la guerreHorreurs de la guerre, LesLes Horreurs de la guerre, opéra-bouffe en deux actes sur un livret de Philippe Gille, d’après Feu Bressier d’Alphonse Karr, mis en musique par Jules Costé et créé au Théâtre de l’Athénée de Paris le 9 décembre 1868.Lire la suite…, opéra-comique en deux actes, paroles de M. Philippe Gille, musique de M. Jules CostéCosté, JulesJules Costé (Colmar, 13 février 1828 – Paris, 12 novembre 1883), compositeur. Il fit des études de droit, fut reçut avocat puis travailla au ministère des finances. Il pratiqua la musique en amateur et composa deux opérettes en un acte avec Rainulphe Eustache, comte d’Osmond : Jacqueline Lire la suite…. — Concerts populaires : Concerto en sol Concerto pour piano et orchestre no. 2 en sol mineur op. 22Concerto pour piano et orchestre no. 2 en sol mineur op. 22 de Camille Saint-Saëns. Il fut créé à salle Pleyel à Paris le 13 mai 1868. Bien qu’écrit pour son ami Anton Rubinstein, c’est Saint-Saëns qui joua au piano et Rubinstein qui dirigea l’orchestre. George Bernard Shaw remarqua queLire la suite…mineur de M. Camille Saint-Saëns. — Symphonie en ré Symphonie no. 4 en ré mineur op. 122Symphonie no. 4 en ré mineur op. 122 pour orchestre de Robert Schumann. Elle fut composée dans la foulée de la première symphonie et créée le 6 décembre 1841 par l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction de Ferdinand David. Schumann la révisa profondément et la première de cLire la suite…de Robert Schumann. — Adagio de Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 27 avril 1867.Lire la suite…, de M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…. Théâtre-Italien : OtelloOtelloOtello, opera seria en trois actes sur un livret en italien de Francesco Berio di Salsa mis en musique par Gioachino Rossini et créé au Théâtre Del Fondo de Naples le 4 décembre 1816 et au Théâtre-Italien de Paris le 5 juin 1821. Rossini remania l’œuvre sur un livret français d’AlphonseLire la suite…, Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…, M. TamberlickTamberlick, EnricoEnrico Tamberlick (Rome, 16 mars 1820 – Paris, 13 mars 1889), ténor. Après avoir étudié à Rome, à Naples et à Bologne, il fit ses débuts au Teatro del Fondo de Naples en 1843. Dès 1850, il se produisit chaque année à Londres dans les rôles de ténors héroïques, notamment Arnold (GuilLire la suite…. — Théâtre de l’Opéra-Comique : Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…, Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite….

C’en est fait : GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… ravisseur vient d’être ravi à l’Opéra-Comique par le théâtre des Fantaisies-Parisiennes qui voulait lui prendre aussi BonsoirBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite…, monsieur PantalonBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite…, l’Eau merveilleuseEau merveilleuse, L’L’Eau merveilleuse, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé au Théâtre de la Renaissance le 30 janvier 1839.Lire la suite…, le CaïdCaïd, LeLe Caïd, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 3 janvier 1849.Lire la suite…, le ToréadorToréador, LeLe Toréador, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Adolphe Adam et créé à l’Opéra-Comique le 18 mai 1849.Lire la suite… et qui lui prendra peut-être la ClochetteClochette ou Le Diable page, LaLa Clochette ou Le Diable page, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Emmanuel Théaulon mis en musique par Ferdinand Hérold et créé à l’Opéra-Comique le 18 octobre 1817.Lire la suite…, la Poupée de NurembergPoupée de Nuremberg, LaLa Poupée de Nuremberg, opéra-comique en un acte sur un livret d’Adolphe de Leuven et Arthur de Beauplan mis en musique par Adolphe Adam et créé au Théâtre-Lyrique le 21 février 1852.Lire la suite…, la Tonelli et Madelon. Quel ravisseur que ce M. Martinet Martinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite…! Si le directeur de l’Opéra-Comique restait un an et un jour sans jouer la Laitière et les deux ChasseursLaitière et les deux chasseurs, LaLa Laitière et les Deux Chasseurs, opéra-comique en un acte mêlé d’ariettes sur un livret de Louis Anseaume mis en musique par Egidio Duni et créé à la Comédie-Italienne le 23 juillet 1763.Lire la suite…, M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite… lui ravirait également les deux Chasseurs et la Laitière. Les traités passés entre la commission des auteurs et les directeurs de théâtre portent que toute pièce qui n’a pas été jouée au moins trois fois dans l’espace d’un an et un jour redevient de droit la propriété des auteurs. Or, comme GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… ravisseur n’avait pas été représenté sur la scène de l’Opéra-Comique depuis plus de dix ans, M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite…, avec l’agrément des auteurs, s’est emparé de GilleGilles ravisseurGilles ravisseur, opéra-comique en un acte sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 21 février 1848.Lire la suite…. Pour ce qui est des autres pièces citées plus haut, de quelques unes du moins, il paraît que le directeur des Bouffes-Parisiens, qui a su mettre M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite… dans ses intérêts en agissant dans l’intérêt de M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite…, va en référer à la justice. Et voici la question qui sera posée au tribunal : Suffit-il qu’un directeur, se renfermant strictement dans son traité avec la commission des auteurs, joue une pièce trois fois chaque année pour qu’elle lui soit à jamais acquise ? Et peut-il empêcher les auteurs de la porter sur un théâtre dont le directeur s’engagerait à la jouer un certain nombre de fois dans un temps déterminé et à la maintenir au répertoire ? Il est probable que M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite…, tout en appuyant la prétention de M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite…, ne se fait aucune illusion sur l’issue du procès ; mais il espère amener la commission, lorsqu’elle renouvellera ses traités avec les directeurs de théâtres, à sauvegarder, dans une mesure plus large, les intérêts des auteurs dramatiques et des musiciens. Il en est des traités comme des lois : on les respecte jusqu’au moment où l’on s’aperçoit qu’il est urgent de les modifier ou d’en faire d’autres. Ce n’est pas la faute de M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite… et encore moins celle de M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite… si BonsoirBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite…, monsieur PantalonBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite… et l’Eau merveilleuseEau merveilleuse, L’L’Eau merveilleuse, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé au Théâtre de la Renaissance le 30 janvier 1839.Lire la suite… n’ont pas suivi la fortune de GilleGilles ravisseurGilles ravisseur, opéra-comique en un acte sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 21 février 1848.Lire la suite…. M. GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite… a faibli. Le directeur de l’Opéra-Comique ayant fait appel à ses sentimens, l’aimable et spirituel compositeur n’a pas voulu se montrer tout à fait ingrat envers le théâtre qui fut le berceau de sa renommée ; C’est à propos du ToréadorToréador, LeLe Toréador, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Adolphe Adam et créé à l’Opéra-Comique le 18 mai 1849.Lire la suite…, joué seulement trois fois au mois d’août dernier, après un repos de plusieurs années, que le procès doit s’engager entre M. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite… ou M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite…. Quant au CaïdCaïd, LeLe Caïd, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 3 janvier 1849.Lire la suite…, il va reparaître sur la scène de l’Opéra-Comique, dont il fut éloigné pendant fort longtemps, dans une soirée au bénéfice de Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…. J’ignorais tous ces dissentimens, toutes ces mésintelligences, toutes ces rivalités lorsque je me plaignais dernièrement de l’oubli dans lequel le théâtre Favart laissait tomber le répertoire de M. GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite… et de M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite…, lorsque je regrettais à propos du CorricoloCorricolo, LeLe Corricolo, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Labiche et Alfred Delacour mis en musique par Ferdinand Poise et créé à l’Opéra-Comique le 28 novembre 1868.Lire la suite…, que ce même théâtre, eût abandonné les spectacles mélangés pour les grands spectacles, et les pièces bouffes pour les longs vaudevilles. Et le temps (une ou deux semaines tout au plus) a donné raison à mes plaintes et légitimé mes regrets. Nous allons donc voir, réunis comme autrefois sur la même affiche, de charmans ouvrages qui furent l’amusement et l’éclat de rire de nos jeunes années. Mais il n’est pas de fête sans lendemain, et l’Opéra-Comique, tout en préparant les reprises du ToréadorToréador, LeLe Toréador, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Adolphe Adam et créé à l’Opéra-Comique le 18 mai 1849.Lire la suite…, du CaïdCaïd, LeLe Caïd, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 3 janvier 1849.Lire la suite…, de BonsoirBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite…, monsieur PantalonBonsoir Monsieur PantalonBonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte sur un livret de Lockroy et de Morvan mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 19 février 1851.Lire la suite… et de l’Eau merveilleuseEau merveilleuse, L’L’Eau merveilleuse, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé au Théâtre de la Renaissance le 30 janvier 1839.Lire la suite…, songe à emprunter définitivement au Théâtre-Lyrique l’une des grandes pièces de son répertoire, Jaguarita l’IndienneJaguarita l’IndienneJaguarita l’Indienne, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Fromental Halévy et créé au Théâtre-Lyrique le 14 mai 1855.Lire la suite…, dont le poëme est de M. de Saint-GeorgesSaint-Georges, Jules-Henri Vernoy deJules-Henri Vernoy de Saint-Georges (Paris, 7 novembre 1799 – Paris, 23 décembre 1875), auteur dramatique, librettiste. Il écrivit d’abord un roman puis il se tourna vers la scène et écrivit plusieurs comédies, drames et vaudevilles et produisit pendant cinquante ans des livrets d’opéras eLire la suite…. C’est une mine d’or que ce Théâtre-Lyrique, et l’on s’étonne qu’il n’ait pas fait fortune quand on énumère les richesses qu’il a possédées, et qu’on le voit encore aujourd’hui venir en aide à de puissans confrères. N’est-ce pas lui qui, après avoir donné à l’Opéra Mme Geymard-LautersDeligne-Lauters, PaulinePauline Deligne-Lauters (Bruxelles, 1er décembre 1834 – Paris, 10 mai 1918), mezzo-soprano. Elle étudia au Conservatoire de Bruxelles et fut engagée au Théâtre-Lyrique de Paris en 1854. Elle y créa Le Billet de Marguerite (Gevaert, 1854), se produisit ensuite dans la version de Castil-Blaze dLire la suite…, Mme Marie Sass et Mlle NilssonNilsson, ChristineChristine Nilsson (Sjöabol, près de Växjö/Suède, 20 août 1843 – Stockholm, 22 novembre 1921), soprano. Elle étudia le chant avec Franz Adolf Berwald à Stockholm puis vint se perfectionner à Paris auprès de Victor Massé et d’Enrico Delle Sedie. En 1864, elle débuta dans le rôle-titre dLire la suite…, vient de lui donner Mme Carvalho Carvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ ÃŽle Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite…? Les brillantes destinées qui attendent FaustFaustFaust, opéra en cinq actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Goethe mis en musique par Charles Gounod et crée au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859.Lire la suite… sur notre première scène lyrique effaceront-elles de toutes les mémoires le souvenir des premières représentations de ce chef-d’œuvre ? L’Opéra-Comique n’a pris au Théâtre-Lyrique que M. BarréBarré, ArmandArmand Barré (Le Pallet/Loire-Atlantique, 10 décembre 1838 – Paris, 5 mai 1885), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 2e accessit de chant en 1857. Il débuta à l’Opéra-Comique dans Le Valet de chambre (Carafa) le 14 août 1858. Il quitta ensuite l’Opéra-ComiqueLire la suite…, les AbsensAbsents, LesLes Absents, opéra-comique en un acte sur un livret d’Alphonse Daudet mis en musique par Ferdinand Poise et créé à l’Opéra-Comique le 26 octobre 1864.Lire la suite… et Au travers du murAu Travers du murAu Travers du mur, opéra-comique en un acte sur un livret de Henry de Saint-Georges mis en musique par le prince Joseph Poniatowski et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 8 mai 1861.Lire la suite…, un opéra du prince Poniatowski Poniatowski, Joseph Michel Francois Xavier Jean, PrinceJoseph Michel François Xavier Jean Poniatowski (Rome, 20 février 1816 – Londres, 3 juillet 1873), prince, sénateur et compositeur. Fils naturel de Stanislas Poniatowski et de Cassandra Luci (il fut reconnu en 1822). Après des études en Toscane, il débuta sa carrière à Florence en 1838 commLire la suite…; mais-il convoite JaguaritaJaguarita l’IndienneJaguarita l’Indienne, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri de Saint-Georges et Adolphe de Leuven, mis en musique par Fromental Halévy et créé au Théâtre-Lyrique le 14 mai 1855.Lire la suite… et pourrait bien, un jour, lui qui a déjà fait le mariage de MignonMignonMignon, opéra-comique en trois actes sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 17 novembre 1866.Lire la suite… et négocie en ce moment celui de Paul et Virginie, publier les bans de Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 27 avril 1867.Lire la suite…. M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répÃLire la suite… n’a pas l’intention d’user de représailles envers l’Opéra-Comique, il a de plus hautes ambitions ; lorsque l’idée lui viendra de combler les lacunes faites à son répertoire (il tient les étoiles du chant en médiocre estime et réserve ses sympathies pour les bons ouvrages), M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répÃLire la suite… n’aura qu’à choisir, parmi quelques chefs-d’œuvre dont l’Opéra semble ne pas vouloir et quelques belles Å“uvres dont il ne veut pas : la VestaleVestale, LaLa Vestale, tragédie lyrique en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 11 décembre 1807.Lire la suite…, Fernand CortezFernand CortezFernand Cortez ou La Conquête du Mexique, opéra en trois actes sur un livret d’Etienne de Jouy et Joseph-Alphonse d’Esménard mis en musique par Gaspare Spontini et créé à l’Opéra de Paris le 28 novembre 1809.Lire la suite…, MédéeMédéeMédée, tragédie lyrique en trois actes et en vers de François-Benoit Hoffman mis en musique par Luigi Cherubini et créée au Théâtre Feydeau le 13 mars 1797.Lire la suite…, AlcesteAlcesteAlceste, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de François-Louis Gand Le Bland dit bailli du Roullet adaptée du livret en italien de Ranieri de’ Calzabigi mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créée à l’Opéra de Paris le 23 avril 1776. La version originale en Italien futLire la suite…, ArmideArmideArmide, tragédie lyrique en cinq actes sur un livret de Philippe Quinault mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créée à l’Opéra de Paris le 23 septembre 1777.Lire la suite…, la Prise de TroiePrise de Troie, LaLa Prise de Troie, première partie des Troyens de Hector Berlioz, dont il écrivit le livret et la musique. La Prise de Troie est formée des deux premiers actes de cet opéra. La deuxième partie, formée des trois derniers actes des Troyens, a pour titre Les Troyens à Carthage ; ce fut la seuleLire la suite…, le TannhäuserTannhäuserTannhäuser, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 19 octobre 1845. Wagner fit des quelques changements pour la version en français due à Charles Nuitter qui fut créée à l’Opéra de Paris Lire la suite…, LohengrinLohengrinLohengrin, opéra romantique en trois actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre Grand-ducal de Weimar le 28 août 1850.Lire la suite…, etc., etc. En attendant, le nouveau directeur du Théâtre-Lyrique éclairé par l’expérience, et comprenant de plus en plus qu’il faut des lendemains amusans aux solennelles soirées d’Iphigénie en TaurideIphigénie en TaurideIphigénie en Tauride, tragédie lyrique en quatre actes sur un livret de Nicolas-François Gaillard mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 18 mai 1778.Lire la suite…, vient de nous rendre (certes nous n’y songions guère) le Brasseur de PrestonBrasseur de Preston, LeLe Brasseur de Preston, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et de Léon Brunswick, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 31 octobre 1838.Lire la suite…. En son temps, chanté par CholletChollet, Jean-Baptiste MarieJean-Baptiste-Marie Chollet (Paris, 20 mai 1798 – Nemours, 10 janvier 1892), ténor. Il débuta à l’Opéra-comique en 1826. Il créa les rôles-titres de Fra Diavolo (Auber, 1830), et Zampa (Hérold, 1831). Adam écrit pour lui le rôle de Chapelou dans Le Postillon de Lonjumeau (1835). Il Lire la suite…, cet ouvrage eut beaucoup de succès. Il appartint d’abord au théâtre de l’Opéra-Comique, où il fut représenté pour la première fois le 31 octobre 1838 ; mais il fut repris il y a une vingtaine d’années au Théâtre-National, devenu peu de temps après le Théâtre-Lyrique. M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répÃLire la suite… a donc trouvé le Brasseur de PrestonBrasseur de Preston, LeLe Brasseur de Preston, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et de Léon Brunswick, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 31 octobre 1838.Lire la suite… sous sa main le jour où il s’est assis dans le fauteuil de M. CarvalhoCarvalho, LéonLéon Cavaille, dit Carvalho (Port-Louis/ ÃŽle Maurice, 18 janvier 1825 – Paris, 29 décembre 1897), baryton et directeur.Après de bonnes études de chant au Conservatoire de Paris, il débuta le 2 Juin 1849 dans Scapin de Gilles ravisseur (Grisar) à l’Opéra-comique et tint plusieurs rôlesLire la suite…. CholletChollet, Jean-Baptiste MarieJean-Baptiste-Marie Chollet (Paris, 20 mai 1798 – Nemours, 10 janvier 1892), ténor. Il débuta à l’Opéra-comique en 1826. Il créa les rôles-titres de Fra Diavolo (Auber, 1830), et Zampa (Hérold, 1831). Adam écrit pour lui le rôle de Chapelou dans Le Postillon de Lonjumeau (1835). Il Lire la suite… ne chante plus, mais MeilletMeillet, Auguste Alphonse EdmondAuguste-Alphonse-Edmond Meillet (Nevers, 7 avril 1828 – Veules/ Seine-Inférieure, 31 août 1871), baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris, et fut engagé à l’Opéra de 1848 à 1851. Il fut dans la troupe du Théâtre-Lyrique de 1851 à 1861 sauf pour la saison 1852/53 où il chanta à l’OpLire la suite… chante encore ; c’est à cet excellent artiste qu’on a donné le rôle de Robinson, écrit pour un talent ordinaire et pour une voix exceptionnelle. Aujourd’hui que la prétention de plus d’un baryton est de chanter des rôles de ténor, on ne serait pas plus embarrassé de jouer le Brasseur de PrestonBrasseur de Preston, LeLe Brasseur de Preston, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et de Léon Brunswick, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 31 octobre 1838.Lire la suite… à l’Opéra-Comique et même à l’Opéra qu’au Théâtre-Lyrique. Il n’y a pas à craindre cependant que ce charmant ouvrage, qui n’a pas vieilli, mais que je croyais plus vieux, échappe à l’intelligent directeur auquel nous devons le plaisir de l’avoir applaudi mercredi dernier. Le premier acte a été accueilli un peu froidement ; mais au second, en entendant la chanson guerrière et syllabique d’Effie, parfaitement chantée d’ailleurs par Mlle DaramDaram, Marie-JoséphineMarie-Joséphine Daram (Toulouse, 13 mars 1845 – Toulouse, 4 août 1926), soprano. Après avoir étudié au Conservatoire de Toulouse, où elle obtint un 1er prix de chant en 1863, elle entra au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de chant l’année suivante. Elle débuta au Théâtre-LyLire la suite…, le public s’est réveillé, et la salle entière a éclaté en applaudissemens. Puis, la chanson finie, on a demandé bis. A la fin de cette scène, lorsque les trois personnages s’avancent vers la rampe, Effie tenant en main la pipe du sergent Toby et Robinson agitant son chapeau à plumes, je vous assure que cela est d’un effet irrésistible. Citons aussi les couplets de sir John le dragon, avec chÅ“ur, très spirituellement détaillés par M. WartelWartel, Louis-EmileLouis-Émile Wartel (Paris, 31 mars 1834 – Paris, 5 mai 1907), baryton. Il est le fils du ténor François Wartel et de Thérèse Andrien, répétitrice de solfège et d’accompagnement au Conservatoire de Paris. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un second prix d’opéra-comiLire la suite… (le fils), et ce fameux récit de la bataille gagnée par l’intrépide Robinson, un long défilé de rimes en al : cheval, animal, piédestal, bacchanal, infernal, morceau qui a joui d’une grande popularité très grande, très méritée, et dont la vogue va sans doute recommencer. Mais tout n’est pas plaisant dans la partition d’Adolphe AdamAdam, Adolphe-CharlesAdolphe-Charles Adam (Paris, 24 juillet 1803 – Paris, 3 mai 1856), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et n’eut qu’un 2eme Prix de Rome en 1825. Il eut se premiers succès au Vaudeville en 1825 et au Gymnase (L’Oncle d’Amerique). Il fut joué à l’Opéra-comique pour la première foiLire la suite… et dans le libretto de MM. de LeuvenLeuven, Adolphe deAdolphe de Leuven (Paris, 1800 – Paris, 14 avril 1884), auteur dramatique, librettiste. Fils d’un des trois conspirateurs de l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, il est né en 1800 et prit comme nom de plume celui de sa grand-mère maternelle. Il était un grand ami d’Alexandre Dumas pèrLire la suite… et Brunswick ; il y a aussi le côté sentimental et légèrement dramatique, par exemple la romance que chante le brasseur au troisième acte :

Oui, je désespère de sauver ses jours !

On sait que l’idée de la pièce, comme dans la comédie de MénandreMénandreMénandre ( ?/Grèce, vers 343 av. J.-C. – Phalère près du Pirée, vers 292 av. J.-C.), auteur dramatique. Les comédies de Ménandre furent dans l’Antiquité de véritables modèles qui influencèrent la comédie latine de Plaute et de Terence. On sait peu de choses sur sa vie. Il vécut souLire la suite…, est basée sur l’étonnante ressemblance qui existe entre deux frères : Robinson le lieutenant et Robinson le brasseur ; quant à la moralité, la voici : c’est qu’il ne faut pas s’exagérer la distance qui sépare un poltron d’un héros.

M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répÃLire la suite… réservant son bras pour les occasions solennelles, l’exécution du Brasseur de PrestonBrasseur de Preston, LeLe Brasseur de Preston, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Adolphe de Leuven et de Léon Brunswick, mis en musique par Adolphe Adam, créé à l’Opéra-Comique le 31 octobre 1838.Lire la suite… a été dirigée par M. ManginBocquet dit Mangin, Eugène-EdouardEugène-Edouard Bocquet dit Mangin (Paris, 7 décembre 1837 – Paris, 24 mai 1907), chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de solfège en 1850, un 2nd prix de piano en 1853 puis un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement en 1858. Il fut professeur deLire la suite…, très habile dans l’art de diriger un orchestre.

Je ne quitterai pas le Théâtre-Lyrique sans féliciter M. LutzLutz, F.F. Lutz ( ? – ?), basse-baryton. Il fit partie de la troupe du Théâtre de Liège pour la saison 1861-62. De l’automne 1863 à 1870, il fut ensuite engagé au Théâtre-Lyrique de Paris, où il créa Violetta, version française de La Traviata (Verdi, 1864), La Flûte enchantée (Mozart, 1865Lire la suite… de la façon dont il a chanté le rôle d’Oreste dans Iphigénie en TaurideIphigénie en TaurideIphigénie en Tauride, tragédie lyrique en quatre actes sur un livret de Nicolas-François Gaillard mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 18 mai 1778.Lire la suite…. La voix de cet artiste est large, puissante et bien timbrée ; elle convient beaucoup mieux que celle de M. AubéryAubéry, Jean-PierreJean-Pierre Aubéry (Entrechaux/Vaucluse, 19 août 1842 – Neuilly-sur-Seine, 11 mars 1905), violoniste et baryton. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 2e accessit de violon en 1860, un 1er prix de chant et un 1er prix d’opéra-comique en 1868 et un 2nd prix d’opéra en 1868.Lire la suite… à l’interprétation de la noble et sublime musique de GluckGluck, Christoph WillibaldChristoph Willibald Gluck (Erasbach/Haut-Palatinat, 2 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787), compositeur. Né en Bohème, on ne sait rien de ses études scolaires ou musicales. En 1732, il alla à Prague, jouant du violon, et préférablement du violoncelle et chantant dans les chÅ“urs des églLire la suite…. M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite…, quoique très souffrant, assistait à l’une des dernières représentations d’Iphigénie Iphigénie en TaurideIphigénie en Tauride, tragédie lyrique en quatre actes sur un livret de Nicolas-François Gaillard mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 18 mai 1778.Lire la suite…; j’ai été heureux de lui entendre dire qu’il en avait été extrêmement satisfait. M. PasdeloupPasdeloup, Jules-EtienneJules-Étienne Pasdeloup (Paris, 15 septembre 1819 – Fontainebleau, 13 août 1887), pianiste et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint les premiers prix de solfège en 1832 et de piano en 1834. En 1841, il devint répétiteur de solfège au Conservatoire, puis répÃLire la suite… s’est surtout préoccupé de l’ensemble, sachant bien que pour l’exécution des grandes Å“uvres il n’est pas besoin de virtuoses ; de bons artistes suffisent.

On presse les études de RienziRienziRienzi, opéra en cinq actes sur un livret en allemand et une musique de Richard Wagner créé au Théâtre royal de la Cour à Dresde le 20 octobre 1842. La version en français due à Charles Nuitter et Jules Guillaume fut créée au Théâtre-Lyrique de Paris le 6 avril 1867.Lire la suite… et on s’occupe activement du Don QuichotteDon QuichotteDon Quichotte, opéra-comique en trois actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Ernest Boulanger et créé au Théâtre-Lyrique le 10 mai 1869.Lire la suite… de M. Ernest Boulanger, un revenant, qui a raison de revenir, un compositeur de talent que l’on s’étonnera de ne pas voir figurer dans l’album du Gaulois. Ailleurs, l’activité n’est pas moindre qu’au Théâtre-Lyrique. Deux ouvrages de M. OffenbachOffenbach, JacquesJacques Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880), violoncelliste et compositeur. Il se produisait dans les salons et en concerts lorsqu’Arsène Houssaye, qui voulait réformer l’orchestre du Théâtre-Français, lui offrit, par contrat signé le 30 juillet 1850, le poste de chLire la suite…, Vert-VertVert-VertVert-Vert, opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri Meilhac et Charles Nuitter mis en musique par Jacques Offenbach et créé à l’Opéra-Comique le 10 mars 1869.Lire la suite… et la Princesse de TrébizondePrincesse de Trébizonde, LaLa Princesse de Trébizonde, prologue en un acte sur un livret de Jules-Edouard Alboize de Pujol et d’Adolphe de Leuven servant de pastiche à la musique de Nicolas Louis, Morin, Jean-Baptiste Weckerlin, Eugène Gautier, Gioachino Rossini et Jean-Philippe Rameau créé au Théâtre-Lyrique de PariLire la suite…, sont en répétition, le premier à l’Opéra-Comique, le second aux Bouffes, et on annonce comme très prochaine aux Fantaisies-Parisiennes la première représentation de Une folie à RomeFolie à Rome, UneUne folie à Rome, opéra-bouffe en trois actes sur un livret de Victor Wilder mis en musique par Federico Ricci et créé au Théâtre des Fantaisies-Parisiennes le 30 janvier 1872.Lire la suite… dont la musique est de M. Frédéric RicciRicci, FedericoFederico Ricci (Naples, 22 octobre 1809 – Conegliano/Vénétie près de Trévise, 10 décembre 1877), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Naples avec Nicolo Antonio Zingarelli et Pietro Raimondi et eut pour maestrini son propre frère Luigi Ricci ainsi que Vincenzo Bellini. Durant ces annÃLire la suite… l’un des auteurs de Crispino la ComareCrispino e la comareCrispino e la comare, opera buffa en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave mis en musique par les frères Luigi et Federico Ricci et créé au Théâtre San Benedetto de Venise le 28 février 1850 et au Théâtre-Italien de Paris le 4 avril 1865.Lire la suite…. Je donne ces nouvelles pour rassurer les dilettantes trop prompts à s’alarmer sur les destinées de l’art musical en France : deux ouvrages de M. OffenbachOffenbach, JacquesJacques Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880), violoncelliste et compositeur. Il se produisait dans les salons et en concerts lorsqu’Arsène Houssaye, qui voulait réformer l’orchestre du Théâtre-Français, lui offrit, par contrat signé le 30 juillet 1850, le poste de chLire la suite…, voilà de quoi dérider bien des fronts soucieux. Mais ne nous laissons point distraire des choses du présent par les joies que l’avenir nous réserve.

On a donc joué GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… ravisseur aux Fantaisies, à deux pas de l’Opéra-Comique, dont les regrets ont dû se raviver au bruit des applaudissemens qui ont accueilli dans la petite salle de M. MartinetMartinet, LouisLouis Martinet (Paris, 19 mars 1814 – Paris, avant 8 janvier 1895), peintre et directeur. Il fit des études de peinture à l’École des beaux-arts de Paris avec Antoine-Jean Gros. Une maladie des yeux l’obligeant à abandonner la carrière de peintre, il devint inspecteur dans l’administrLire la suite… le petit chef-d’œuvre d’Albert GrisarGrisar, AlbertAlbert Grisar (Anvers, 26 décembre 1808 – Asnières, 15 juin 1869), compositeur. Élève de Reicha à Paris et de Mercadante à Naples, il écrivit des opéras-comiques dans la tradition de Boieldieu qui eurent du succès dont Gilles ravisseur (1848), Les Porcherons (1850), Bonsoir M. Pantalon (185Lire la suite…. L’exécution était-elle meilleure à l’Opéra-Comique ? Oui, sans doute, avec Hermann-LéonHermann-Léon, LeonardLeonard Herrmann dit Hermann-Léon (Lyon, 3 juillet 1814 – Paris, 13 novembre 1858), basse chantante. Il étudia le chant avec Delsarte et débuta en province puis à Bruxelles. Engagé en 1844 à l’Opéra-comique il y créa les rôles du Capitaine Roland dans Les Mousquetaires de la Reine (HalÃLire la suite…, MockerMocker, Toussaint-Eugène-ProsperToussaint-Eugène-Prosper Mocker (Lyon, 16 juillet 1811 – Brunoy, 3 octobre 1895), ténor. D’abord timbalier au Théâtre de l’Odéon puis à l’Opéra (1829), il prit des leçons de chant avec Ponchard et débuta à l’Opéra-Comique dans La Fête du Village Voisin (Boieldieu) en 1830. Il chaLire la suite… et Mlle Lemercier Lemercier, Marie Charlotte LeocadieMarie Charlotte Léocadie Lermercier (Blois, 7 avril 1827 – Paris, 9 août 1907), soprano. Elle fit ses études au Conservatoire de Paris et obtint en 1845 un 2eme accessit de chant. Elle débuta à l’Opéra-Comique le 29 Juin 1846 dans Zémire et Azor (Grétry). Elle resta jusqu’en 1862 à l’Lire la suite…; mais Hermann-LéonHermann-Léon, LeonardLeonard Herrmann dit Hermann-Léon (Lyon, 3 juillet 1814 – Paris, 13 novembre 1858), basse chantante. Il étudia le chant avec Delsarte et débuta en province puis à Bruxelles. Engagé en 1844 à l’Opéra-comique il y créa les rôles du Capitaine Roland dans Les Mousquetaires de la Reine (HalÃLire la suite… est mort, MockerMocker, Toussaint-Eugène-ProsperToussaint-Eugène-Prosper Mocker (Lyon, 16 juillet 1811 – Brunoy, 3 octobre 1895), ténor. D’abord timbalier au Théâtre de l’Odéon puis à l’Opéra (1829), il prit des leçons de chant avec Ponchard et débuta à l’Opéra-Comique dans La Fête du Village Voisin (Boieldieu) en 1830. Il chaLire la suite… et Mlle LemercierLemercier, Marie Charlotte LeocadieMarie Charlotte Léocadie Lermercier (Blois, 7 avril 1827 – Paris, 9 août 1907), soprano. Elle fit ses études au Conservatoire de Paris et obtint en 1845 un 2eme accessit de chant. Elle débuta à l’Opéra-Comique le 29 Juin 1846 dans Zémire et Azor (Grétry). Elle resta jusqu’en 1862 à l’Lire la suite… se sont retirés de la scène, et si GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… ravisseur eût été représenté aujourd’hui à l’Opéra-Comique, il n’eût pas été beaucoup mieux interprété qu’aux Fantaisies-Parisiennes, avec M. BonnetBonnet, Hippolyte-Joseph-EugèneHippolyte-Joseph-Eugène Bonnet (Vannes, 24 mars 1836 – Paris, 7 novembre 1905), acteur. Il débuta à Bruxelles en 1859-60 avant de rejoindre Paris, où il se fit connaître au Théâtre des Bouffes-Parisiens dans Le Carnaval des revues (Offenbach, 1860). Il se produisit ensuite dans un grand nomLire la suite… dans le rôle de GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… et M. SotoSotoSoto (? – ?), basse. De 1869 à 1870, il fut engagé au Théâtre de l’Athénée, où il créa Crispin et la Commère (Luigi et Federico Ricci, 1869) et Fête de Piedigrotta (Ricci, 1869). Il fit partie d’une troupe de chanteurs italiens en représentation au Grand-Théâtre de Lyon en 1873 pLire la suite… dans le rôle de Crispin. Isabelle seule m’a semblé manquer d’expérience et de cette verve comique possédait Mlle Lemercier Lemercier, Marie Charlotte LeocadieMarie Charlotte Léocadie Lermercier (Blois, 7 avril 1827 – Paris, 9 août 1907), soprano. Elle fit ses études au Conservatoire de Paris et obtint en 1845 un 2eme accessit de chant. Elle débuta à l’Opéra-Comique le 29 Juin 1846 dans Zémire et Azor (Grétry). Elle resta jusqu’en 1862 à l’Lire la suite…; puis elle ne chante pas toujours juste, et c’est là un défaut qu’il ne faut pas négliger de corriger, sous prétexte que tout le monde ne s’en aperçoit pas. Le trio : Voici l’heure où ma belle, l’air de Crispin (un air classique avec récit, larghetto et allegro vivace), le joli duo entre GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… et Crispin, les couplets d’Isabelle et l’air bouffe : Joli GilleGilles ravisseurGilles ravisseur, opéra-comique en un acte sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 21 février 1848.Lire la suite…, joli Jean, tout cela est élégant, fin, distingué, spirituel, instrumenté de la façon la plus discrète, sans compter qu’on y entend cette note individuelle que bien peu de compositeurs savent donner aujourd’hui. Si les personnages de GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… ravisseur appartiennent au théâtre de la Foire et à la Comédie italienne, si l’idée première de la pièce n’est pas de M. SauvageSauvage, Thomas-Marie-FrançoisThomas-Marie-François Sauvage (Paris, 5 novembre 1794 – Paris, 2 mai 1877), auteur dramatique et critique théâtral. Il écrivit des pièces de théâtre et des vaudevilles et fut critique théâtral au Journal Général de France et au Moniteur Universel. Il fut pendant un an (1827/28) le direcLire la suite…, l’habile librettiste n’en a pas moins le mérite incontestable d’avoir inventé des situations ingénieuses et extrêmement gaies. On voit qu’il écrivait à une époque où l’usage n’était pas encore généralement établi de franchir les limites qui séparent la bouffonnerie de la trivialité.

Quand un auteur a trouvé un type nouveau, on peut dire qu’il n’a pas perdu sa journée. M. de NajacNajac, Emile deIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…, dont le nom, en plus d’un succès, a été associé à celui de M. Edmond About, vient de créer, dans l’opérette qu’il a fait représenter aux Bouffes-Parisiens un type parfait et fort divertissant de prince russe. Certaines locutions familières aux gentilshommes moscovites, dont la devise est : Tout pour le czar ! et quelquefois aussi : Tout pour la czarine ! cette roideur militaire que les autocrates du Nord enseignent eux-mêmes à leurs courtisans, la morgue du diplomate, la souplesse du Slave, la vanité du grand seigneur qui commande à une armée de moujiks, rien n’a échappé à l’esprit observateur de M. de NajacNajac, Emile deIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite…. Et, de plus, il a eu la bonne fortune de rencontrer dans un jeune artiste, M. LanjallayLanjallay, Louis-Constant-PhilippeLouis-Constant-Philippe Lanjallay (Nantes, 5 mars, 1839 – Paris, 16 septembre 1914), acteur. Il se produisit comme jeune premier comique à Lille (1863) puis Bruxelles (1865), Lille (1867) et Bordeaux (1868). De 1869 à 1870, il fut engagé aux Bouffes-Parisiens puis successivement au Théâtre deLire la suite…, l’intelligence et disons même le talent nécessaire à la personnification du caractère qu’il avait si habilement tracé. Ce prince russe est chargé de recruter des premiers sujets pour le théâtre de son auguste maître ; il échoue à moitié dans sa mission auprès de la signora Paolina, et c’est fort heureux vraiment, car s’il eût réussi à conduire la signora à Saint-Pétersbourg en berline fermée, la pièce eût été tout autre que celle dont M. de NajacNajac, Emile deIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite… a fourni le libretto à M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite…. Le mari de la signora revient du Nouveau-Monde, et un peu de l’autre monde, pour contrecarrer les projets du prince, et il n’hésite pas à se faire le domestique de l’amant ou du moins de celui qui voudrait être l’amant de sa femme, pour sauver une situation périlleuse. C’est là encore une des idées originales de la pièce, car on sait bien que le contraire a lieu généralement. M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite… a marqué son passage à l’Opéra-Comique, au Théâtre-Lyrique, et même au théâtre d’Ems, par de charmans ouvrages tels que la Bourguignonne Bourguignonnes, LesLes Bourguignonnes, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri Meilhac mis en musique par Louis Deffès, et créé au casino de Bade en 1861 puis à l’Opéra-Comique de Paris le 16 juillet 1863.Lire la suite…[Les BourguignonnesBourguignonnes, LesLes Bourguignonnes, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri Meilhac mis en musique par Louis Deffès, et créé au casino de Bade en 1861 puis à l’Opéra-Comique de Paris le 16 juillet 1863.Lire la suite…] le Café du roiCafé du roi, LeLe Café du roi, opéra-comique en un acte sur un livret de Henri Meilhac mis en musique par Pierre-Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 16 novembre 1861.Lire la suite…i lesLaitière et les deux chasseurs, LaLa Laitière et les Deux Chasseurs, opéra-comique en un acte mêlé d’ariettes sur un livret de Louis Anseaume mis en musique par Egidio Duni et créé à la Comédie-Italienne le 23 juillet 1763.Lire la suite…s [PetitsPetit Bonhomme vit encorePetit Bonhomme vit encore, opérette en deux actes sur un livret d’Emile de Najac mis en musique par Louis Deffès et créée aux Théâtre des Bouffes-Parisiens le 19 décembre 1868.Lire la suite…] Violons du roiPetits Violons du roi, LesLes Petits Violons du roi, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès, et créé au Théâtre-Lyrique le 30 septembre 1859.Lire la suite… et BroskovanoBroskovanoBroskovano, opéra-comique en deux actes sur un livret de Eugene Scribe et Henri Boisseaux mis en musique par Louis Deffès et créé au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858.Lire la suite…. Il fut autrefois prix de Rome, et, dix ou douze ans après qu’il eut remporté son premier prix, l’heureux musicien eut un acte joué au Théâtre-Lyrique. Aux partitions que j’ai déjà citées j’ajouterai un opéra-comique en trois ou quatre actes dont M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite… a écrit la musique sur un très joli poëme de MM. Jean Duboys et Alfred BlauBlau, AlfredHenry Théodore Alfred Blau, dit Alfred Blau (Blois, 29 mai 1827 – Bruxelles, 23 février 1896), librettiste. Il est le fils de Théodore Blau et de Marguerite-Zélie Brunet et le cousin germain du librettiste Stanislas-Edouard Viateur dit Edouard Blau. Il écrivit, en collaboration avec Louis de Lire la suite…, reçu depuis longtemps et non encore en répétition au théâtre de l’Athénée. Cela s’appelle Riquet à la houppeRiquet-à-la-houppeRiquet-à-la-houppe, opéra-féerie en trois actes sur un livret de Jean Duboys et Alfred Blau mis en musique par Louis Deffès. Cet opéra de fut jamais représenté ni publié.Lire la suite…. Encouragé par le succès de Petit bonhomme vit encorePetit Bonhomme vit encorePetit Bonhomme vit encore, opérette en deux actes sur un livret d’Emile de Najac mis en musique par Louis Deffès et créée aux Théâtre des Bouffes-Parisiens le 19 décembre 1868.Lire la suite…, M. BusnachBusnach, William-BertrandWilliam-Bertrand Busnach (Paris, 7 mars 1832 – Paris, 20 janvier 1907), écrivain, auteur dramatique et librettiste. Il était né dans une famille juive algérienne apparentée à celle du compositeur Fromental Halévy, dont l’épouse était sa tante maternelle. Il occupa d’abord un emploi daLire la suite…, directeur qui surpasse en intelligence et en activité quelques uns de ses confrères, va-t-il songer maintenant à Riquet à la houppe ?Riquet-à-la-houppeRiquet-à-la-houppe, opéra-féerie en trois actes sur un livret de Jean Duboys et Alfred Blau mis en musique par Louis Deffès. Cet opéra de fut jamais représenté ni publié.Lire la suite… Par cela même qu’il a étudié au Conservatoire le grand art de la composition, M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite… est titulaire d’un brevet de haute capacité, dont il n’avait du reste nul besoin pour écrire une opérette digne d’être applaudie sur la scène des Bouffes. Je ne dis pas cela avec l’intention d’être désagréable à la direction de ce petit théâtre fort à la mode, et qui sait mieux que moi ce qui convient à son public. Petit Bonhomme vit encorePetit Bonhomme vit encorePetit Bonhomme vit encore, opérette en deux actes sur un livret d’Emile de Najac mis en musique par Louis Deffès et créée aux Théâtre des Bouffes-Parisiens le 19 décembre 1868.Lire la suite…, tant par le poëme que par la musique, peut être considéré comme une tentative dans un genre qui atteint presque aux proportions de l’opéra-comique, surtout depuis que l’opéra-comique tend à abaisser son niveau ; et comme il faut encourager les tentatives hardies, je suis tout prêt à offrir à la direction des Bouffes une part des félicitations que j’adresse à M. de NajacNajac, Emile deIl n’y a pas encore de descriptionLire la suite… et à M. DeffèsDeffès, Pierre LouisPierre-Louis Deffès (Toulouse, 24 juillet 1819 – Toulouse, 28 mai 1900), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Halévy et obtint en 1847 le premier Prix de Rome. En 1845, il composa une mélodie, La Toulousaine, qui connut une grande popularité, ainsi que sa Messe solennelle (RoLire la suite…. Le musicien qui a écrit les couplets de Paolina, la chanson bretonne et le nocturne final du premier acte, la scène de l’évanouissement et le trio de l’acte suivant (on aurait tort de voir une épigramme dans ces vers :

Eh ! mais, je crois, Dieu me pardonne,

Qu’ici nous chantons un trio

Qui par malheur n’est pas nouveau),

ce musicien-là mérite, il me semble, d’être regardé avec un peu plus d’attention et de sympathie qu’il ne l’a été jusqu’à présent par MM. les directeurs de nos théâtres privilégiés.

La guerre a éclaté non seulement entre Ernest LXXXXIX et Cédéric CXXIII, mais aussi entre M. Alphonse Karr et M. Philippe Gille ; puis, comme entre Cédéric CXXIII et Ernest LXXXXIX, la paix a été signée entre M. Philippe Gille et M. Alphonse Karr. Molière, La FontaineLa Fontaine, Jean deJean de La Fontaine (Château-Thierry, 9 juillet 1621 – Paris, 13 avril 1695), poète. Il est renommé pour ses fables et dans une moindre mesure pour ses contes, qui ont cependant inspiré plusieurs opéras-comiques dont Le Magnifique (Grétry, 1773), Le Frère Philippe (Dourlen, 1818) et La ColoLire la suite…, ShakespeareShakespeare, WilliamWilliam Shakespeare (Stratford-upon-Avon, baptisé le 26 avril 1564 – Stratford-upon-Avon, 3 mai 1616), auteur dramatique et poète. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains de la littérature anglaise. Il écrivit 37 comédies et tragédies entre 1580 et 1613. Il épousa Anne HathLire la suite… et bien d’autres grands esprits ont été de grands plagiaires ; si MM. KarrKarr, Jean-Baptiste-AlphonseJean-Baptiste-Alphonse Karr (Paris, 24 novembre 1808- Saint-Raphaël/ Var, 29 septembre 1890), écrivain. Professeur au Collège Bourbon où il avait fait ses études, il publia en 1832 son premier roman autobiographique, Sous les tileuls, qui fut suivi de plusieurs autres qui connurent du succès. Lire la suite… et GilleGille, Philippe-Emile-FrançoisPhilippe-Émile-François Gille (Paris, 10 décembre 1831 – Paris, 19 mars 1901), journaliste et librettiste. Il étudia un peu le droit, fit un peu de sculpture, travailla à la préfecture de la Seine puis fut secrétaire du Théâtre-Lyrique (1860-62). Il tint ensuite une chronique littéraire Lire la suite… y eussent songé au commencement de leur querelle, il y avait là de quoi les apaiser tous deux. Pour l’auteur de Feu BressierFeu BressierFeu Bressier, roman d’Alphonse Karr publié à Paris : Dumont, 1844.Lire la suite…, le dommage n’est pas considérable, ses droits ayant été réservés ; l’auteur des Honneurs Horreurs de la guerre, LesLes Horreurs de la guerre, opéra-bouffe en deux actes sur un livret de Philippe Gille, d’après Feu Bressier d’Alphonse Karr, mis en musique par Jules Costé et créé au Théâtre de l’Athénée de Paris le 9 décembre 1868.Lire la suite…[HorreursHorreurs de la guerre, LesLes Horreurs de la guerre, opéra-bouffe en deux actes sur un livret de Philippe Gille, d’après Feu Bressier d’Alphonse Karr, mis en musique par Jules Costé et créé au Théâtre de l’Athénée de Paris le 9 décembre 1868.Lire la suite…] de la guerreHorreurs de la guerre, LesLes Horreurs de la guerre, opéra-bouffe en deux actes sur un livret de Philippe Gille, d’après Feu Bressier d’Alphonse Karr, mis en musique par Jules Costé et créé au Théâtre de l’Athénée de Paris le 9 décembre 1868.Lire la suite…, lui, n’a péché que par distraction, et son illustre confrère ayant daigné lui tendre la main, il revient du combat avec les honneurs de la guerre. J’ai lu Feu BressierFeu BressierFeu Bressier, roman d’Alphonse Karr publié à Paris : Dumont, 1844.Lire la suite… il y a bien longtemps, de sorte que je ne saurais dire, à propos de la pièce de l’Athénée, où finit la collaboration de M. Alphonse Karr, où commence celle de M. Philippe Gille. Mais il est hors de doute maintenant que ceux qui ont lu le roman voudront voir la pièce, et que ceux qui ont vu la pièce voudront lire le roman. Quant à la musique de M. Jules CostéCosté, JulesJules Costé (Colmar, 13 février 1828 – Paris, 12 novembre 1883), compositeur. Il fit des études de droit, fut reçut avocat puis travailla au ministère des finances. Il pratiqua la musique en amateur et composa deux opérettes en un acte avec Rainulphe Eustache, comte d’Osmond : Jacqueline Lire la suite…, elle est en dehors de la discussion, et de toute discussion, personne n’ayant prétendu avoir collaboré avec lui. Pour un amateur, c’est un coup de maître : de gracieux motifs instrumentés avec goût, des morceaux d’ensemble parfaitement écrits, une facture élégante, de jolies harmonies et une pointe d’originalité, voilà ce qu’il convient de signaler dans la partition des Honneurs de la guerreHorreurs de la guerre, LesLes Horreurs de la guerre, opéra-bouffe en deux actes sur un livret de Philippe Gille, d’après Feu Bressier d’Alphonse Karr, mis en musique par Jules Costé et créé au Théâtre de l’Athénée de Paris le 9 décembre 1868.Lire la suite…, dont le talent fin et distingué de Mlle Van-Gheel [Van Ghell]Van Ghell, Céline-AnnaCeline-Anna Van Ghell [Vanghel] (? – ?), mezzo-soprano. Après avoir étudié avec son père, qui était chef d’orchestre, elle débuta dans Le Petit Poucet de Laurent de Rillé au Théâtre de l’Athénée en 1868. Elle se fit remarquer dans les rôles travestis de Méphistophélès dans Le PeLire la suite… le jeu désopilant et la voix exceptionnelle de M. LéonceLéonce, Edouard-Théodore Nicole ditEdouard-Théodore Nicole dit Léonce (Paris, 12 janvier 1820 – Raincy, 19 février 1900), auteur dramatique, librettiste, acteur comique et ténor. Il étudia le droit et le violoncelle et débuta au Théâtre de Belleville. Jacques Offenbach l’engagea aux Bouffes-Parisiens en 1856 où il chantaLire la suite… ont, dès le premier soir, assuré le succès.

Le retour de M. TamberlickTamberlick, EnricoEnrico Tamberlick (Rome, 16 mars 1820 – Paris, 13 mars 1889), ténor. Après avoir étudié à Rome, à Naples et à Bologne, il fit ses débuts au Teatro del Fondo de Naples en 1843. Dès 1850, il se produisit chaque année à Londres dans les rôles de ténors héroïques, notamment Arnold (GuilLire la suite… au Théâtre-Italien a été une véritable fête. La voix du célèbre ténor est toujours puissante et sympathique. Mlle KraussKrauss, GabrielleGabrielle Krauss (Vienne, 24 mars 1842 – Paris, 6 janvier 1906), soprano. En 1853, elle entra au Conservatoire de Vienne pour étudier le piano, l’harmonie et les langues étrangères avant d’étudier le chant avec Mathilde Marchesi 1858. Elle obtint un 1er prix de piano, de chant et d’harmoLire la suite…, très belle et très dramatique dans le rôle de Desdemone, a partagé le succès de M. TamberlickTamberlick, EnricoEnrico Tamberlick (Rome, 16 mars 1820 – Paris, 13 mars 1889), ténor. Après avoir étudié à Rome, à Naples et à Bologne, il fit ses débuts au Teatro del Fondo de Naples en 1843. Dès 1850, il se produisit chaque année à Londres dans les rôles de ténors héroïques, notamment Arnold (GuilLire la suite….

Une intéressante soirée a été donnée à l’Opéra-Comique au bénéfice de Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…, mais on n’y a point joué le CaïdCaïd, LeLe Caïd, opéra-comique en deux actes sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Ambroise Thomas et créé à l’Opéra-Comique le 3 janvier 1849.Lire la suite…. Le second acte de Galathée, un acte du Domino noir, un acte de Gil BlasGilles ravisseurGilles ravisseur, opéra-comique en un acte sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 21 février 1848.Lire la suite… (à cette époque où les souhaits coûtent si peu, je souhaite à M. Semet une reprise de Gil BlasGilles ravisseurGilles ravisseur, opéra-comique en un acte sur un livret de Thomas Sauvage mis en musique par Albert Grisar et créé à l’Opéra-Comique le 21 février 1848.Lire la suite…), la scène des tombeaux, de Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 27 avril 1867.Lire la suite…, de Vaccai, et un intermède musical, voilà quelle était la composition du spectacle. Mme UgaldeUgalde, DelphineDelphine Ugalde née Beaucé (Paris, 3 décembre 1829 – Paris, 19 juillet 1910), soprano. Elle étudia avec Mme Cinti-Damoreau et débuta en 1848 à l’Opéra-Comique. Elle y fit de nombreuses créations dont : Le Toréador (Adam) en 1849, La Dame de Pique (Halévy) en 1850, Galathée (Massé) enLire la suite…, cette vaillante artiste dont le talent n’a nullement été éprouvé par les péripéties qu’elle a traversées, s’est vu, non pas sans émotion, acclamer par un public dont elle a fait les délices, et qui était tout heureux de la recevoir. Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, après le quatrième acte de Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 27 avril 1867.Lire la suite…, a été l’objet d’une ovation très méritée. Il est vraiment regrettable que Mlle WertheimberWertheimber, PalmyrePalmyre Wertheimber (Paris, 9 septembre 1832 – Paris, 9 mai 1917), contralto. Elle étudia au Conservatoire de Parie où elle obtint les 1er Prix de chant et d’opéra et d’opéra-comique en 1851. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1852 participant cette année aux créations du Carillonneur dLire la suite…, avec sa belle voix de contralto et son immense talent de tragédienne, en soit réduite à de très rares occasions de se produire en public : on la regrette surtout à l’Opéra. Le jour où elle y reviendrait, le directeur de notre première scène lyrique pourrait nous offrir une reprise du ProphèteProphète, LeLe Prophète, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et Emile Deschamps mis en musique par Giacomo Meyerbeer et créé à l’Opéra de Paris le 16 avril 1849.Lire la suite…, qui ne serait certes pas moins brillante que celle des HuguenotsHuguenots, LesLes Huguenots, opéra en cinq actes sur un livret d’Eugene Scribe et  Emile Deschamps, mis en musique par Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris le 29 février 1836.Lire la suite….

Deux Å“uvres importantes : un concertoConcerto pour piano et orchestre no. 2 en sol mineur op. 22Concerto pour piano et orchestre no. 2 en sol mineur op. 22 de Camille Saint-Saëns. Il fut créé à salle Pleyel à Paris le 13 mai 1868. Bien qu’écrit pour son ami Anton Rubinstein, c’est Saint-Saëns qui joua au piano et Rubinstein qui dirigea l’orchestre. George Bernard Shaw remarqua queLire la suite… de M. Saint-Saëns que nous avions déjà entendu l’année dernière dans les salons de M. Pleyel, et la symphonie en ré Symphonie no. 4 en ré mineur op. 122Symphonie no. 4 en ré mineur op. 122 pour orchestre de Robert Schumann. Elle fut composée dans la foulée de la première symphonie et créée le 6 décembre 1841 par l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction de Ferdinand David. Schumann la révisa profondément et la première de cLire la suite…de Schumann, ont été exécutées aux derniers concerts du Cirque. Le scherzo du concerto a surtout produit un très grand effet ; la symphonie renferme des beautés de premier ordre, et c’est peut-être la meilleure de trois ou quatre (on ne peut guère en compter cinq) que Schumann a composées. A ce même concert on a applaudi avec enthousiasme l’admirable adagio de Roméo et JulietteRoméo et JulietteRoméo et Juliette, opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Charles Gounod et créé au Théâtre-Lyrique de Paris le 27 avril 1867.Lire la suite…, de M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite….

E. REYER.