Le Journal des Débats, 14 mai 1867 (article signé E. Reyer).

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS

DU 14 MAI 1867.

REVUE MUSICALE.

 

Entre les dernières gelées et les premiers bourgeons, il y à Paris une saison pendant laquelle les virtuoses de tout âge et de tout pays, plus précoces que les fleurs de nos jardins, s’épanouissent à la clarté des lustres : c’est la saison des concerts. Alors les affiches poussent aux murs, nombreuses, variées, pleines de promesses et de séductions ; les feuilletonistes ayant charge de musique éprouvent un malaise indéfinissable, et le soir, vers la huitième heure, les passans s’aperçoivent qu’il règne une animation inaccoutumée aux abords de la rue du Mail, de la rue Rochechouart et de la rue de la Victoire. Tout artiste qui a des élèves et des relations dans le monde donne son concert annuel ; pour celui-là seul la qualification de « bénéficiaire » n’est point une ironie : il peut même se permettre quelquefois le luxe d’un orchestre et de deux cavaliers dont les chevaux impatiens frappent le pavé de la rue. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… pour l’artiste étranger auquel on a persuadé qu’il n’y a pas de sérieuse renommée sans la sanction du public parisien, pour l’artiste inconnu la veille et qui espère être célèbre le lendemain, un concert n’est qu’un moyen onéreux de se produire devant le public le plus intelligent, le plus délicat, le plus bien veillant et le plus hospitalier des cinq parties du monde. Je n’ai pas consulté les statistiques pour connaître le nombre des concerts qui se donnent chaque année à Paris, et parmi lesquels je ne compte ni les concerts de l’Athénée et du Cirque du Prince-Impérial, ni ceux du Cirque-Napoléon et du Conservatoire ; je sais seulement qu’il y a quelquefois trois dans la même soirée, et que la table sur laquelle j’écris est surchargée de programmes. Je vais choisir parmi les plus intéressans et les meilleurs.

M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite…, qui était, il n’y a pas bien longtemps, professeur de violon au Conservatoire de Bruxelles, a fait des études au Conservatoire de Paris, où il fut admis, très jeune encore, dans la classe d’HabeneckHabeneck, Francois-AntoineFrançois-Antoine Habeneck (Mézières, 22 janvier 1781 – Paris, 8 février 1849), violoniste, chef d’orchestre et compositeur. Son père était musicien de l’orchestre de la cour de Mannheim qui s’engagea dans la musique d’un régiment de l’armée française. François était l’ainé deLire la suite…. Après avoir fait partie pendant quelques années de l’orchestre de l’Opéra-Comique et de celui de l’Opéra, il voyagea en Allemagne, et donna successivement des concerts à Aix-la-Chapelle, à Hambourg, à Berlin, à Dresde et à Leipzig. C’est dans cette dernière ville qu’il fut présenté à MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…. « L’illustre compositeur, dit M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… dans sa Biographie des musiciens, lui fit un accueil sympathique qui bientôt devint une amitié véritable. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… en reçut des conseils très utiles pour ses compositions. » Il est facile, en effet, de remarquer dans les œuvres de M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite…, et particulièrement dans ces concertosConcerto pour violon et orchestre no. 4 en si mineur op. 26Concerto pour violon et orchestre no. 4 en si mineur op. 26 Konzertstück (Morceau de concert) de Hubert Leonard.Lire la suite…, l’influence qu’a exercée sur lui le génie du maître : le musicien s’y révèle à côté du virtuose, et l’élégance du style, la pureté de l’harmonie et le développement de l’idée principale n’y sont jamais sacrifiés à des excentricités d’un goût douteux. Le quatrième concertoConcerto pour violon et orchestre no. 1 en la majeur op. 20Concerto pour violon et orchestre no. 1 en la majeur op. 20 de Camille Saint-Saëns créé dans les salons Pleyel, Wolff et Cie. le 4 avril 1867 sous la direction du compositeur par le violoniste Pablo Sarasate à qui l’œuvre est dédiée.Lire la suite…, celui que M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… a exécuté la semaine dernière à la salle Hertz, est plutôt un concertstuck qu’un concertoConcerto pour violon et orchestre no. 1 en la majeur op. 20Concerto pour violon et orchestre no. 1 en la majeur op. 20 de Camille Saint-Saëns créé dans les salons Pleyel, Wolff et Cie. le 4 avril 1867 sous la direction du compositeur par le violoniste Pablo Sarasate à qui l’œuvre est dédiée.Lire la suite… proprement dit ; il est en trois parties : Récitatif, prièrePère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite…, allegro moderato. Je le répète volontiers, ce n’est pas l’œuvre d’un exécutant préoccupé de faire briller sa virtuosité : dans le plan de la composition, dans le rôle toujours intéressant donné à l’orchestre, dans la recherche des harmonies et dans la sobriété des effets, on reconnaît l’artiste sérieux, le musicien érudit. Le thème de la prièrePère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… a de la grandeur et de la simplicité ; le récitatif, auquel il succède, renferme de très belles phrases, d’un sentiment très dramatique et d’une rare distinction ; l’allegroIntroduction et Allegro appassionato pour piano et orchestre en sol majeur op. 92Introduction et Allegro appassionato pour piano et orchestre en sol majeur op. 92 de Robert Schumann. L’œuvre fut composée en 8 jours en 1849 comme cadeau d’anniversaire pour sa femme, Clara, qui célébrait ses trente ans. L’œuvre fut créée par Clara Schumann à la salle du Gewandhaus deLire la suite…, remarquable par la franchise de l’allure et l’accentuation du rhythme, aboutit à un point d’orgue final magistralement écrit. Comme violoniste, M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… est, depuis bien des années déjà, placé au premier rang. C’est pendant l’hiver 1851 à 1852 qu’il se fit applaudir à Paris pour la première fois, et si aujourd’hui son jeu a acquis plus d’ampleur, plus de maestriaUn ballo in mascheraUn ballo in maschera, opéra en trois actes sur un livret en italien d’Antonio Somma mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre Apollo à Rome le 17 février 1859. Le livret s’inspire du livret d’Eugene Scribe Gustave III, ou le bal masqué, dont il transpose l’action de StockhLire la suite…, il n’a rien perdu de sa grâce, de son charme et de son incomparable justesse. A cette époque, M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… joua ses Souvenirs de GrétrySouvenir de Grétry op. 9Souvenir de Grétry, fantaisie pastorale pour violon et piano op. 9 de Hubert Leonard. Il en existe également une version pour violon et orchestre.Lire la suite…, ravissante pastorale qu’il nous a fait entendre de nouveau et qui n’a pas vieilli.

Les fragmens de deux concertos de ViottiViotti, Giovanni BattistaGiovanni Battista Viotti (Fontanetto da Po/Italie, 12 mai 1755 – Londres, 3 mars 1824), violoniste, compositeur et directeur. Il étudia la musique à Turin avec Antonio Celoniat et, à partir de 1770, avec Gaetano Pugnani, qui lui transmit la tradition de jeu d’Archangelo Corelli. En décembre Lire la suite… (andante du 28 e et rondeau du 24 e , qui, par leurs tonalités relatives, peuvent être liés ensemble, ont été également fort goûtés. Je n’ai pas besoin de dire qu’il y avait dans l’auditoire tout ce que Paris compte de violonistes en renom. Le succès de M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite… a été très grand, et sa belle et charmante femme (Mlle Antonia de Mendi, nièce du célèbre ténor Manuel Garcia, et cousine de Mme Pauline Viardot) en a pris sa part. Elle a chanté avec un goût parfait, avec cette pureté de style qui est une tradition de famille, le rondeau de la SomnambuleSonnambula, LaLa Sonnambula (La Somnambule), opera semiseria en deux actes sur un livret en italien de Felice Romani mis en musique par Vincenzo Bellini et créé au Théâtre Carcano de Milan le 6 mars 1831.Lire la suite… et un air de RinaldoRinaldoRinaldo, opera seria en 3 actes sur un livret de Giacomo Rossi d’après un scenario  de Aaron Hill, mis en musique par George Frideric Haendel et créé au Théâtre de la Reine au Haymarket de Londres le 24 février 1711.Lire la suite…, de Haendel, instrumenté par MeyerbeerMeyerbeer, GiacomoJakob Liebmann Meyer Beer dit Giacomo Meyerbeer (Vogelsdorf, 5 septembre 1791 – Paris, 2 mai 1864), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter puis l’abbé Vogler et le piano avec Franz Lauska. Bien que considéré par Moscheles comme un des plus grands pianistes de son temps, Meyerbeer abLire la suite…, puis deux chansons espagnoles avec accompagnement d’orchestre : el ChachoEl ChairoEl Chairo, chanson espagnole pour voix et orchestre de Don Ramon Carnicer. Composée en 1834, elle était destinée à être intercalée dans l’opéra de Rossini Il barbiere di Siviglia chantée par Rosina pendant sa leçon de chant. Il en existe une version pour voix et piano.Lire la suite… [el ChairoEl ChairoEl Chairo, chanson espagnole pour voix et orchestre de Don Ramon Carnicer. Composée en 1834, elle était destinée à être intercalée dans l’opéra de Rossini Il barbiere di Siviglia chantée par Rosina pendant sa leçon de chant. Il en existe une version pour voix et piano.Lire la suite…] et la Perla de TrianaIl Gerezano o la perla de TrianaIl Gerezano o la perla de Triana, chanson espagnole pour voix et piano de Sebastian Yradier, dédiée au comte Olympio Aguado et publiée par Heugel, Paris, 1857.Lire la suite…. Mme LéonardSitchès de Mendi, AntoniaAntonia Sitchès de Mendi épouse Léonard (Talavera de la Reina/Espagne, 20 octobre 1827 – Maisons-Lafitte, 21 juin 1914), mezzo-soprano. Nièce de la seconde épouse du célèbre ténor Manuel Garcia, elle étudia le chant avec ce dernier et débuta au Théâtre-italien de Saint-Pétersbourg enLire la suite… est née à Talavera de la Reyna, sur les bords du Tage. M. FétisFétis, Francois-JosephFrançois-Joseph Fétis (Mons, 25 mars 1784 – Bruxelles, 26 mars 1871), compositeur, théoricien et professeur. Il étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Boieldieu et Pradher et l’harmonie avec Rey et obtint un deuxième prix de composition en 1807. Après avoir occupé des postes à BoLire la suite… a bien raison de dire, en parlant de M. Léonard Leonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite…: « Il a su communiquer à ses élèves sa belle et puissante sonorité , qualité qui distingue éminemment l’école de violonistes belges de toutes les autres, quel que soit d’ailleurs le mérite de celles-ci sous d’autres rapports. » Ainsi devons-nous nous réjouir de la détermination prise par ce célèbre artiste d’avoir quitté définitivement le Conservatoire de Bruxelles pour venir, ainsi que l’a fait VieuxtempsVieuxtemps, HenriHenri Vieuxtemps (Verviers/Belgique, 17 février 1820 – Mustapha/Algérie, 6 juin 1881), violoniste et compositeur. Enfant prodige, il se produisit en concerts à Bruxelles dès l’âge de sept ans, attirant l’attention du violoniste Charles de Bériot qui le fit venir à Paris, où il débuta enLire la suite…, se fixer à Paris et s’y livrer à l’enseignement de son art. M. VizentiniVizentini, Louis-AlbertLouis-Albert Vizentini (Paris, 10 novembre 1841 -Pars, 20 octobre 1906), violoniste, chef d’orchestre et directeur. Il étudia le violon au Conservatoire de Bruxelles puis fut engagé comme violoniste dans l’orchestre du Théâtre lyrique de Bruxelles et dans l’Orchestre Saint-Hubert en 1856. Lire la suite…, premier violon solo du Théâtre-Lyrique, et M. Madier-MontjauMadier-Montjau, Noël-François-RaoulNoël-François-Raoul Madier-Montjau (Paris, 28 octobre 1841 – ?), violoniste et chef d’orchestre. Il étudia le violon avec Hubert Leonard et fut engagé à l’Opéra-Comique. Le 1er septembre 1870, il épousa à Paris la soprano Émilie-Victorine Fourche, dont le nom de scène était FürschLire la suite…, attaché à l’Opéra-Comique, comptent parmi les élèves les plus distingués qui se soient formés aux excellentes leçons de M. LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite….

Mme Charlotte Tardieu de Malleville est une de nos meilleures pianistes : elle a étudié les grands maîtres, et elle les interprète avec un profond sentiment de la musique classique. Son jeu est concis, élégant sans afféterie, et l’on y sent d’autre préoccupation que celle de rendre la pensée du compositeur. Il est peu de virtuoses auxquels on puisse adresser un pareil éloge. Je regrette de n’avoir pu assister à la seconde séance de Mme Charlotte Tardieu, mais j’étais à la première, et je me plais à constater le succès qu’a obtenu l’éminente artiste dans la sonate en Souvenir de Grétry op. 9Souvenir de Grétry, fantaisie pastorale pour violon et piano op. 9 de Hubert Leonard. Il en existe également une version pour violon et orchestre.Lire la suite… mineur de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, la grande PolonaiseGrande Polonaise pour piano en mi bémol majeur op. 21Grande Polonaise pour piano en mi bémol majeur op. 21 de Carl Maria von Weber composée en 1808.Lire la suite… en mi bémol de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, et un quatuor de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, pour piano et instrumens à cordes.

J’ai eu, comme bien des gens, une voisine faisant quatre heures de gamme chaque jour, et en ces instans de torture je bénissais l’aveugle qui passait sous mes fenêtres avec un caniche et un accordéon. Peut-être eusse-je regretté mes accès de colère périodiques si l’ont m’eût dit que ma voisine inconnue était blonde et jolie comme Mlle Louise Cantin, brune et gracieuse comme Mlle Laure Bedel. Deux talens de dix-huit ans réunis sur la même estrade, c’est plus qu’il n’en faut pour réhabiliter pendant quelques heures le piano, instrument beaucoup trop répandu à notre époque, et suffisamment décrié. Aussi, un de ces derniers soirs, la température étant douce et le ciel serein, je montais fort allégrement la rampe escarpée de la rue Rochechouart. Arrivé dans les salons Pleyel, Wolff et Cie, où il y avait un peu plus de monde qu’ils n’en peuvent contenir, je rejoignis à grand peine la place qui m’était désignée ; Mlle Louise Cantin, M. LebrunLebrun, Eugène-AdolpheEugène-Adolphe Lebrun (Missy/Calvados, 9 février 1833 – Paris, 12 juin 1906), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un accessit en 1849. Il fut premier violon de l’orchestre de l’Opéra de Paris de 1852 à 1858 puis soliste à la Société des concerts du ConservatLire la suite…, excellent violoniste, et M. Alfred MarxMarx, AlfredAlfred Marx (? – ?), violoncelliste. Il fit partie de l’orchestre de l’Opéra de Paris et participa aux concerts de musique de chambre.Lire la suite…, premier violoncelle de l’Opéra, exécutaient le grand trio en si bémol de Beethoven Beethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…; dédié à l’archiduc Rodolphe. Heureusement, ils n’en étaient encore qu’aux premières mesures, et je pus entendre, presque dans son entier, mais non certes pour la première fois, cette œuvre si puissante et si admirée. J’ai déjà vanté, ici même, le jeu pur et délicat, le sentiment musical exquis de Mlle Louise Cantin ; ceux qui l’ont entendue interpréter l’œuvre de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, la sonate en si bémol de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite… et le trio en la de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite… ont pu se convaincre qu’il n’y avait rien d’exagéré dans mes éloges. Une très belle scène dramatique, intitulée MéphistophélèsMéphistophélèsMéphistophélès, saynete musicale pour soli et orchestre sur des paroles de Michel Delaporte mises en musique par Théodore Ritter et créée au Théâtre des Variétés de Paris le 13 mars 1858.Lire la suite…, a été chantée d’une façon remarquable par M. Ismael ; l’un des meilleurs artistes du Théâtre-Lyrique. L’auteur, M. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…, tenait le piano, Le succès a été  très grand. On sent dans cette composition le souffle d’un musicien inspiré, habile en l’art d’écrire, et convaincu qu’une harmonie correcte et distinguée ajoute singulièrement au charme d’une belle mélodie. Mlle Morio, à laquelle M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… destinait d’abord le rôle de Didon dans les Troyens à Carthage, a fait applaudir une belle voix de mezzo-soprano en chantant avec beaucoup de grâce et un excellent style la cavatine du  Ballo in mascheraUn ballo in mascheraUn ballo in maschera, opéra en trois actes sur un livret en italien d’Antonio Somma mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre Apollo à Rome le 17 février 1859. Le livret s’inspire du livret d’Eugene Scribe Gustave III, ou le bal masqué, dont il transpose l’action de StockhLire la suite… et l’admirable scène du troisième acte d’OrphéeOrphée et EurydiceOrphée et Euridice, drame héroïque en trois actes sur un livret de Pierre-Louis Moline mis en musique par Christoph Willibald Gluck et créé à l’Opéra de Paris le 2 août 1774.Lire la suite…. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… le bouquet de la soirée a été le duo symphonique pour deux pianos, composé par M. Lefébure-Wély et exécuté par Mlles Louise Cantin et Laure Bedel. Ce morceau est bien fait et renferme des parties que l’on peut louer sans réserve. Le public l’a fort goûté ; cependant je n’oserai pas prétendre que devant le gracieux tableau qu’offraient les deux jeunes virtuoses son attention n’ait été quelque peu détournée par le plaisir des yeux.

Voici une des pianistes les plus distinguées qui soit sortie de notre Conservatoire. Mlle Mangin [Mongin]Mongin, Marie-LouiseMarie-Louise Mongin (Besançon, 11 juin 1841 – ?), pianiste et pédagogue. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de solfège en 1855. Élève de Louise Farrenc, elle obtint un 1er prix de piano en 1859 et un 1er prix d’harmonie et d’accompagnement en 1861. Elle se Lire la suite…, élève de Mme Farrenc, a donné son concert annuel dans les salons d’érard. Elle avait pour partenaires MM. SighicelliSighicelli, Vincent-Paul-MarieVincent-Paul-Marie Sighicelli (Cento/Italie, 30 juillet 1830 – Paris, 15 février 1905), violoniste et compositeur. Il étudia le violon avec son père, Antoine Sighicelli, avant de se rendre en 1847 à Vienne, où il étudia le contrepoint avec Simon Sechter et reçut des conseils des violonistesLire la suite…, BarthélemyBerthélemy, Félix-CharlesFélix-Charles Berthélemy (Saint-Omer, 4 novembre 1829 – Paris, 13 février 1868), hautboïste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un premier prix de Hautbois en 1849 dans la classe de Gustave Vogt. Il fut hautboïste de l’orchestre de l’Opéra de 1855 à 1868. En 1867, il fuLire la suite… [Berthélemy]Berthélemy, Félix-CharlesFélix-Charles Berthélemy (Saint-Omer, 4 novembre 1829 – Paris, 13 février 1868), hautboïste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un premier prix de Hautbois en 1849 dans la classe de Gustave Vogt. Il fut hautboïste de l’orchestre de l’Opéra de 1855 à 1868. En 1867, il fuLire la suite…, TaffanelTaffanel, Claude-PaulClaude-Paul Taffanel (Bordeaux, 16 septembre 1844 – Paris, 22 novembre 1908), flûtiste, compositeur et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint les 1ers prix de flûte (1860), d’harmonie (1862) et de contrepoint et fugue (1865). Il fut engagé dans l’orchestre dLire la suite…, MohrMohr, Jean-Baptiste VictorJean-Baptiste Victor Mohr (Paris, 24 février 1823 – Paris, 14 avril 1891), corniste, compositeur et chef d’orchestre. Il étudia à l’Académie de Musique de Valenciennes puis au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de cor en 1847. Il fut premier cor solo de l’orchestre de l’OpLire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…, LeboucLebouc, Charles-JosephCharles-Joseph Lebouc (Besançon, 22 décembre 1822 – Hyères, 7 mars 1893), violoncelliste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix de violoncelle en 1844. Il fut membre de l’orchestre de l’Opéra de 1846 à 1848 et l’année suivante de la Société desLire la suite… et GoufféGouffé, AchilleAchille-Henry-Hector Gouffé (Pontoise, 4 novembre 1804 – Paris, 31 août 1874), contrebassiste. Il fut contrebassiste à la Société des Concerts du Conservatoire et à l’Opéra. De 1836 à 1874, il organisa chez lui des séances de musique de chambre qui furent très suivies et auxquelles partiLire la suite…, artistes d’élite qui l’ont admirablement secondée dans l’exécution du magnifique septuor de Hummel et de la sonate en fa de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…. Mlle Mangin appartient à cette catégorie d’exécutans qui ne recherchent point l’effet dans la difficulté vaincue ; son jeu est sobre, élégant, irréprochable, et on s’aperçoit aisément qu’une bonne et solide éducation lui a inculqué de bonne heure le respect le plus absolu pour l’œuvre des grands maîtres. Dans l’exécution de la musique classique, l’exagération des nuances, l’abus de la pédale et les changemens de mouvemens que le texte n’autorise point sont autant d’erreurs dans lesquels tombent certains artistes, for bien doués d’ailleurs, sans aucun profit pour leur personnalité. Mlle Mangin, au contraire, a puisé à l’école de Mme Farrenc l’amour du beau et le secret de ces précieuses traditions que bien des professeurs négligent, et qu’il importe cependant de conserver dans toute leur pureté.

Le nom de WaldteufelWaldteufel, Marie-[Cécile]-Noémie Lévy diteMarie-[Cécile]-Noémie Lévy dite Waldteufel (Lyon, 24 mai 1848 – Paris, 30 décembre 1912), harpiste et soprano. Elle étudia au Conservatoire de Paris où elle obtint un 1er prix de harpe en 1864. Elle débuta dans un concert à la salle Erard le 24 février 1865. Le 13 mars 1867 elle se produLire la suite… éveille, comme celui de MusardMusard, PhilippePhilippe Musard (Tours, 9 novembre 1792 – Auteuil, 30 mars 1859), compositeur et chef d’orchestre. Il étudia au Conservatoire de Paris puis se produisit dans les concerts en plein air en Angleterre de 1815 à 1830. Il revint en France et créa ces même concerts-promenades en 1833 aux Champs-ElysLire la suite… ou de StraussStrauss, IsaacIsaac Strauss (Strasbourg, 2 juin 1806 – Paris, 9 août 1888), compositeur et chef d’orchestre. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris puis fut violoniste au Théâtre-Italien de 1827 à 1840. Il dirigea les orchestres des casinos des villes d’eau (Aix-les-Bains, Vichy) et des fetes publLire la suite…, le souvenir des valses entraînantes et des cotillons compliqués. C’est aussi le nom de deux jeunes sœurs, nièces ou petites-filles du célèbre chef d’orchestre, qui se sont produites cette année pour la première fois en public, et dont je tiens à signaler les heureuses dispositions et le talent précoce. L’aînée, Mlle Noémi, joue fort bien de la harpe et chante très agréablement ; elle eût pu s’accompagner elle-même la romance du Saule. Mlle Clémence, sa sœur cadette, est encore une enfant ; et déjà elle montre dans l’interprétation des œuvres de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, de HaydnHaydn, Franz JosefFranz Josef Haydn (Rohrau/Basse Autriche, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809), compositeur. Il étudia avec Johann Mathias Franck, chef de chœur de l’église de Hainburg et fut remarqué par Reutter, maître de chapelle du Stephansdom à Vienne, qu’il le recruta en 1739 ou 1740 comme choristeLire la suite… et de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, des qualités qui promettent une remarquable artiste. Je regrette de ne pouvoir souhaiter qu’une bienvenue de quelques lignes à ses deux intéressantes personnes.

Les sœurs Waldteufel m’amènent tout naturellement à parler des sœurs PellinPellini, NinaRita et Nina Pellini ( ? – ?), sopranos. Les deux sœurs Pellini seraient originaires du Piémont. Rita Pollini se produisit dans Luisa Miller (Verdi) à Naples en 1857 puis dans un concert du violoniste Henri Wieniawski à Saint-Pétersbourg le 17 avril 1860. Avec sa sœur Nina, elle donna un cLire la suite…i. Celles-là sont d’origine allemande ; celles-ci sont Italiennes, et c’est dans une réunion intime que j’ai eu le plaisir de les connaître et de les applaudir. Si elles ne chantent guère que des duos, c’est que rien n’est plus sympathique et plus harmonieux que le mélange de leurs deux voix. M. Gounod, à qui elles ont été présentées, leur a promis d’écrire pour elles un nocturne qui ne sera certainement pas le feuillet le moins précieux de leur album, où figurent les noms de GabussGabussi, VincenzoVincenzo Gabussi (Bologne, ? 1800 – Londres, 12 septembre 1846), compositeur et professeur de chant. Il étudia le contrepoint avec Stanislas Mattei et fit représenter son premier opéra, i Furbi al cimento, à Modène en 1825. La même année il s’installa à Londres, où il eut beaucoup de suLire la suite…i, de Mendelssohn et de Robert Schumann. Je recommande à ceux qui éprouvent quelque difficulté à se familiariser avec la musique de ce maître le duo intitulé les Villanelles Villanelle (Ländliches Lied) op. 29 no. 1Villanelle (Ländliches Lied) op. 29 no. 1, mélodie pour deux voix et piano sur un poème en allemand d’Emanuel Giebel mis en musique par Robert Schumann. Les paroles françaises sont dues à Victor Wilder.Lire la suite…[Villanelle] ; c’est un petit chef-d’œuvre, et je ne l’ai jamais entendu mieux chanter, avec autant de charme et de perfection, que par les demoiselles PelliniPellini, RitaRita Pellini ( ? – ?), soprano. Rita et sa sœur Nina Pellini seraient originaires du Piémont. Rita Pellini se produisit dans Luisa Miller (Verdi) à Naples en 1857 puis dans un concert du violoniste Henri Wieniawski à Saint-Pétersbourg le 17 avril 1860. Avec sa sœur Nina elles donnèrent un cLire la suite….

M. Karl-Auguste KrebsKrebs, Karl AugustKarl August Krebs (Nuremberg, 16 janvier 1804 – Dresde, 16 mai 1880), chef d’orchestre et compositeur. Il débuta comme pianiste à six ans et se mit à composer l’année suivante. Il étudia d’abord avec Johann Nepomuk Schelble puis à Vienne avec Ignaz Xaver Ritter von Seyfried (1825). TroLire la suite…, directeur de la musique de S. M. le roi de Saxe, est un des musiciens les plus érudits et les plus justement renommés qu’il y ait aujourd’hui en Allemagne. On le considère comme un chef d’orchestre extrêmement habile, et ce n’est point avec les capricieuses évolutions d’un archet à tous crins, ni avec des gestes trop accentués, ni avec des mouvements de tête et d’épaules, ni par des contorsions d’aucune sorte, qu’il commande à ses instrumentistes et qu’il obtient d’eux les nuances les plus fines et les plus opposées, les transitions rapides d’un mouvement lent à un mouvement animé ; la précision dans l’attaque, la régularité du rhythme, en un mot tout ce qui constitue une exécution irréprochable. Un signe imperceptible, un regard, un léger frémissement de la main qui tient le bâton de commandement suffisent à la plupart des chefs d’orchestre allemands pour communiquer leurs moindres intentions aux musiciens qu’ils dirigent, et M. KrebsKrebs, Karl AugustKarl August Krebs (Nuremberg, 16 janvier 1804 – Dresde, 16 mai 1880), chef d’orchestre et compositeur. Il débuta comme pianiste à six ans et se mit à composer l’année suivante. Il étudia d’abord avec Johann Nepomuk Schelble puis à Vienne avec Ignaz Xaver Ritter von Seyfried (1825). TroLire la suite… peut être classé au premier rang parmi ces kapellmeister dont on dit qu’ils jouent de l’orchestre comme on joue d’un instrument. J’ai fait sa connaissance pendant que j’étais à Dresde : c’est un homme doux et bienveillant, au profil accentué, aux allures patriarcales. A l’âge de sept ans, il écrivit un petit opéra sur des paroles de KotzebuëKotzebue, August Friedrich Ferdinand vonAugust Friedrich Ferdinand von Kotzebue (Weimar, 3 mai 1761 – Mannheim, 23 mars 1819), auteur dramatique. Il étudia le droit et devint avocat en 1780. Il fut nommé secrétaire du gouverneur-général de Saint-Pétersbourg puis assesseur à la Haute Cour d’appel de Tallim en 1783. Deux ans plusLire la suite…, et son goût bien prononcé pour la musique se développant avec les années, il finit par triompher de la résistance de ses parens qui voulaient lui faire suivre la carrière ecclésiastique. Puis il se maria. Mme Aloyse Krebs-Michaélis, première chanteuse du théâtre de Dresde, tragédienne lyrique de beaucoup de talent, a toutes les qualités d’une grande musicienne et d’une véritable artiste. Lorsque j’allais rendre visite à M.et Mme Krebs, une petite fille était au piano et étudiait, sous les yeux de son père, une sonate composée par lui. Il y a de cela trois ou quatre ans à peine, et la petite fille est devenue une grande et belle personne, très fière de porter un nom doublement célèbre et le titre fort honorable de pianiste de S. M. le roi de Saxe. Elle a donné chez Erard un concert dans lequel elle a exécuté différens morceaux de MendelssohnMendelssohn, FelixJacob-Ludwig-Felix Mendelssohn-Bartholdy (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), compositeur. Il étudia la composition avec Zelter et le piano avec Berger et se lia d’amitié avec Goethe. Enfant surdoué, ses premières compositions datent de 1819 et à douze ans il avait déjà cLire la suite…, de BachBach, Jean-SebastienJohann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750), organiste et compositeur. Il fut nommé organiste à la Neue Kirche d’Arnstadt de 1703 à 1707. Ses premières œuvres pour orgue datent de cette époque. Il devint organiste à la Blasiuskirche de Mulhausen en 1707 et éLire la suite…, de ChopinChopin, Frédéric-FrançoisFrédéric-François Chopin (Zelazowa près Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849), compositeur et pianiste. S’il étudia la musique avec Joseph Elsner, l’orgue et le piano avec Wilhelm Würfel, Chopin fut essentiellement un pianiste autodidacte.Ses premières compositions, des PoLire la suite…, de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite…, de BeethovenBeethoven, Ludwig vanLudwig van Beethoven (Bonn, 16 décembre 1770 – Vienne, 26 mars 1827), compositeur. Enfant prodige qui donna son premier concert public à Bonn à huit ans. Il alla à Vienne et prit des leçons avec Haydn de 1792 à 1794 puis avec Albrechtsberger de 1794 à 1795 et avec Salieri vers 1799. Il compLire la suite…, et j’ai voulu, avant de rendre hommage au magnifique talent de Mlle Maria Krebs, témoigner à son père et à sa mère que j’avais conservé d’eux le meilleur souvenir.

Les musiciens qui composent de la musique de chambre vivent à l’abri des tribulations, du découragement et des déceptions auxquels sont exposés les autres compositeurs, et on en compte très peu qui, par ambition ou par mésaventure, sortent de leur sphère tranquille pour entrer en relation avec des directeurs de théâtre. Heureux confrères ! il vous suffit, pour jouir du fruit de vos œuvres, d’un groupe d’artistes dévoués et de quelques pupitres disposés dans un salon ou sur une estrade. Ne regrettez pas le peu de bruit qui se fait autour de votre nom ; le public vous connaît à peine et vos profits sont peu de chose ; mais les musiciens sérieux vous estiment et très souvent ils vous envient. Tel qui écrit un opéra que l’on chantera cent fois de suite serait fort embarrassé peut-être s’il lui fallait composer une sonate ou un quatuor ; vous avez donc la science, si vous n’avez pas toujours le génie ; il en est de moins bien partagés que vous. Ne cherchez pas à pénétrer les mystères des coulisses où s’agitent tant de haines, de jalousies et autres vilains sentimens dont le tableau troublerait la sérénité de votre âme ; souvenez-vous de cette belle parole qu’a dite M. Hector BerliozBerlioz, Louis-HectorLouis-Hector Berlioz (La Côte Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869), compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Lesueur et obtint le 1er Prix de Rome en 1830. La même année, il composa sa Symphonie fantastique. De retour de Rome, il composa Lelio ou le Retour à la vLire la suite… en son langage imagé et viril : « Les théâtres sont les mauvais lieux de la musique, et la chaste muse qu’on y traîne n’y pose le pied qu’en frémissant. ». Dans la voie que vous avez choisie, il y a des jouissances intimes bien préférables à certains triomphes trop chèrement payés et trop longtemps attendus ; de grands génies s’y sont illustrés et vous ont laissé, avec leurs œuvres impérissables, l’exemple d’une vie paisible et honorée. Travaillez au milieu du calme et du recueillement, tandis que d’autres travaillent au milieu des agitations et du doute ; vous n’avez pas à dépenser votre énergie dans des luttes stériles, et, tristement assis sur le rivage, vous ne voyez pas s’éloigner chaque jour quelques unes de vos plus chères illusions. Heureux les musiciens qui composent de la musique de chambre !

J’ai fait ces réflexions sans amertume et sans arrière-pensée, en assistant, dans les salons de M. Pleyel, à l’exécution de deux trios pour piano, violon et violoncelle, l’un de M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite…, l’autre de M. DamckeDamcke, Berthold JacquesBethold Jacques Damcke (Hanovre, 6 février 1812 – Paris, 15 février 1875), compositeur, pianiste et chef d’orchestre. Il fit d’abord des études de théologie puis de musique avec Aloys Schmitt à Francfort et fut engagé comme altiste dans l’orchestre de la cour de Hanovre à partir de 18Lire la suite…. Ce dernier morceau, je crois, était inédit. L’auteur, né à Hanovre, a habité successivement l’Allemagne, la Russie et la Belgique ; depuis quelques années il est fixé à Paris. Professeur d’harmonie d’une grande érudition, littérateur distingué, M. DamckeDamcke, Berthold JacquesBethold Jacques Damcke (Hanovre, 6 février 1812 – Paris, 15 février 1875), compositeur, pianiste et chef d’orchestre. Il fit d’abord des études de théologie puis de musique avec Aloys Schmitt à Francfort et fut engagé comme altiste dans l’orchestre de la cour de Hanovre à partir de 18Lire la suite… publie périodiquement, dans les journaux de Berlin, de Leipzig et de Saint-Pétersbourg, des articles de critique fort estimés. Le trio dont il a confié l’interprétation à MM. De La Nux, HammerHammer, Richard-RobertRichard-Robert Hammer (Eberfeld/Allemagne, 18 novembre 1828 – Paris, 29 novembre 1907), violoniste et compositeur. Vers 1850, il s’installa à Paris, où il enseigna le violon et la musique de chambre tout en se produisant dans des concerts de musique de chambre, souvent avec les pianistes WilheLire la suite… et NorblinNorblin, Alphonse-EmileIl étudia au Conservatoire de paris et obtint un 1er prix de violoncelle en 1841. Il est engagé comme violoncelliste à l’orchestre de l’Opéra depuis 1er avril 1839. Il se consacre surtout à l’enseignement.Sources: C. Pierre: Le Conservatoire National de musique; Dictionnaire dela musiquLire la suite…, se distingue par des qualités tout exceptionnelles au point de vue de l’idée, de la forme, du travail harmonique et de la pureté du style. Chaque partie de cette œuvre remarquable offre un intérêt réel, et si l’allegroIntroduction et Allegro appassionato pour piano et orchestre en sol majeur op. 92Introduction et Allegro appassionato pour piano et orchestre en sol majeur op. 92 de Robert Schumann. L’œuvre fut composée en 8 jours en 1849 comme cadeau d’anniversaire pour sa femme, Clara, qui célébrait ses trente ans. L’œuvre fut créée par Clara Schumann à la salle du Gewandhaus deLire la suite… et le scherzoUn ballo in mascheraUn ballo in maschera, opéra en trois actes sur un livret en italien d’Antonio Somma mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Théâtre Apollo à Rome le 17 février 1859. Le livret s’inspire du livret d’Eugene Scribe Gustave III, ou le bal masqué, dont il transpose l’action de StockhLire la suite… ont été particulièrement applaudis, c’est que l’andante con variazioni et l’allegro vivace présentent des difficultés avec lesquelles les trois virtuoses que j’ai nommés n’avaient pas eu le temps de se familiariser. M. RosenhainRosenhain, JacobJacob Rosenhain (Mannheim, 2 décembre 1813 – Bade, 21 mars 1894), pianiste et compositeur. Il étudia avec Jakob Schmitt, Kalliwoda et Franz Xaver Schnyder von Wartensee et débuta comme pianiste à Francfort, où il s’installa. Il y produisit son opéra : Der Besuch im Irrenhaus (1834). En 18Lire la suite…, secondé tour à tour par MM. AlardAlard, Delphin-JeanDelphin-Jean Alard (Bayonne, 8 mars 1815 – Paris, 22 février 1888), violoniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Habeneck, Fétis et Halévy et obtint un premier prix de violon à l’unanimité en 1830. Il fut soliste à la Société des Concerts du ConservatoLire la suite…, ErnstErnst, Heinrich WilhelmHeinrich Wilhelm Ernst (Brno, 8 juin 1812 – Nice, 8 octobre 1865), violoniste, altiste et compositeur. En 1825, il entra au Conservatoire de Vienne étudier le violon avec Joseph Boehm puis Joseph Mayseder et la composition avec Ignaz von Seyfried. Les concerts que donna Nicolo Paganini à Vienne Lire la suite…, MaurinMaurin, Jean-PierreJean-Pierre Maurin (Avignon, 14 février 1822 – Paris, 16 mars 1894), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Guérin, Baillot et Habeneck et obtint un premier prix de violon en 1843. Il fut engagé dans l’orchestre de l’Opéra-Comique et en 1848 dans celui des Concerts du ConserLire la suite… et JoachimJoachim, JosephJoseph Joachim (Kitsee près de Presbourg/Bratislava, 28 juin 1831 – Berlin, 15 août 1907), violoniste, compositeur et pédagogue. Enfant prodige, il étudia à Pest et à Vienne et fit ses débuts à huit ans. Ayant développé toute sa technique dès l’âge de douze ans, il étudia ensuite àLire la suite…, fut un des premiers qui donnèrent à Paris des séances de musique de chambre, et il a écrit un assez grand nombre de trios, de sonates et de quatuors pour acquérir dans ce genre de composition une sérieuse renommée. La jolie villa qu’il habite l’été aux environs de Bade, non loin de celle de Mme Pauline Viardot, est chaque année le lieu de rendez-vous pour les artistes les plus célèbres. J’y ai vu successivement RubinsteinRubinstein, AntonAnton Rubinstein (Vikhvatinets/ Ukraine, 28 novembre 1829 – Peterhof/ Russie, 20 novembre 1894), pianiste et compositeur. Il étudia le piano avec A. I. Villoing et fit un tour de l’Europe comme enfant prodige (1840-1843). Sa famille s’installa à Berlin où, de 1844 à 1846, il étudia la comLire la suite…, ServaisServais, Adrien FrancoisAdrien-François Servais, (Hal près de Bruxelles, 6 juin 1807 – Hal, 26 novembre 1866), violoncelliste et compositeur. Il étudia le violoncelle avec N.-J. Platel au Conservatoire de Bruxelles et obtint un premier prix en 1829. Il se produisit en concerts à Paris en 1834 et à Londres en 1835. ILire la suite…, VieuxtempsVieuxtemps, HenriHenri Vieuxtemps (Verviers/Belgique, 17 février 1820 – Mustapha/Algérie, 6 juin 1881), violoniste et compositeur. Enfant prodige, il se produisit en concerts à Bruxelles dès l’âge de sept ans, attirant l’attention du violoniste Charles de Bériot qui le fit venir à Paris, où il débuta enLire la suite…, CossmannCossmann, BernhardBernhard Cossmann (Dessau, 17 mai 1822 – Frankfort, 7 mai 1910), violoncelliste. Il étudia avec Theodore Muller et Karl Drechsler entre autres avant d’être engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien de 1840 à 1846. A Paris, il fit la connaissance de Franz Liszt, qui l’engagea dans l’orLire la suite…, LéonardLeonard, HubertVioloniste, pédagogue et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François-Antoine Habeneck tout en travaillant comme violoniste à l’orchestre du Théâtre des Variétés puis à celui de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. Violon solo des concerts Vivienne, il fit des tournée dLire la suite…, Hans von BulowBulow, Hans Guido Freiherr vonHans Guido Freiherr von Bülow (Dresde, 8 janvier 1830 – Le Caire/Egypte, 12 février 1894), pianiste et chef d’orchestre. Il prit des leçons de piano avec Friedrich Wieck, père de Clara Schumann puis de composition avec Max Eberwein à Dresde et Louis Plaidy (piano) et Moritz Hauptmann (composiLire la suite… et beaucoup d’autres. On y fait d’excellente musique, et naturellement le maître de la maison apporte un précieux contingent à ces réunions intimes. Le trio inscrit sur le programme de M. de La Nux m’a rappelé une de ces charmantes soirées que j’ai passées dans le chalet hospitalier de l’avenue de Lichtenthal.

M. Camille Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, un des plus jeunes et des plus grands musiciens de ce temps-ci, bien qu’il n’ait jamais été à Rome, a donné deux concerts presque exclusivement consacrés à l’audition de ses œuvres. Il a dirigé le premier ; M. SeghersSeghers, Francois-Jean-BaptisteFrançois-Jean-Baptiste Seghers (Bruxelles, 17 janvier 1801 – Margency, 2 février 1881), chef d’orchestre. Il étudia le violon avec Baillot et fut l’un des fondateurs de la Société des Concerts du Conservatoire en 1828. Fervent défenseur de la musique de chambre, il organisait des séanceLire la suite…, chef d’orchestre extrêmement habile, qui depuis quelques années ne fait pas assez parler de lui, a dirigé le second. Le concertoConcerto pour violon et orchestre no. 1 en la majeur op. 20Concerto pour violon et orchestre no. 1 en la majeur op. 20 de Camille Saint-Saëns créé dans les salons Pleyel, Wolff et Cie. le 4 avril 1867 sous la direction du compositeur par le violoniste Pablo Sarasate à qui l’œuvre est dédiée.Lire la suite…, la romanceRomance pour violon, piano (ou harpe) et harmonium en si bémol majeur op. 27Romance pour violon, piano (ou harpe) et harmonium en si bémol majeur op. 27 de Camille Saint-Saëns dédiée à Gustave DoréLire la suite…, l’introductionIntroduction et rondo capriccioso pour violon et orchestre en la mineur op. 28Introduction et rondo capriccioso pour violon et orchestre en la mineur op. 28 de Camille Saint-Saëns créé le 4 avril 1867 sous la direction du compositeur par le violoniste Pablo Sarasate à qui l’œuvre est dédiée.Lire la suite… et le rondo capriciosoIntroduction et rondo capriccioso pour violon et orchestre en la mineur op. 28Introduction et rondo capriccioso pour violon et orchestre en la mineur op. 28 de Camille Saint-Saëns créé le 4 avril 1867 sous la direction du compositeur par le violoniste Pablo Sarasate à qui l’œuvre est dédiée.Lire la suite…, admirablement exécutés par le violoniste SarasateSarasate, Martin Meliton dit Pablo deMartin Meliton dit Pablo de Sarasate (Pampelune, 10 mars 1844 – Biarritz, 20 septembre 1908), violoniste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de solfège, un 1er prix de violon en 1857 et 2e accessit d’harmonie en 1859. Il fut un virtuose du violon se produisaLire la suite…, sont des compositions d’un mérite exceptionnel, dans lesquelles l’orchestre est traité avec une habilité et un art vraiment supérieurs. Il n’y a pas lieu de s’en étonner pour ceux qui ont entendu la première symphonie composée par M. Camille Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… à l’âge de seize ans, et qui fut exécutée, sous la direction de M. SeghersSeghers, Francois-Jean-BaptisteFrançois-Jean-Baptiste Seghers (Bruxelles, 17 janvier 1801 – Margency, 2 février 1881), chef d’orchestre. Il étudia le violon avec Baillot et fut l’un des fondateurs de la Société des Concerts du Conservatoire en 1828. Fervent défenseur de la musique de chambre, il organisait des séanceLire la suite…, par la Société de Sainte-Cécile. La tarentelleTarentelle pour flute, clarinette et orchestre en la mineur op. 6Tarentelle pour flûte, clarinette et orchestre en la mineur op. 6 de Camille Saint-Saëns. L’œuvre est dédiée au flûtiste Louis Dorus et au clarinettiste Adolphe-Marthe Leroy. Il en existe une version pour flûte, clarinette et piano.Lire la suite… pour flûte et clarinette, dont le thème n’a guère plus de quatre à cinq notes, est un morceau d’une originalité extrême, un de ces tours de force auxquels les savans musiciens se plaisent quelquefois, et qui sont doublement réussis lorsqu’ils plaisent à tout le monde. Cette tarentelleTarentelle pour flute, clarinette et orchestre en la mineur op. 6Tarentelle pour flûte, clarinette et orchestre en la mineur op. 6 de Camille Saint-Saëns. L’œuvre est dédiée au flûtiste Louis Dorus et au clarinettiste Adolphe-Marthe Leroy. Il en existe une version pour flûte, clarinette et piano.Lire la suite… avait pour interprètes M. DorusDorus, LouisVincent-Joseph van Steenkiste, dit Louis Dorus (Valenciennes, 1er mars 1813 – Étretat, 9 juin 1896), flûtiste.En 1828, il obtint un premier prix de flûte au Conservatoire de Paris et fut engagé comme flûte solo à l’Opéra en 1835. Il y restera jusqu’en 1866. En 1847 il fut un des fondatLire la suite… et M. LeroyLeroy, Adolphe-MartheAdolphe-Marthe Leroy (Saint-Germain-en-Laye, 16 août 1827 – Argenteuil, 1er septembre 1880), clarinettiste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un premier prix en 1845. Membre de la Société des Concerts du Conservatoire à partir de 1851 et de la Chapelle impériale en 1853, il jouaLire la suite…. Le public, charmé, a voulu entendre deux fois ces éminens virtuoses. Un jeune élève de M. Camille Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, M. Adam Laussel, a joué avec beaucoup de netteté, de grâce et de sentiment la PolonaiseGrande Polonaise pour piano en mi bémol majeur op. 21Grande Polonaise pour piano en mi bémol majeur op. 21 de Carl Maria von Weber composée en 1808.Lire la suite… de ChopinChopin, Frédéric-FrançoisFrédéric-François Chopin (Zelazowa près Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849), compositeur et pianiste. S’il étudia la musique avec Joseph Elsner, l’orgue et le piano avec Wilhelm Würfel, Chopin fut essentiellement un pianiste autodidacte.Ses premières compositions, des PoLire la suite…, un Morceau de concert de Robert Schumann et une Fantaisie de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…. M. Hermann-LéonHermann-Léon, LeonardLeonard Herrmann dit Hermann-Léon (Lyon, 3 juillet 1814 – Paris, 13 novembre 1858), basse chantante. Il étudia le chant avec Delsarte et débuta en province puis à Bruxelles. Engagé en 1844 à l’Opéra-comique il y créa les rôles du Capitaine Roland dans Les Mousquetaires de la Reine (HalLire la suite…, fils de l’artiste regretté qui tint avec un si grand talent l’emploi de basse-chantante à l’Opéra-Comique, a fait applaudir sa voix sympathique et son excellente méthode dans le Pas d’armes du roi JeanPas d’armes du roi Jean, LeLe Pas d’armes du roi Jean, mélodie pour voix et orchestre sur un poème de Victor Hugo mis en musique par Camille Saint-Saëns. L’œuvre fut composée en 1852 et publiée en 1855.Lire la suite…, belle mélodie avec accompagnement d’orchestre, composée par M. Camille Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, et le VallonVallon, LeLe Vallon, mélodie pour voix et piano sur un poème de Alphonse de Lamartine mis en musique par Charles Gounod. L’œuvre composée en 1840 fut orchestrée vers 1857.Lire la suite…, de M. Charles GounodGounod, CharlesCharles Gounod (Paris, 17 juin 1818 – Saint-Cloud, 18 octobre 1893) compositeur. Gounod étudia le piano avec sa mère et la composition et l’harmonie en privé avec Reicha tout en faisant d’excellentes études classiques au Lycée Saint-Louis à Paris. Après avoir obtenu son baccalauréat, il Lire la suite…. Je n’oublierai pas M. Delle-SedieDelle Sedie, Enrico (Henri)Enrico (Henri) Delle Sedie (Livourne, 17 juin 1824 – La Garenne-Colombes, 29 novembre 1907), baryton et professeur de chant. Après avoir pris les armes contre les Autrichiens en 1848 et bien gagné ses galons de lieutenant, il se mit à étudier le chant avec Cesario Galeffi, Luigi Domeniconi et Lire la suite…, récemment nommé professeur au Conservatoire, chanteur qui a su conserver dans toute leur pureté les traditions de l’ancienne école italienne. M. Delle-SedieDelle Sedie, Enrico (Henri)Enrico (Henri) Delle Sedie (Livourne, 17 juin 1824 – La Garenne-Colombes, 29 novembre 1907), baryton et professeur de chant. Après avoir pris les armes contre les Autrichiens en 1848 et bien gagné ses galons de lieutenant, il se mit à étudier le chant avec Cesario Galeffi, Luigi Domeniconi et Lire la suite… a dit avec une égale perfection deux morceaux de styles bien différens : une poétique rêverieRêverie pour ViolonRêverie op. 22 no.3 pour violon et piano de Henri Vieuxtemps. L’œuvre fait partie d’un recueil intitulé Six Morceaux de salon op. 22 pour violon et piano.Lire la suite… de M. Camille Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… et une romanceRomance pour violon, piano (ou harpe) et harmonium en si bémol majeur op. 27Romance pour violon, piano (ou harpe) et harmonium en si bémol majeur op. 27 de Camille Saint-Saëns dédiée à Gustave DoréLire la suite… d’I due FoscariDue Foscari, II Due Foscari (Les Deux Foscari), tragedia lirica en trois actes sur un livret en italien de Francesco Maria Piave d’apres The Two Foscari de Byron, mis en musique par Giuseppe Verdi et créé au Teatro Argentina de Rome le 3 novembre 1844.Lire la suite…, opéra de M. Giuseppe VerdiVerdi, GiuseppeGiuseppe Verdi (Roncole près Busseto/Italie, 9 octobre 1813 – Milan, 27 janvier 1901), compositeur. Il étudia avec Ferdinando Provesi à Busseto dès 1825 puis, de 1831 à 1835 avec Vincenzo Lavigna à Milan. De 1836 à 1839, il fut maestro di musica à Busseto puis retourna à Milan où son premiLire la suite….

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler maintenant que M. Camille Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… est l’auteur d’un grand ouvrage reçu depuis quelques années déjà au Théâtre-Lyrique.

Mlle Caroline Bonnias, cantatrice qui a obtenu de très grands succès au théâtre San-Carlos à Lisbonne, et que les raisons de santé ont éloignée momentanément de la scène, a donné dans les salons du Grand-Orient une soirée musicale à laquelle ont pris part MM. Théodore RitterRitter, ThéodoreToussaint Prévost [Prévost-Ritter], dit Théodore Ritter (Nantes, 5 avril 1840 – Paris, 6 avril 1886), pianiste et compositeur. Il fut l’unique élève de Berlioz, qui lui confia la réduction pour piano de L’Enfance du Christ et de Romeo et Juliette. Il excellait dans l’interprétation deLire la suite…, Léon Duprez, Whiteg [White et] PothinPothin, Jean-Baptiste-GustaveJean-Baptiste-Gustave Pothin (Paris, 30 septembre 1838 – Paris, 31 mars 1876), corniste. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de cor en 1853. Il fut engagé à l’orchestre de l’Opéra de Paris le 1er octobre 1861. Il épousa la cantatrice et professeur de chant CamilLire la suite…. Mlle Jeanne TordeusTordeus, JeanneJeanne Tordeus (Bruxelles, 24 décembre 1842 – Bruxelles, 6 janvier 1911), actrice. C’est l’actrice Rachel qui la découvrit en 1853 et l’encouragea à entrer au Conservatoire royal de Bruxelles, où elle remporta en 1858 le prix de tragédie. Elle suivit ensuite les cours de Jean-Baptiste PLire la suite…, de la Comédie-Française, a déclamé des vers de Victor HugoHugo, VictorVictor Hugo (Besançon, 26 février 1802 – Paris, 22 mai 1885), écrivain. Tête de file du romantisme, il publia de nombreux poèmes dont Odes (1822), Les Orientales (1829), Les Feuilles d’automne (1831) et surtout le manifeste du romantisme qu’est sa préface à son drame historique CromwellLire la suite…, des vers qui peuvent se passer de musique. Mlle Caroline Bonnias chante avec un goût exquis ; sa voix a de la flexibilité et du charme ; le travail l’a assouplie sans lui rien ôter de sa fraîcheur. Elle a dit, pour le plus grand plaisir du nombreux auditoire qui assistait à son concert, les Adieux de Marie StuartMarie StuartMarie Stuart, opéra en cinq actes sur un livret de Theodore Anne mis en musique par Louis Niedermeyer et créé à l’Opéra de Paris le 6 décembre 1844.Lire la suite…, mélodie dramatique de Niedermeyer, la chanson de la coupe, d’HerculanumHerculanumHerculanum, opéra en quatre actes sur un livret de Joseph Méry et Térence Hadot mis en musique par Félicien David et créé à l’Opéra de Paris le 4 mars 1849.Lire la suite…, une ValseValse des GardesValse des Gardes, pour orchestre militaire composée par Daniel Godfrey pour un bal donné en l’honneur du mariage du prince de Galles (futur roi Edouard VII) avec Alexandra de Danemark en 1863.Lire la suite… (Valzer della guardiaValse des GardesValse des Gardes, pour orchestre militaire composée par Daniel Godfrey pour un bal donné en l’honneur du mariage du prince de Galles (futur roi Edouard VII) avec Alexandra de Danemark en 1863.Lire la suite…), de Godfrey, et avec M. Léon Duprez, la SerenataLa Serenata (Notturno)La Serenata (Notturno), mélodie pour soprano et ténor sur des paroles en Italien de Carlo Pepoli mises en musique par Gioachino Rossini. Il s’agit de la onzième des douze mélodies publiées en recueil sous le titre Soirées musicales entre 1830 et 1835.Lire la suite… de Rossini et le duo du premier acte de Don JuanDon Giovanni (Don Juan)Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, K.V. 527, dramma giocoso en deux actes sur un livret de Lorenzo Da Ponte mis en musique par Wolfgang Amadeus Mozart et créé au Théâtre des Etats de Prague le 29 octobre 1787. Mozart fit des modifications pour la création de l’œuvre au Burgtheater deLire la suite….

M. Julien SauzaySauzay, JulienJulien Sauzay (Paris, 6 juillet 1838 – Pont-Audemer/Eure, 8 septembre 1909), violoniste. Il était le fils du violoniste Eugene Sauzay et d’Augustine Baillot, fille du violoniste Pierre Baillot. Son père lui enseigna le violon et il se produisit dans les séances de musique fort courues que sonLire la suite…, fils de M. Eugène Sauzay, l’éminent professeur du Conservatoire, l’élève et le gendre de Baillot, est un jeune violoniste qui, on le voit, a été élevé à bonne école. Une très grande souplesse d’archet ; une irréprochable justesse, un style d’une suprême élégance, traditions de famille dont M. Julien SauzaySauzay, JulienJulien Sauzay (Paris, 6 juillet 1838 – Pont-Audemer/Eure, 8 septembre 1909), violoniste. Il était le fils du violoniste Eugene Sauzay et d’Augustine Baillot, fille du violoniste Pierre Baillot. Son père lui enseigna le violon et il se produisit dans les séances de musique fort courues que sonLire la suite… devait naturellement hériter, distinguent le talent de cet artiste qui a peu de chose à faire pour devenir un maître à son tour. Secondé par Mme Tardieu de Malleville, par MM. FranchommeFranchomme, Auguste-JosephAuguste-Joseph Franchomme (Lille, 10 avril 1808 – Paris, 21 janvier 1884), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris et remporta un premier prix de violoncelle en 1825. Il fut d’abord engagé à l’orchestre de l’Ambigu, puis à celui du Théâtre-Italien en 1827. L’année suivanLire la suite…, MasMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite…, GastellierGatellier, Jules-Auguste-AlexandreJules-Auguste-Alexandre Gatellier (Villeneuve-l’Archeveque/Yonne, 30 août 1842 – ?), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er accessit de violon en 1864. Il fut engagé dans l’orchestre des concerts Pasdeloup, du Théâtre du Palais-Royal, de l’Opéra-ComiqueLire la suite… [Gatellier]Gatellier, Jules-Auguste-AlexandreJules-Auguste-Alexandre Gatellier (Villeneuve-l’Archeveque/Yonne, 30 août 1842 – ?), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er accessit de violon en 1864. Il fut engagé dans l’orchestre des concerts Pasdeloup, du Théâtre du Palais-Royal, de l’Opéra-ComiqueLire la suite… et LelongLelong, Zéphirin-Edouard-CamilleZéphirin-Edouard-Camille Lelong (Soignies/Belgique, 24 mars 1841 – Aix-les-Bains, 25 juin 1888), violoniste. Il étudia au Conservatoire de Paris et obtint un 1er prix de violon en 1862. Il fut engagé dans l’orchestre de l’Opera de Paris de juillet 1861 à février 1872. Il fut soliste des Lire la suite…, M. Julien SauzaySauzay, JulienJulien Sauzay (Paris, 6 juillet 1838 – Pont-Audemer/Eure, 8 septembre 1909), violoniste. Il était le fils du violoniste Eugene Sauzay et d’Augustine Baillot, fille du violoniste Pierre Baillot. Son père lui enseigna le violon et il se produisit dans les séances de musique fort courues que sonLire la suite… nous a fait entendre, dans la soirée musicale qu’il a donnée chez Erard, le quintette en Souvenir de Grétry op. 9Souvenir de Grétry, fantaisie pastorale pour violon et piano op. 9 de Hubert Leonard. Il en existe également une version pour violon et orchestre.Lire la suite… majeur et la sonate en si bémol de MozartMozart, Wolfgang AmadeusWolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791), compositeur. Enfant prodige. Son père développa ses dons pour le piano et la composition et l’exhiba dès l’âge de six ans dans des voyages à travers toute l’Europe. Ses premières compositions, des pièces Lire la suite…, un trio de WeberWeber, Carl Maria vonCarl Maria von Weber (Eutin, 18 novembre 1786 – Londres, 5 juin 1826), compositeur. Il étudia avec son père, puis avec Johann Peter Heuschkel, organiste à Hildburghausen où sa famille s’était établie en 1796. L’année suivante, sa famille s’installa à Salzbourg où Weber étudia avec Lire la suite… et une rêverie de VieuxtempsVieuxtemps, HenriHenri Vieuxtemps (Verviers/Belgique, 17 février 1820 – Mustapha/Algérie, 6 juin 1881), violoniste et compositeur. Enfant prodige, il se produisit en concerts à Bruxelles dès l’âge de sept ans, attirant l’attention du violoniste Charles de Bériot qui le fit venir à Paris, où il débuta enLire la suite….

Voici un autre jeune violoniste, M. Achille Dien, qui, lui aussi, a droit aux éloges et aux encouragemens les plus sérieux. Le principal attrait du concert de M. Achille Dien était une série de compositions, pour la plupart inédites, de M. Henri Reber.  Ce maître, dont François WartelWartel, Pierre-FrançoisPierre-François Wartel (Versailles, 3 avril 1806 – Paris, 3 août 1882), ténor. Il étudia le chant avec Alexandre-Etienne Choron puis avec Adolphe Nourrit, et débuta à l’Opéra dans le rôle d’Aménophis (Moise, Rossini) en 1830 ; il y tint des petits rôles jusqu’en 1846. Il quitta enLire la suite… a interprété autrefois les gracieuses et poétiques mélodies : (qui ne se souvient du succès de l’EchangeEchange, L’L’Échange, ariette pour  voix et piano sur un poème d’Alexandre Dumas père mise en musique par Henri Reber .Lire la suite…, d’Haï-LuliHai LuliHai Luli, mélodie pour voix et piano sur un poème de Xavier de Maistre mise en musique par de Henri Reber.Lire la suite… [Hai LuliHai LuliHai Luli, mélodie pour voix et piano sur un poème de Xavier de Maistre mise en musique par de Henri Reber.Lire la suite…], des Stances de MalherbeStances de MalherbeStances de Malherbe, mélodie pour voix et piano sur un poème de François de Malherbe, paraphrase d’un passage du psaume 145, mis en musique par Napoléon-Henri Reber.Lire la suite…, de la Chanson du PaysChanson du paysChanson du pays, mélodie pour voix et piano sur un poème d’Auguste Plage Brizeux mis en musique par Napoléon-Henri Reber.Lire la suite…, du Papillon et la FleurPapillon et la Fleur, LeLe Papillon et la Fleur, mélodie pour voix et piano sur un poème de Victor Hugo mise en musique par Henri Reber.Lire la suite… ?) – put être appelé le SchubertSchubert, Franz PeterFranz Peter Schubert (Vienne, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1728), compositeur. Il étudia d’abord avec le chef de chœur de l’église de Lichtental, Michael Holzer, qui lui permit de passer l’examen d’entrée et de devenir boursier en 1808 à la chapelle de la Cour comme petit chaLire la suite… français. MaisMas, Joseph-Louis-MarieJoseph-Louis-Marie Mas (Castelnaudray, 4 novembre 1820 – Paris, 13 octobre 1896), altiste. Il étudia le violon au Conservatoire de Paris et obtint un deuxième prix en 1840. Il fut engagé dans l’orchestre du Théâtre-Italien et Chevillard l’engagea en 1852 dans la Société des derniers quaLire la suite… ce n’est pas seulement par la vogue et le mérite tout particulier de ses mélodies détachées que M. Henri Reber justifie cette flatteuse comparaison. Comme Schubert, il a écrit des œuvres dramatiques, de la musique de chambre et des symphonies, dont l’une a été exécutée par l’orchestre de la Société des concerts du Conservatoire.

Si l’auteur de la Nuit de NoëlNuit de Noël, LaLa Nuit de Noël, opéra-comique en trois actes sur un livret d’Eugène Scribe, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 9 février 1848.Lire la suite…, du Père GaillardPère Gaillard, LeLe Père Gaillard, opéra-comique en trois actes sur un livret de Thomas Sauvage, mis en musique par Henri Reber, créé à l’Opéra-Comique le 27 septembre 1852. Lire la suite… et des Papillottes de M. BenoistPapillottes de M. Benoist, LesLes Papillotes de M. Benoist, opéra-comique en un acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré mis en musique par Henri Reber et créé à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1853.Lire la suite… n’a pas eu au théâtre de ces succès populaires qui se traduisent par un chiffre de cent représentations consécutives, c’est uniquement à cause des qualités de distinction, de grâce et d’originalité quelque peu archaïque qui ont fait le succès de ses mélodies et de ses compositions instrumentales. Ces qualités, que les années n’ont fait que de développer et fortifier chez M. Henri Reber, se retrouvent dans son nouveau quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle, supérieurement exécuté par MM. Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite…, Achille Dien, TrombettaTrombetta, Charles-JosephCharles-Joseph Trombetta (Metz, 1er septembre 1834 – Paris, 15 mars 1899), altiste. Il fit partie de l’orchestre de l’Opéra de Paris et de plusieurs sociétés de musique de chambre dont les quatuors de Delphin Alard et d’Édouard Nadaud. Il était également sociétaire de la Société desLire la suite… et LasserreLasserre, Jules-BernardJules-Bernard Lasserre (Tarbes, 29 juillet 1838 – Tarbes, 19 février 1906), violoncelliste. Il étudia au Conservatoire de Paris où il obtint un 1er prix de violoncelle en 1855. Il fut violoncelliste solo des concerts populaires de Jules Pasdeloup depuis leur fondation. En 1859 il se produisit Lire la suite…, ainsi que dans la délicieuse mélodie : la Rive inconnueRive inconnue, LaLa Rive inconnue, mélodie pour voix et piano sur un poème de Théophile Gautier mis en musique par Napoléon-Henri Reber.Lire la suite…, dite avec beaucoup de charme par une cantatrice suédoise d’un très grand talent, Mme Tellefsen. Un duo pour piano et violon, intitulé les ClochettesLes Cloches, pour piano et violon op. 27 no. 5Les Cloches, pour piano et violon op. 27 no. 5 de Napoléon-Henri Reber. Ce morceau fait partie de la 3e suite de Neuf Pièces en quatre suites pour piano et violon op. 27 dédiées à Achille Dien.Lire la suite… [Les ClochesLes Cloches, pour piano et violon op. 27 no. 5Les Cloches, pour piano et violon op. 27 no. 5 de Napoléon-Henri Reber. Ce morceau fait partie de la 3e suite de Neuf Pièces en quatre suites pour piano et violon op. 27 dédiées à Achille Dien.Lire la suite…], et qui n’est pas une des pages les moins réussies de l’œuvre de M. Henri Reber, a été joué de la façon la plus remarquable par M. Camille Saint-SaënsSaint-Saens, Charles-CamilleCharles-Camille Saint-Saëns (Paris, 9 octobre 1835 – Alger, 16 décembre 1921), pianiste, organiste et compositeur. Il étudia le piano avec Camille Stamaty et donna son premier concert public en 1843. Il étudia au Conservatoire de Paris avec François Benoist (orgue) et Fromental Halévy (compoLire la suite… et M. Achille Dien.

Je déclare humblement l’impossibilité où je me trouve de consacrer un paragraphe spécial à tous les artistes qui m’ont fait l’honneur de m’inviter à leurs concerts. Ceux pour lesquels je vais glisser plus rapidement que je ne l’aurais voulu n’en ont pas, pour cela, moins de mérite à mes yeux et des titres moins réels à l’admiration de la foule. C’est ainsi que les pianistes-compositeurs BonewitzBonawitz, Johann HeinrichJohann Heinrich Bonawitz [Bonewitz] (Dürkheim am Rhein/Allemagne, 12 avril 1839 – Londres, 15 août 1917), pianiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Liège avant d’émigrer aux États-Unis avec ses parents en 1852, s’installant d’abord à Philadelphie, où l’orchestre du WalLire la suite…, DiémerDiémer, Joseph-LouisJoseph-Louis Diémer (Paris, 14 février 1843 – Paris, 21 décembre 1919), pianiste et pédagogue. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un premier prix de solfège (1855), de piano (1856), d’harmonie et d’accompagnement (1859), de contrepoint et fugue (1861) et enfin un deuxièmLire la suite…, KrügerKrüger, WilhelmWilhelm Krüger (Stuttgart, 5 août 1820 – Stuttgart, 16 juin 1883), pianiste, compositeur et professeur. Fils du flûtiste virtuose de l’orchestre de chambre royal du Wurtemberg Gottlieb Krüger, il fut un éminent pianiste et un compositeur de musique de salon. En 1845, il s’installa à PariLire la suite…, StoegerStoeger, ErnstErnst Stœger (Düsseldorf, 13 août 1839 – ?), violoncelliste, pianiste, et compositeur. Après avoir étudié l’harmonie et le contrepoint avec Heitsch à Mannheim, il fit partie de l’orchestre comme violoncelliste. Il donna un concert d’adieu en mars 1865 puis partit pour Paris, où il eutLire la suite…, BilletBillet, Alexandre-PhilippeAlexandre-Philippe Billet (Saint-Pétersbourg, 4 mars 1817 – Genève ?), pianiste et compositeur. Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 2nd prix de piano en 1835. En juin 1836, il s’installa à Genève, où il enseigna le piano au Conservatoire, du 16 mars 1836 au 16 juillet 18Lire la suite…, DelahayeDelahaye, Jules-Alexandre-CharlesJules-Alexandre-Charles Delahaye né Lepot (Tours, 4 décembre 1818 – Paris, 19 décembre 1893), journaliste, auteur dramatique, librettiste et administrateur. Il étudia à Paris au Lycée Louis-le-Grand, où il obtint une licence en droit. Il possédait une belle voix de baryton et prit des leçLire la suite…, SowinskiSowiński, Wojciech dit AlbertWojciech Sowiński dit Albert Sowinski (Lukaszówka/Pologne, ? 1805 – Paris, 2 mars 1880), pianiste et compositeur. À Vienne, il étudia le piano avec Carl Czerny et Maximilian Josef Leidesdorf, la composition avec Ignaz von Seyfried et l’orchestration avec Adalbert Gyrowetz ; il reçut égalLire la suite…, DombrowskiDombrowski, HenriHenri Dombrowski (Zwinaez/Pologne, 17 décembre 1836 – Paris, 7 octobre 1913), pianiste et compositeur. Élève de Franz Liszt, il se produisit en concerts à Nice, Marseille et à la cour d’Espagne avant de s’installer en 1860 à Paris, où il enseigna le piano tout en donnant des concerts chLire la suite… et Kowalski Kowalski, HenriHenri Kowalski (Paris, 1er avril 1841 – Bordeaux, 6 juillet 1916), pianiste et compositeur. En 1853, il entra au Conservatoire de Paris, où il étudia le piano avec Antoine-François Marmontel, Émile Prudent et Anatole Petit et la composition avec Michele Enrico Carafa et Samuel David. Il se proLire la suite…; les violonistes également compositeurs JacobiJacobi, GeorgesGeorges Jacobi (Berlin, 13 février 1840 – Londres, 13 septembre 1906), violoniste, chef d’orchestre et compositeur.  Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un 1er prix de violon en 1861. Il joua dans l’orchestre de l’Opéra-Comique (1861-1862), puis fut nommé premier violon dLire la suite…, Telesinsky et White ; Mmes  Belin de Launay, Teresa Carreno, PeudeferPeudefer, BlancheBlanche Peudefer née Riondet (Paris, 8 octobre 1835 – Épernay, 19 juillet 1879), soprano et professeur de chant. Elle étudia le chant avec Jean-Fréderic-Auguste Ponchard. Elle épousa Joseph Peudefer le 1er octobre 1859 à Paris et fit ses débuts dans les salons en 1861. Elle se produisit danLire la suite…, Joséphine Martin, Amélie Staps, Eugénie MelaMela, EugeniaEugenia Mela ( ? – Isola della  Scala près de Vérone, ? mars 1879), ténor. Elle était la fille du compositeur Vincenzo Mela et avait une voix de ténor. Elle se produisit au Théâtre-Italien de Paris en 1866 dans L’Italiana in Algeri (Rossini), à Covent Garden à Londres en 1867, en conLire la suite…, Constance SkiwaSkiwa, ConstanceConstance Skiwa (Vienne, ca. 1846 – Vienne, 14 avril 1881), pianiste. Elle étudia le piano avec son père, le pianiste Johann Skiwa. Elle fit ses débuts à Vienne le 14 décembre 1864 dans le 4e concerto pour piano de Beethoven puis dans un concert de musique de chambre à Leipzig en 1865. SuiviLire la suite…, Rose DesnoyerDesnoyer, RoseRose Desnoyer (? – ?), mezzosoprano. En 1866, elle fit ses débuts à Paris, où elle se produisit en concerts avec beaucoup de succès l’année suivante. En 1869, elle chanta à Brest le rôle de Rose Friquet des Dragons de Villars. Elle vint de nouveau à Paris en 1875, pour y donner avec grandLire la suite…, Thérèse Castellan, jeune et excellente violoniste ; Caroline LévyLévy, CarolineCaroline Lévy (Étain/Meuse, 20 août 1835 – ? après 1919), pianiste et professeur de piano. Elle étudia au Conservatoire de Paris, où elle obtint un 1er prix de solfège en 1851. Élève de Mme Louise Farrenc, elle obtint également un 1er prix de piano cette même année. Elle se produisit Lire la suite…, pianiste au jeu correct, interprète habile de la musique des maîtres ; le professeur de chant Joaquin Manini, le violoncelliste Jules Stellens [Steffens]Steffens, JuliusJulius Steffens (Stargard/Pomeranie, 12 juillet 1831 – Wiesbaden, 4 mars 1882), violoncelliste. Il était le fils de Friedrich Steffens, professeur de musique et directeur de l’école de musique de l’orphelinat militaire royal à Potsdam. Il étudia le violoncelle avec Moritz Ganz à Berlin etLire la suite… et le flûtiste GariboldiGariboldi, GiuseppeGiuseppe Francesco Gabriele Patrizio Gaspare Gariboldi (Macerta/Italie, 17 mars 1833 – Castelraimondo/Italie, 12 avril 1905), flûtiste et compositeur. Après ses études avec Giuseppe D’Aloe, il s’installa en 1856 à Paris comme virtuose de la flûte et compositeur. De 1859 à 1861, il fit deLire la suite…, groupés en une seule pyramide, se trouveront confondus dans les mêmes éloges. Parmi les œuvres exécutées par ces virtuoses, je mentionnerai cependant, d’une façon toute particulière, un très beau nonetto pour piano, flûte, hautbois, cor, basson, violon, alto, violoncelle et contrebasse, composé par M. Albert Sowinski ; la grande sonate pour piano seul de M. DombrowskiDombrowski, HenriHenri Dombrowski (Zwinaez/Pologne, 17 décembre 1836 – Paris, 7 octobre 1913), pianiste et compositeur. Élève de Franz Liszt, il se produisit en concerts à Nice, Marseille et à la cour d’Espagne avant de s’installer en 1860 à Paris, où il enseigna le piano tout en donnant des concerts chLire la suite…, œuvre hors ligne ; et le quintette pour piano, deux violons, alto et violoncelle, composé par M. Ernest StoegerStoeger, ErnstErnst Stœger (Düsseldorf, 13 août 1839 – ?), violoncelliste, pianiste, et compositeur. Après avoir étudié l’harmonie et le contrepoint avec Heitsch à Mannheim, il fit partie de l’orchestre comme violoncelliste. Il donna un concert d’adieu en mars 1865 puis partit pour Paris, où il eutLire la suite…, jeune musicien d’un talent incontestable, et dont le style a des allures d’une indépendance excessive.

Il a été donné, pendant la saison qui vient de s’écouler, une si grande quantité de concerts, que je n’ai pu, à mon grand regret, les citer tous. Et rien ne fait présager qu’il n’en sera pas donné un nombre tout aussi considérable pendant la saison prochaine. Du reste nous ne chômerons pas cet été, car bientôt vont commencer les concerts symphoniques, historiques et orphéoniques de l’Exposition universelle.

E. Reyer

P. S. – Il me reste à parler des messes composées par Mme de GrandvalGrandval, Marie-Félicie-Clémence deMarie-Félicie-Clémence de Grandval née de Reiset (Saint-Rémy-des-Monts/Sarthe, 21 janvier 1830 – Paris, 15 janvier 1907), compositeur. Elle étudia auprès de Friedrich von Flotow et de Camille Saint-Saëns, avant de composer des ouvrages pour la scène, notamment Le Sou de Lise (Bouffes-ParisiLire la suite…, M. Charles Colin, M. de LajarteLajarte, Theodore-Edouard Dufaure deThéodore-Édouard Dufaure de Lajarte (Bordeaux, 10 juillet 1826 – 20 juin 1890), compositeur et musicographe. Il étudia au Conservatoire de Paris la composition avec Aimé-Ambroise-Simon Leborne à partir de 1850. Son premier opéra-comique, Le Secret de l’oncle Vincent, fut suivi d’une dizaLire la suite… et le prince de Poniatowski Poniatowski, Joseph Michel Francois Xavier Jean, PrinceJoseph Michel François Xavier Jean Poniatowski (Rome, 20 février 1816 – Londres, 3 juillet 1873), prince, sénateur et compositeur. Fils naturel de Stanislas Poniatowski et de Cassandra Luci (il fut reconnu en 1822). Après des études en Toscane, il débuta sa carrière à Florence en 1838 commLire la suite…; des Sept Paroles du ChristSept paroles du Christ, LesLes Sept paroles du Christ, oratorio pour soli, chœur et orchestre sur un texte en latin tiré des Saintes Écritures mis en musique par Théodore Dubois et créé à l’église Sainte-Clotilde de Paris le 19 avril 1867. L’œuvre est dédiée à Jean-Gaspard Deguerry, curé de la Madeleine.Lire la suite…, de M. Théodore Dubois, de TobieTobieTobie : poème lyrique, pour soli, chœur d’hommes et orchestre sur un livret de Léon Halévy mis en musique par Eugène Ortolan et créé à Versailles le 16 avril 1867. La partition voix/piano fut publiée par Heugel, Paris 1867.Lire la suite…, oratorio de M. Eugène OrtolanOrtolan, EugèneEugène Ortolan (Paris, 1er avril 1824 – Paris, 12 mai 1891), compositeur. Tout en étudiant le droit, il étudia la musique au Conservatoire de Paris avec Berton et Halévy et obtint un second Prix de Rome en 1845. En 1849, il fut engagé au Ministère des Affaires étrangères où il fera une carLire la suite…, et des concerts de musique sacrée dirigés par M. VervoitteVervoitte, Charles-JosephCharles-Joseph Vervoitte (Aire-sur-la-Lys/Pas-de-Calais, 9 mai 1819 – Paris, 16 avril 1884), compositeur, organiste et maître de chapelle. Il étudia les rudiments de la musique avec le père Sironis puis plus sérieusement avec Lucien Catouillard, organiste à Aire de 1830 à 1836 puis à partirLire la suite…, maître de chapelle de Saint-Roch. Ce sera l’objet d’un prochain feuilleton.

E. R.